Lénine défendait déjà la terreur en 1905

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pouce d'argument Cet argument est une objection dans le débat Lénine est-il le précurseur de Staline ?
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flèche vers le haut dans un cercle Cet argument est une objection à La Première Guerre mondiale a brutalisé la pensée de Lénine
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Aucun sous-argument n'a été entré. La brutalité de Lénine est à rechercher dans son idéologie
Lénine n'a pas combattu sur le front
La brutalité de la pensée de Lénine est un héritage de la société tsariste
Lénine faisait l'éloge de la terreur avant 1914
Lénine défendait déjà la terreur en 1905
et Lénine a théorisé et revendiqué la terreur de masse
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Lénine a encouragé les actes de terreur
Lénine donnait personnellement les ordres
Lénine a fait l'éloge de la terreur
Lénine a théorisé la dictature
Lénine a justifié théoriquement la terreur
La terreur est intrinsèque au léninisme
La Première Guerre mondiale a brutalisé la pensée de Lénine
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Présentation de l'argument

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Citations

« La vaste révolte paysanne et urbaine qui secoue la Russie après la défaite historique de l’armée et de la flotte russes face au Japon en 1904-1905, incite Lénine à rentrer au pays. […] Dès ce moment, il insiste sur la nécessité de l’insurrection, de la terreur exercée par les masses et de la « guerre de partisans » – assassinat de membres de la police, attaques à main armée de banques et transports de fonds, etc. – organisée par le parti devenu un parti combattant dans le cadre d’une « guerre civile prolongée », prenant la forme d’une guerre sociale acharnée et appelant « une extermination implacable de l’ennemi ». »
Stéphane Courtois, « Guerre et totalitarisme », Communisme et totalitarisme, Perrin, Paris, 2009.
« C’est dans un texte de février 1905 que Lénine reprend à son compte la proposition du Pope Gapone – un leader ambigu qui était à la tête de la manifestation durement réprimée du 9 janvier, le Dimanche rouge – de combiner terrorisme individuel et terrorisme de masse pour lutter contre l’autocratie, et qu’il souhaite que, dans la révolution en cours, le mot d’ordre soit celui de la fusion du terrorisme et de l’insurrection de masse. Pour Lénine, le Dimanche rouge a été un guet-apens tendu aux ouvriers qui ont été massacrés. À la violence terroriste du pouvoir tsariste, il faut répondre par la violence terroriste du prolétariat organisé par le parti. Ainsi, en décembre 1905, Lénine appellera à l’insurrection à Moscou et il encouragera, pendant toute cette période, l’action des groupes de combat bolcheviques. Il entreprendra même de démontrer qu’Engels avait eu tort d’affirmer, en 1895, que l’époque des combats de barricade à la façon de 1848 était terminée : au contraire l’insurrection de rue reste une méthode pertinente et même la plus élevée des méthodes de combat insurrectionnel. Pour lui, les efforts pour organiser l’insurrection et la terreur de masse en 1905 et dans les années qui suivent sont une réponse à l’agression menée par le tsarisme en janvier 1905. Il approuve et fait approuver par le parti en 1906 toutes les formes de violence : les hold-up pour se procurer des fonds, mais aussi l’exécution de fonctionnaires tsaristes, les combats de partisans. »
Dominique Colas, « Lénine et la terreur de masse », Quand tombe la nuit, L'Âge d'Homme, Lausanne, 2001.

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Sous-arguments

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Objections

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Références

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