Tchitchérine reçut et protégea une fille du tsar avec des arguments proches

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Présentation de l'argument [ modifier ]

Dans les années 1980 Marc Ferro, convaincu de la survie de la famille du tsar, a mis la main sur le testament de la troisième fille du tsar Marie N. Romanov, (après Olga et Tatiana, devant Anastasia) non pas décédée en 1918 à Ekaterinbourg mais à Rome en 1970. Le testament lui fut présenté par son petit-fils putatif Alexis Durazzo (violent antibolchevique et apriori peu désireux de populariser l'idée d'un sauvetage bolchevik des Romanov). Il y est indiqué que la tsarine et ses quatre filles se trouvaient à Perm de juilet à octobre 1918. Marie, séparée de ses soeurs et de sa mère, rencontra à Moscou Tchitchérine commissaire aux affaires étrangères qui, grâce à ses origines aristocratiques et à son lien de parenté avec la tsarine, lui donna de faux papiers ; en même temps qu'il négociait avec les chancelleries occidentales la libération des Romanov.

Citations [ modifier ]

« Le 6 octobre les soeurs furent conduites à pied à la gare de Perm. Les bocheviks accédèrent au désir de l'impératrice qui souhaitait garder avec elle Tatiana. Olga dit alors à Marie en anglais "Qu'importe à présent, rien de pire ne pourrait nous arriver. Que la volonté de Dieu soit faite. Elle monta dans le convoi et Marie dans un autre (...) Elle (Marie) arriva à Moscou le 18 octobre (...) Bientôt Tchitcherine se présenta, courtois, lui baisant la main et lui expliquant que les ambassades étrangères s'occupaient de son départ et de celui de sa famille. Elle partirait pour Kiev. Nous autre communistes, ajouta-t-il, avons abattu la tyrannie de votre famille, mais nous savons respecter la vie humaine. (...) Quelque temps plus tard, le général Skoporadski envoya un train spécial où l'on fit monter Marie. On lui donna un passeport au nom de comtesse Czapska, du nom de Czapski, le comte polonais cousin germain de Tchitcherine. »
Marc Ferro, la vérité sur la tragédie des Romanov (d'après Alexis Durazzo Moi, Alexis arrière petit-fils du tsar 1982 ), p.148-149, chapitre 7 le premier échage est-ouest dans l'histoire, Tallandier, Paris, 2012.
« Au centre de ces pourparlers : Georgy Tchitchérine. D'origine noble, comme Dzerzinski (le fondateur de la Tcheka), il était le cousin de la comtesse polonaise Alexandrine Huttten Czapski. Or celle-ci était, par son second mariage, l'épouse morganitique du grand duc Louis IV de Hesse, père de la tsarine. La comtesse était ainsi la belle-mère d'Alexandra. Mais qui savait que Tchitchérine, négociateur et ministre soviétique, était un cousin éloigné de la tsarine ? Il ne s'en vantait pas. »
Marc Ferro, La vérité sur la tragédie des Romanov, p.141, chapitre 7, Tallandier, Paris, 2012.

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Sous-arguments

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Objections

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Références

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