Lénine considère tous les bourgeois comme coupables

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flèche vers le haut dans un cercle Cet argument est un sous-argument de Lénine a réprimé certaines personnes pour leur seule appartenance de classe
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Lénine crée la catégorie d'« ennemis du peuple » dès 1918
Lénine considère tous les bourgeois comme coupables
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Présentation de l'argument

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Citations

« Parmi les opérations répressives les plus difficiles à répertorier et à évaluer figurent les massacres de détenus et d’otages incarcérés pour leur seule appartenance à une « classe ennemie » ou « socialement étrangère ». Ces massacres s’inscrivaient dans la continuité et la logique de la Terreur rouge de la seconde moitié de 1918, mais à une échelle encore plus importante. Cette débauche de massacres « sur une base de classe » était en permanence justifiée par le fait qu’un monde nouveau était en train de naître. Tout était permis, comme l’expliquait à ses lecteurs l’éditorial du premier numéro de Krasnyi Metch (Le Glaive rouge), journal de la tcheka de Kiev : « Nous rejetons les vieux systèmes de moralité et d’"humanité" inventés par la bourgeoisie dans le but d’opprimer et d’exploiter les "classes inférieures". Notre moralité n’a pas de précédent, notre humanité est absolue car elle repose sur un nouvel idéal : détruire toute forme d’oppression et de violence. Pour nous, tout est permis car nous sommes les premiers au monde à lever l’épée non pas pour opprimer et réduire en esclavage, mais pour libérer l’humanité de ses chaînes…Du sang ? Que le sang coule à flots ! Puisque seul le sang peut colorer à tout jamais le drapeau noir de la bourgeoisie pirate en étendard rouge, drapeau de la Révolution. Puisque seule la mort finale du vieux monde peut nous libérer à tout jamais du retour des chacals ! » »
Nicolas Werth, Le livre noir du communisme, Robert Laffont, Paris, 1997.
« Le 6 décembre, Lénine déclara devant une assemblée de responsables à Moscou que trois cent mille bourgeois s’étaient massés en Crimée. Il assura que, dans un proche avenir, ces « éléments » qui constituaient un « réservoir d’espions et d’agents prêts à prêter main-forte au capitalisme » seraient « châtiés ». »
Nicolas Werth, Le livre noir du communisme, Robert Laffont, Paris, 1997.

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Sous-arguments

Lénine a ordonné l'expropriation des bourgeois

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Lénine a ordonné l'expropriation des bourgeois
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« Conformément aux résolutions du soviet des travailleurs, ce 13 mai a été décrété jour d’expropriation de la bourgeoisie, pouvait-on lire dans les Izvestia du Conseil des députés ouvriers d’Odessa du 13 mai 1919. Les classes possédantes devront remplir un questionnaire détaillé répertoriant les produits alimentaires, les chaussures, les vêtements, les bijoux, les bicyclettes, les couvertures, les draps, l’argenterie, la vaisselle et autres objets indispensables au peuple travailleur. […] Chacun doit assister les commissions d’expropriation dans cette tâche sacrée. […] Ceux qui n’obéiront pas aux ordres des commissions d’expropriation seront immédiatement arrêtés. Ceux qui résisteront seront fusillés sur-le-champ. […] La deuxième étape des expropriations était la confiscation des appartements bourgeois. »
Nicolas Werth, Le livre noir du communisme, Robert Laffont, Paris, 1997.

Lénine a ordonné l'exécution des bourgeois

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Lénine a ordonné l'exécution des bourgeois
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« Étape logique et ultime de « l’extermination de la bourgeoisie en tant que classe », les exécutions de détenus, suspects et otages incarcérés pour leur seule appartenance aux « classes possédantes », sont attestées dans bien des villes prises par les bolcheviks. A Kharkov, entre 2000 et 3000 exécutions en février-juin 1919 ; entre 1000 et 2000 lors de la seconde reprise de la ville, en décembre 1919. À Rostov-sur-le-Don, environ 1 000 en janvier 1920 ; à Odessa, 2200 entre mai et août 1919, puis 1 500 à 3000 entre février 1920 et février 1921 ; à Kiev, au moins 3000 entre février et août 1919 ; à Ekaterinodar, au moins 3000 entre août 1920 et février 1921 ; à Armavir, petite ville du Kouban, entre 2 000 et 3 000 entre août et octobre 1920. On pourrait prolonger cette liste. »
Nicolas Werth, Le livre noir du communisme, Robert Laffont, Paris, 1997.
« À Kharkov, au cours des deux jours précédant l’arrivée des Blancs, les 8 et 9 juin 1919, des centaines d’otages furent exécutés. À Kiev, plus de 1800 personnes furent abattues entre le 22 et le 28 août 1919, avant la reprise de la ville par les Blancs le 30 août. Même scénario à Ekaterinodar où, devant l’avancée des troupes de Cosaques, Atarbekov, le chef local de la Tcheka, fit exécuter en trois jours, du 17 au 19 août 1920, 1600 « bourgeois » dans cette petite ville provinciale qui comptait, avant-guerre, moins de 30 000 habitants. »
Nicolas Werth, Le livre noir du communisme, Robert Laffont, Paris, 1997.

Lénine a ordonné le pillage de la bourgeoisie

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Lénine a ordonné le pillage de la bourgeoisie
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« L’imposition de la « dictature du prolétariat » dans les villes conquises ou reprises passait par les mêmes étapes : dissolution de toutes les assemblées précédemment élues ; interdiction de tout commerce – mesure qui entraînait immédiatement le renchérissement de toutes les denrées, puis leur disparition ; confiscation des entreprises, nationalisées ou municipalisées ; imposition d’une très forte contribution financière sur la bourgeoisie – 600 millions de roubles à Kharkov en février 1919, 500 millions à Odessa en avril 1919. Pour garantir la bonne exécution de cette contribution, des centaines de « bourgeois » étaient pris en otages et incarcérés dans des camps de concentration. Dans les faits, la contribution était synonyme de pillages, d’expropriations et de vexations, première étape d’une annihilation de la « bourgeoisie en tant que classe ». »
Nicolas Werth, Le livre noir du communisme, Robert Laffont, Paris, 1997.

Lénine a ordonné l'humiliation et le viol de femmes bourgeoises

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Lénine a ordonné l'humiliation et le viol de femmes bourgeoises
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« Thème récurrent de nombreux articles de journaux bolcheviques, à Odessa, Kiev, Kharkov, Ekaterinoslav, mais aussi Perm, dans l’Oural, ou Nijni-Novgorod, l’humiliation des « bourgeoises » contraintes de nettoyer les latrines et les casernes des tchékistes ou des Gardes rouges semble avoir été une pratique courante. Mais c’était aussi une version édulcorée et « politiquement présentable » d’une réalité bien plus brutale : le viol, phénomène qui, d’après de très nombreux témoignages concordants, prit des proportions gigantesques, tout particulièrement lors de la seconde reconquête de l’Ukraine, des régions cosaques et de la Crimée en 1920. »
Nicolas Werth, Le livre noir du communisme, Robert Laffont, Paris, 1997.

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Objections

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Références

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