Lénine a violemment réprimé les ouvriers des usines Poutilov au printemps 1919

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SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
À Toula
À Astrakhan
Dans les usines Poutilov
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« Le 10 mars 1919, l’assemblée générale des ouvriers des usines Poutilov, en présence de dix mille participants, adopta une proclamation condamnant solennellement les bolcheviks : « Ce gouvernement n’est que la dictature du Comité central du Parti communiste qui gouverne avec l’aide de la Tcheka et des tribunaux révolutionnaires. » La proclamation exigeait le passage de tout le pouvoir aux soviets, la liberté des élections aux soviets et aux comités d’usine, la suppression des limitations sur les quantités de nourriture que les ouvriers étaient autorisés à apporter de la campagne à Petrograd (1,5 poud, soit 24 kilos), la libération de tous les prisonniers politiques des « authentiques partis révolutionnaires », et tout particulièrement de Maria Spiridonova. Pour tenter de freiner un mouvement qui prenait chaque jour plus d’ampleur, Lénine en personne se rendit, les 12 et 13 mars 1919, à Petrograd. Mais, quand il voulut prendre la parole dans les usines en grève occupées par les ouvriers, il fut conspué en même temps que Zinoviev aux cris de : « À bas les Juifs et les commissaires ! » Le vieux fond d’antisémitisme populaire, toujours prêt à refaire surface, associa immédiatement Juifs et bolcheviks, aussitôt que ceux-ci eurent perdu le crédit dont ils avaient momentanément joui, aux lendemains de la révolution d’Octobre 1917. Le fait qu’une proportion importante des dirigeants bolcheviques les plus connus (Trotski, Zinoviev, Kamenev, Rykov, Radek, etc.) étaient juifs justifiait, aux yeux des masses, cet amalgame bolcheviks-Juifs. Le 16 mars 1919, les détachements de la Tcheka prirent d’assaut l’usine Poutilov défendue les armes à la main. Neuf cents ouvriers environ furent arrêtés. Au cours des jours suivants, près de deux cents grévistes furent exécutés sans jugement à la forteresse de Sch1üsselbourg, distante d’une cinquantaine de kilomètres de Petrograd. Selon un nouveau rituel, les grévistes, tous licenciés, ne furent réembauchés qu’après avoir signé une déclaration dans laquelle ils reconnaissaient avoir été abusés et « induits au crime » par des meneurs contre-révolutionnaires. Désormais, les ouvriers allaient être sous haute surveillance. À partir du printemps 1919, le département secret de la Tcheka mit en place, dans un certain nombre de centres ouvriers, tout un réseau d’indicateurs chargés de l’informer régulièrement sur « l’état d’esprit » dans telle ou telle usine. Classes laborieuses, classes dangereuses… »
Nicolas Werth, Le livre noir du communisme, Robert Laffont, Paris, 1997.

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