Il y a des usages contestataires et émancipateurs du voile islamique

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Présentation de l'argument

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Citations [ modifier ]

« Dans un pays où les gouvernants utilisent de plus en plus le racisme pour détourner l’attention des travailleurs, le foulard islamique représente avant tout le symbole de la résistance à l’oppression religieuse et raciste dont sont victimes les jeunes musulmanes »
Socialisme International, novembre 1994.
« Khadija explique que grâce au voile, on peut d’un côté lutter contre le machisme dans les familles traditionnelles – il donne une légitimité de parole suffisamment forte pour « ne plus repasser le pantalon de [ses] frères pendant qu’ils font la grasse matinée » – et de l’autre introduire une autre image de la femme émancipée, différente de celle de la femme occidentale. Le voile devient un moyen d’affirmation de soi en tant que femme musulmane intégrée dans la société, puisqu’il n’est pas associé à un enfermement des femmes au foyer. Il est au contraire partie prenante d’une affirmation par le travail, que ce soit dans le choix personnel d’un métier ou dans la revendication du droit à l’emploi et à l’autonomie financière. Elles insistent toutes les trois constamment sur ce point : l’importance d’avoir un métier qui leur plaît, aucune n’entend sacrifier son travail au reste de sa vie, à son mari ou à sa famille. De ce modèle de femme émancipée, elles ont surtout retenu l’autonomie financière et l’affirmation par le métier, mais sans s’éloigner de leur famille et de leur « culture », auxquelles elles affirment leur attachement par la religion et le port du voile. »
Brigitte Tijou, « Les paradoxes du voile », Vacarme, vol. 2, n°27, 03/10/2014.

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Sous-arguments

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Objections [ modifier ]

Pour affirmer que le voile libère, il faut refuser de voir la situation des femmes voilées dans des pays comme l'Iran ou l'Afghanistan

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Pour affirmer que le voile islamique libère, il faut refuser de voir la situation des femmes voilées dans des pays comme l'Iran ou l'Afghanistan
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
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« Après la révolution islamique en Iran, certains sociologues iraniens résidant en France, ont fabriqué de toute pièce la théorie du « voile comme moyen d’émancipation ». Les femmes tirées par les cheveux, jetées à terre, frappées dans les rues de Téhéran parce qu’elles ne voulaient pas porter le voile, ils ne les ont pas vue. Sans doute ne voient-ils toujours pas qu’aujourd’hui encore les gardiens de l’islam arrêtent et emprisonnent des femmes parce qu’elles ont laissé échapper du voile quelques mèches subversives. »
Chahdortt Djavann, Bas les voiles !, Folio, 2003.
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« Les femmes musulmanes qui ont pu s’en sortir grâce aux lois et à l’éducation républicaines et laïques de la France et qui aujourd’hui revendiquent le voile pensent-elles jamais à ces autres femmes, ensevelies sous le voile, qui dans leur pays n’ont aucun droit ? Je me demande si elles mesurent la situation de ces femmes privées de l’éducation la plus élémentaire, qui n’ont, pour les plus pauvres d’entre elles, pas même un acte de naissance, ces femmes écrasées, ces femmes très nombreuses des régions les plus désertiques et les plus isolées des pays musulmans. Peut-être un séjour dans un pays comme l’Afghanistan ferait-il le plus grand bien à celles qui se prétendent « libérées par le voile » Peut-être pourraient-elles faire partager leur « liberté » aux femmes afghanes ? »
Chahdortt Djavann, Bas les voiles !, Folio, 2003.

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Références

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