La gauche au pouvoir a toujours été complice des lois anti-immigration

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La gauche au pouvoir a toujours été complice des lois anti-immigration
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Citations

« Entre 1986 et 1988, Charles Pasqua ministre de Jacques Chirac s'était illustré avec ses « charters » pour expulser des immigrés sans papiers. La gauche au pouvoir poursuivit cette politique. Malgré quelques gestes, comme la régularisation de 110 000 sans papiers entre 1981 et 1983, puis de 90 000 sous le gouvernement Jospin à partir de 1997, le parti socialiste n'a abrogé aucune loi répressive. En juillet 1984, sous Mitterrand, une loi confirmait l'arrêt de l'immigration économique et insistait, déjà, sur la nécessaire « intégration » des immigrés et de leurs familles. Une obsession d'autant plus choquante qu'au même moment, la jeunesse des banlieues, immigrée ou pas, était plongée dans le chômage. »
Lutte ouvrière, « L’immigration dans l’Europe en crise », Cercle Léon Trotsky, 24/01/2014.
« Hollande au pouvoir n'a changé aucune loi et il a mis en œuvre celles votées par la droite. Il a exclu avant même son élection toute régularisation collective, même minimale. […] Quant à la promesse, faite régulièrement depuis 30 ans par le parti socialiste dans l'opposition, de donner le droit de vote aux étrangers installés sur le territoire, Hollande s'est empressé de l'oublier à son tour. […] Quant à son ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, il ne rate pas une occasion de se montrer aussi « ferme » avec les immigrants que ses concurrents de droite. Il alimente les préjugés xénophobes contre les Roms de Roumanie ou de Bulgarie, accusés « de ne pas vouloir s'intégrer en France » et qui auraient « vocation à retourner dans leur pays ». Comme si un être humain avait « vocation » à rester toute sa vie dans le même pays, surtout quand il y subit brimades et discriminations de toutes sortes ! »
Lutte ouvrière, « L’immigration dans l’Europe en crise », Cercle Léon Trotsky, 24/01/2014.

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Sous-arguments

C'est le socialiste Michel Rocard qui a affirmé le premier que la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde

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C'est le socialiste Michel Rocard qui a affirmé le premier que la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde
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« La gauche n'a pas hésité à présenter l'immigration comme un « problème ». Rappelons les propos de Rocard, Premier ministre de Mitterrand en 1988, repris jusqu'à la nausée par toute la classe politique, selon lesquels « la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde ». Il avait ajouté, nous dit-on : « mais chacun doit prendre sa part ». Comme si les immigrés étaient un fardeau alors que leur travail enrichit ce pays ! »
Lutte ouvrière, « L’immigration dans l’Europe en crise », Cercle Léon Trotsky, 24/01/2014.

François Hollande au pouvoir n'a abrogé aucune des lois anti-immigrés adoptées sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy

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François Hollande au pouvoir n'a abrogé aucune des lois anti-immigrés adoptées sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy
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« De son arrivée en 2002 à la tête du ministère de l'Intérieur, à sa dernière campagne présidentielle en 2012, Sarkozy avait fait de la lutte contre l'immigration et de la démagogie contre les étrangers, son fonds de commerce. Pendant ces dix années, pas moins de sept lois relatives à l'immigration ont été adoptées. Les propos outranciers de Sarkozy avaient choqué tous ceux qui, même au-delà des électeurs de gauche, ont des valeurs humanistes et progressistes. Mais Hollande au pouvoir n'a changé aucune loi et il a mis en œuvre celles votées par la droite. Il a exclu avant même son élection toute régularisation collective, même minimale. »
Lutte ouvrière, « L’immigration dans l’Europe en crise », Cercle Léon Trotsky, 24/01/2014.
« Le réseau Migreurop a recensé [en Europe] plus de 250 camps de rétention qui peuvent enfermer 35 000 migrants. Ces retenus n'ont commis aucun délit. Ils sont enfermés dans des conditions de détention et sous des statuts juridiques très variables et pour une durée qui peut aller jusqu'à 18 mois. En France, cette durée est passée de 12 jours en 1998, à 32 jours en 2004 puis 45 jours depuis la loi Besson de 2010. Cette même loi Besson a allongé à cinq jours le délai avant l'intervention d'un Juge des Libertés et de la Détention. Résultat, plus de la moitié des étrangers sont expulsés sans avoir jamais rencontré un juge. L'actuelle ministre [socialiste] de la Justice, Christiane Taubira, ne semble pas s'en émouvoir puisqu'elle n'a pas modifié la loi ! »
Lutte ouvrière, « L’immigration dans l’Europe en crise », Cercle Léon Trotsky, 24/01/2014.

