Lénine a réprimé certaines personnes pour leur seule appartenance de classe

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pouce d'argument Cet argument est un argument POUR dans le débat Lénine est-il le précurseur de Staline ?
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flèche vers le haut dans un cercle Cet argument est un sous-argument de Lénine a mené la terreur contre ses opposants
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Lénine a violemment réprimé les paysans
Lénine a violemment réprimé les ouvriers
Lénine a violemment réprimé les socialistes
Lénine a violemment réprimé les anarchistes
Lénine a fiché et expulsé les intellectuels
Lénine a exterminé les Cosaques
Lénine a réprimé certaines personnes pour leur seule appartenance de classe
Lénine a violemment réprimé les ecclésiastiques
Lénine a fait massacrer la famille impériale
Document sur les cent koulaks à pendre apocryphe : daté ici du 10, ailleurs du 11, contenant par ailleurs une information coupée par des points de suspension, sur un autre télégramme, à ce jour inexistant.
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Présentation de l'argument

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Citations

« Parmi les opérations répressives les plus difficiles à répertorier et à évaluer figurent les massacres de détenus et d’otages incarcérés pour leur seule appartenance à une « classe ennemie » ou « socialement étrangère ». Ces massacres s’inscrivaient dans la continuité et la logique de la Terreur rouge de la seconde moitié de 1918, mais à une échelle encore plus importante. Cette débauche de massacres « sur une base de classe » était en permanence justifiée par le fait qu’un monde nouveau était en train de naître. »
Nicolas Werth, Le livre noir du communisme, Robert Laffont, Paris, 1997.
« Étape logique et ultime de « l’extermination de la bourgeoisie en tant que classe », les exécutions de détenus, suspects et otages incarcérés pour leur seule appartenance aux « classes possédantes », sont attestées dans bien des villes prises par les bolcheviks. A Kharkov, entre 2000 et 3000 exécutions en février-juin 1919 ; entre 1000 et 2000 lors de la seconde reprise de la ville, en décembre 1919. À Rostov-sur-le-Don, environ 1 000 en janvier 1920 ; à Odessa, 2200 entre mai et août 1919, puis 1 500 à 3000 entre février 1920 et février 1921 ; à Kiev, au moins 3000 entre février et août 1919 ; à Ekaterinodar, au moins 3000 entre août 1920 et février 1921 ; à Armavir, petite ville du Kouban, entre 2 000 et 3 000 entre août et octobre 1920. On pourrait prolonger cette liste. »
Nicolas Werth, Le livre noir du communisme, Robert Laffont, Paris, 1997.
« Cette terreur, qui fit en cinq ans des centaines de milliers de victimes, visait en priorité ceux qui étaient des ennemis politiques ou des membres de classes « condamnées par l’histoire » – bourgeois, nobles, commerçants, industriels, intellectuels, officiers, prêtres, mais aussi paysans propriétaires. »
Stéphane Courtois, « Lénine, l'inventeur du totalitarisme », Le Figaro – Histoire, n°30, février-mars 2017.

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Sous-arguments

Lénine crée la catégorie d'« ennemis du peuple » dès 1918

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Lénine crée la catégorie d'« ennemis du peuple » dès 1918
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« Les premiers massacres de « suspects », otages et autres « ennemis du peuple » enfermés préventivement, et par simple mesure administrative, dans des prisons ou dans des camps de concentration, avaient commencé en septembre 1918, lors de la première Terreur rouge. Les catégories de « suspects », « otages », « ennemis du peuple » ayant été établies, les camps de concentration étant rapidement opérationnels, la machine répressive était prête à fonctionner. L’élément déclencheur, dans une guerre aux fronts mouvants, où chaque mois apportait son lot de retournements de fortune militaire, était naturellement la prise d’une ville occupée jusqu’alors par l’adversaire, ou, au contraire, son abandon précipité. »
Nicolas Werth, Le livre noir du communisme, Robert Laffont, Paris, 1997.

Lénine considère tous les bourgeois comme coupables

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Lénine considère tous les bourgeois comme coupables
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« Parmi les opérations répressives les plus difficiles à répertorier et à évaluer figurent les massacres de détenus et d’otages incarcérés pour leur seule appartenance à une « classe ennemie » ou « socialement étrangère ». Ces massacres s’inscrivaient dans la continuité et la logique de la Terreur rouge de la seconde moitié de 1918, mais à une échelle encore plus importante. Cette débauche de massacres « sur une base de classe » était en permanence justifiée par le fait qu’un monde nouveau était en train de naître. Tout était permis, comme l’expliquait à ses lecteurs l’éditorial du premier numéro de Krasnyi Metch (Le Glaive rouge), journal de la tcheka de Kiev : « Nous rejetons les vieux systèmes de moralité et d’"humanité" inventés par la bourgeoisie dans le but d’opprimer et d’exploiter les "classes inférieures". Notre moralité n’a pas de précédent, notre humanité est absolue car elle repose sur un nouvel idéal : détruire toute forme d’oppression et de violence. Pour nous, tout est permis car nous sommes les premiers au monde à lever l’épée non pas pour opprimer et réduire en esclavage, mais pour libérer l’humanité de ses chaînes…Du sang ? Que le sang coule à flots ! Puisque seul le sang peut colorer à tout jamais le drapeau noir de la bourgeoisie pirate en étendard rouge, drapeau de la Révolution. Puisque seule la mort finale du vieux monde peut nous libérer à tout jamais du retour des chacals ! » »
Nicolas Werth, Le livre noir du communisme, Robert Laffont, Paris, 1997.
« Le 6 décembre, Lénine déclara devant une assemblée de responsables à Moscou que trois cent mille bourgeois s’étaient massés en Crimée. Il assura que, dans un proche avenir, ces « éléments » qui constituaient un « réservoir d’espions et d’agents prêts à prêter main-forte au capitalisme » seraient « châtiés ». »
Nicolas Werth, Le livre noir du communisme, Robert Laffont, Paris, 1997.

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Objections

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Références

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Débat parent