En 1901 Lénine a seulement loué Robespierre comme un défenseur de la liberté de conscience puis en 1915 comme un antibelliciste

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flèche vers le haut dans un cercle Cet argument est une objection à Lénine faisait l'éloge de la terreur avant 1914
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Aucun sous-argument n'a été entré. En 1901 Lénine a seulement loué Robespierre comme un défenseur de la liberté de conscience puis en 1915 comme un antibelliciste
En décembre 1919 il cite pour sa défense Alphonse Aulard, historien jacobin et radical-socialiste, plus proche de Danton que de Robespierre
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Présentation de l'argument

En 1901 Robespierre apparait chez Lénine comme chez les partisans du tsarisme comme le jeune député provincial encore méconnu de 1789 aux Etats-Généraux puis à la Constituante qui va défendre la liberté de conscience notamment des juifs ; fait révolutionnaire dans l'Empire russe antisémite. En 1915 il intégre Robespierre dans sa lutte contre l'impérialisme chauvin et réactionnaire soutenu par les socialistes de la IIème Internationale. On le sait Robespierre s'était opposé en 1791-1792 à la guerre voulue par les Girondins. Robespierre n'en reste pas moins à ses yeux un bourgeois et il n'entend pas s'identifier à lui.

Citations

« Fait tristement significatif, encore inédit jusqu'à ce jour ! Et que de maux inédits annoncent à la Russie de pareils faits, que seul a rendus possibles un état déjà très avancé de démoralisation sociale". Ainsi parlent les "Moskovskié Viedomosti", dans leur article de tête du 29 septembre (n° 268) à propos du discours de M. A Stakovitch, maréchal de la noblesse de la province d'Orel, au congrès des misssionnaires d'Orel (terminé le 24 septembre).. Eh bien si "la démoralisation sociale" a pénétré parmi les maréchaux de la noblesse, ces premiers personnages des districts, et seconds personnages des provinces, comment espérer la fin "de la peste morale qui étreint la Russie" ?

Que s'est-il passé ? Tout simplement que ce Monsieur Stakhovitch (celui-là même qui voulait procurer aux nobles d'Orel des places de collecteur au monopole des boissons (...) a prononcé un ardent discours en faveur de la liberté de conscience, et "a poussé le manque de tact, pour ne pas dire le cynisme, au point de faire cette proposition : A personne en Russie plus qu'au congrès des missionnaires n'incombe le devoir de proclamer la nécessité de la liberté de conscience, la nécessité d'abolir toute forme criminelle pour abandon de la foi orthodoxe et adoption ou confession d'une autre religion. J'invite donc le congrès des missionnaires d'Orel à se prononcer franchement dans ce sens et à formuler ce voeu dans les formes convenables !"

Naturellement s'il était naïf de la part des "Moskovskié Viedomosti" de faire de M. Stakhovitch un Robespierre (comment, ce bon vivant de Stakhovitch que je connais depuis si longtemps, un Robespierre ! écrivait dans le "Novoie Cremia" M. Souvorine, et l'on avait peine à lire sans rire "son plaidoyer") M. Stakhovitch n'était pas moins naïf à sa façon en proposant à des prêtres de demander "dans les formes les plus convenables" la liberté de conscience. C'est comme si, à un congrès de commissaires de police, on conseillait de demander la liberté politique ! »
Lénine, oeuvres tome 5 mai 1901-février 1902, p.294-295, revue de la politique intérieure octobre 1901, Éditions sociales, Paris, 1965.
« Comparer le prolongement de la politique de lutte contre la féodalité et l'absolutisme, de la politique de la bourgeoisie en voie d'affranchissement, au prolongement de la politique d'une bourgeoisie caduque-c'est-à-dire impérialiste, c'est-à-dire qui a pillé le monde entier- et réactionnaire qui, en alliance avec les féodaux, écrase le prolétariat, c'est comparer des mètres à des kilogrammes.(dixit) Cela ressemble à la comparaison que l'on ferait des "représentants de la bourgeoisie " Robespierre, Garibaldi, Jekiiabov avec les "représentants de la bourgeoisie" Millerand, Salandra, Goutchkov. On ne peut être marxiste sans éprouver la plus profonde estime pour les grands révolutionnaires bourgeois, à qui l'histoire universelle avait conféré le droit de parler au nom des "patries" bourgeoises, et qui ont élevé des dizaines de millions d'hommes des nouvelles nations à la vie civilisée, dans la lutte contre le système féodal. Et l'on ne peut être marxiste sans vouer au mépris la sophistique de Plékhanov et de Kautsky, qui parlent de "défense de la patrie" à propos de l'étranglement de la Belgique par les impérialistes allemands ou à propos du marché conclu par les impérialistes anglais, français, russes et italiens pour le pillage de l'Autriche et de la Turquie. »
Lénine, Oeuvres, tome 21 août 1914 -décembre 1915, p.225, La faillite de la deuxième internationale- mai-juin 1915, Éditions Sociales, 1960.

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