François Hollande a renoncé à sa promesse électorale du droit de vote des étrangers aux municipales

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François Hollande a renoncé à sa promesse électorale du droit de vote des étrangers aux municipales
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« Quant à la promesse, faite régulièrement depuis 30 ans par le parti socialiste dans l'opposition, de donner le droit de vote aux étrangers installés sur le territoire, Hollande s'est empressé de l'oublier à son tour. »
Lutte ouvrière, « L’immigration dans l’Europe en crise », Cercle Léon Trotsky, 24/01/2014.

Manuel Valls a alimenté la xénophobie

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Manuel Valls a alimenté la xénophobie
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« Quant à son ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, il ne rate pas une occasion de se montrer aussi « ferme » avec les immigrants que ses concurrents de droite. Il alimente les préjugés xénophobes contre les Roms de Roumanie ou de Bulgarie, accusés « de ne pas vouloir s'intégrer en France » et qui auraient « vocation à retourner dans leur pays ». Comme si un être humain avait « vocation » à rester toute sa vie dans le même pays, surtout quand il y subit brimades et discriminations de toutes sortes ! »
Lutte ouvrière, « L’immigration dans l’Europe en crise », Cercle Léon Trotsky, 24/01/2014.

C'est quand la socialiste Edith Cresson était Première ministre que les demandeurs d'asile ont perdu le droit de travailler

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C'est quand la socialiste Edith Cresson était Première ministre que les demandeurs d'asile ont perdu le droit de travailler
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« En France les demandeurs d'asile n'ont plus le droit de travailler depuis 1991 – une loi adoptée quand la socialiste Edith Cresson était chef du gouvernement. Ceux qui ne sont pas pris en charge par un centre d'accueil, la grande majorité, sont donc condamnés à travailler clandestinement en attendant d'être fixés sur leur sort. »
Lutte ouvrière, « L’immigration dans l’Europe en crise », Cercle Léon Trotsky, 24/01/2014.

Le gouvernement du Front populaire n'a abrogé aucune des lois anti-immigration adoptées par le gouvernement précédent

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Le gouvernement du Front populaire n'a abrogé aucune des lois anti-immigration adoptées par le gouvernement précédent
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« Une loi votée en août 1932 fixa des quotas « par industrie, par commerce ou par catégorie professionnelle ». Elle permit de refuser le séjour d'un étranger sur des critères arbitraires et de l'expulser sans possibilités de recours. Une amende pour avoir par exemple « circulé à vélo sans lumière » pouvait servir de prétexte à une expulsion. En France, au cours des deux années 1931 et 1932, plus de 400 000 travailleurs étrangers furent renvoyés dans leurs pays d'origine dont 150 000 Polonais, mineurs dans le Nord, embarqués dans des trains spéciaux. Le gouvernement du Front populaire s'est contenté de ralentir un peu les expulsions sans changer les lois scélérates prises par la droite… »
Lutte ouvrière, « L’immigration dans l’Europe en crise », Cercle Léon Trotsky, 24/01/2014.

Le Front populaire a soutenu le renforcement du contrôle et de la répression contre les étrangers

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Le Front populaire a soutenu le renforcement du contrôle et de la répression contre les étrangers
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Objections

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Références

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