La brutalité de Lénine est à rechercher dans son idéologie

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Citations [ modifier ]

« Dans un article publié en 2001, j’avais insisté sur le fait que la guerre de 1914-1918 avait « brutalisé » la pensée de Lénine, en semblant légitimer la violence et la terreur que celui-ci mit en œuvre à partir de 1917. Or, comme Dominique Colas l’a souligné en réponse, la « brutalisation » initiale de la pensée de Lénine était bien antérieure. Elle renvoyait à la fois à l’idéologie léniniste et à la réalité de la violence sociale et politique dans la Russie tsariste. L’idéologie léniniste, élaborée dès les années 1890, proclamait la nécessité historique de la destruction de tous les groupes sociaux et politiques faisant obstacle à l’instauration du socialisme, y compris par la mise en œuvre du terrorisme individuel, du terrorisme de masse et de l’insurrection. »
Stéphane Courtois, « Guerre et totalitarisme », Communisme et totalitarisme, Perrin, Paris, 2009.
« La guerre ne constitue donc une circonstance susceptible de favoriser l’émergence du totalitarisme. Mais l’origine directe de celui-ci est d’abord à rechercher dans une idéologie, une vision du monde devenue, bien avant 1914, doctrine puis orthodoxie élaborées par des leaders révolutionnaires et leurs affidés – en l’occurrence Lénine et les bolcheviks. Cette idéologie ne doit pas être comprise seulement comme idée politique ou doctrine abstraite, mais comme « un ensemble d’idées traduisant des émotions fondamentales et capable de mettre en mouvement des populations entières ». Cette idéologie totalitaire nourrit les passions des masses : peur, colère, mépris, haine, désespoir, enthousiasme, espoir, foi. »
Stéphane Courtois, « Guerre et totalitarisme », Communisme et totalitarisme, Perrin, Paris, 2009.

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Objections [ modifier ]

Le bolchevisme est né en 1903 d'un rejet de la violence terroriste

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Le bolchevisme est né en 1903 d'un rejet de la violence terroriste
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Au contraire en 1903 le bolchevisme est né d'un rejet de la violence terrorriste individuelle, dans un texte signé par Lénine en personne. Encore en 1920 dans son fameux la maladie infantile du communisme (le gauchisme) , il s'inscrivait dans cette démarche.
« Le Congrès repousse résolumment le terrorisme, c'est-à-dire la pratique des assassinats politiques individuels, en tant que moyen de lutte politique au plus haut point contraire à nos buts à l’heure actuelle, détournant les meilleures forces du travail d’organisation et de propagande urgent et absolument indispensable, coupant les liens des révolutionnaires avec les masses des classes révolutionnaires de la population, semant à la fois parmi les révolutionnaires eux-mêmes et parmi l'ensemble de la population les idées les plus fausses sur les tâches et les méthodes de la lutte contre le pouvoir absolu. »
Lénine, « Deuxième congrès du RSDLP : Projets de résolutions sur des points de détail », oeuvres de Lénine, tome 6, janvier 1902-aout 1903, p.497, juillet 1903, Éditions Sociales, Paris, 1966.
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« En 1920 dans La Maladie infantile du communisme (le gauchisme), il redit du terrorisme individuel que "nous marxistes", le répudions catégoriquement. Comment ose-t-on inscrire le recours à la terreur en général dans "le projet politique léniniste", imputer même à Lénine une exaltation quasi-mystique de la violence "purificatrice" sans dire mot de la constante opposition des bolcheviks aux anarchistes comme aux S.-R. dans cette question emblématique de l'attentat terroriste ? »
Lucien Sève, Octobre 1917. Une lecture très critique de l'historiographie dominante. Suivi d'une choix de textes de Lénine, p.33, La violence, une passion bolchevique ?, Editions sociales Les parallèles, 1917 +cent, Paris, 2017.

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Références

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