Une rumeur reposant sur une fraude scientifique

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Présentation de l'argument

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Citations

« "En 1998 justement, une étude du docteur britannique Andrew Wakefield publiée dans la revue médicale "The Lancet" tentait de démontrer une relation de cause à effet entre le vaccin rougeole-oreillons-rubéoles (ROR) et l’autisme. L’article contenait pourtant des erreurs d’analyse et de méthodologie grossières et la communauté scientifique ne tardera pas à émettre de nombreuses critiques sur les travaux du chirurgien britannique [...]. En 2004, "The Lancet" a même publié un communiqué réfutant totalement les conclusions de l’étude, parlant de "fraude scientifique". En 2007, il a été révélé que Andrew Wakefield avait été payé près de 600 000 euros par un avocat britannique souhaitant poursuivre le laboratoire produisant le vaccin." »
Auteur inconnu.
« Wakefield a été personnellement payé plus de £ 435 000 par le biais de l'avocat, selon les comptes que j’ai plus tard obtenus. Et une "étude clinique et scientifique » correspondante, avec les mêmes protocole et principaux auteurs que l’article, a été présentée au Bureau d’Aide Légale du Royaume-Uni pour le financement avant que le premier des 12 enfants ait été admis. Il s'était engagé explicitement à monter un dossier contre le vaccin, comme une demande secrète de subvention l’a révélé. "L'objectif », avaient écrit, lui et son avocat, dans la demande au bureau d’aide légale, « est de chercher des preuves qui pourront être acceptables dans une cour de justice de la connexion causale entre le vaccin soit des oreillons, de la rougeole et de la rubéole ou celui de la rougeole/rubéole et certaines conditions qui ont été signalées avec une fréquence considérable de la part des familles des enfants qui cherchent à obtenir réparation ». »
Brian Deer.

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Objections

La justice anglaise a innocenté Wakefield et son collègue et a même reconnu que ses accusateurs (l'équivalent du conseil de l'ordre anglais) ont été malhonnêtes

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La justice anglaise a innocenté Wakefield et son collègue et a même reconnu que ses accusateurs (l'équivalent du conseil de l'ordre anglais) ont été malhonnêtes
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« En février 2012, M. Justice Mitting a tenu des audiences au sujet des charges pesant sur le gastro-entérologue pédiatrique de renommée mondiale, le Prof. John Walker-Smith, chercheur associé avec Wakefield, devant la Haute Cour de Justice [High Court of Justice] britannique, en session de la Cour du Banc de la Reine [Queen’s Bench Division[3]], formation Administrative.

La justice a décidé que les charges amenées contre Walker-Smith, par le panel d’experts de l’équivalent britannique de l’Ordre des médecins [British General Medical Council – GMC] : « ne pouvaient tenir. Elles sont en conséquence rejetées ». Walker-Smith a gagné son appel contre le Conseil régulier du General Medical Council, qui avait statué à la fois contre lui et contre Andrew Wakefield, pour leurs rôles respectifs en tant qu’auteurs d’un article de 1998 dans le Lancet sur le ROR, qui avait soulevé la question de son lien avec l’autisme. Cette victoire complète signifie que Walker-Smith a été pleinement réhabilité dans son statut de médecin…[4]

De façon hallucinante, comme le juge l’a fait remarquer, les conclusions du conseil du GMC qui ont démis de leurs fonctions à la fois Walker-Smith et Wakefield, leur retirant donc leur licence leur permettant de pratiquer la médecine en Grande-Bretagne, étaient basée sur « un raisonnement inadéquat et superficiel, et une conclusion fausse à bien des égards… le résultat final est que la découverte d’un sérieux manquement professionnel, et la sanction sous la forme d’une radiation, sont toutes deux annulées [par la Cour][5] ». Il remarque également que le procès fait par le conseil [du GMC] contre Walker-Smith et Wakefield ne comportait aucun plaignants réel, aucun mal n’ayant été fait aux enfants qui avaient été étudiés par les deux médecins-chercheurs, et les parents ont soutenu Walker-Smith et Wakefield durant tout le procès, rapportant que leurs enfants avaient médicalement bénéficié du traitement qu’ils avaient reçu au Royal Free Hospital[6].

Le Dr. Andrew Wakefield n’était pas parti au procès Walker-Smith en appel. L’assureur de Walker-Smith avait en effet approuvé le financement de son appel coûteux, tandis que celui du Dr. Wakefield’s avait refusé, Wakefield fut donc financièrement incapable de se joindre à l’appel[7]. La pleine exonération donnée par la Cour à Walker-Smith dans cette affaire de l’étude [parue dans le] Lancet qu’il avait publiée avec Wakefield, en exonère le contenu, et vaut donc aussi pour Andrew Wakefield. L’article signé par les deux auteurs avait été considéré comme le fondement du retrait de leurs deux licences médicales. Lorsqu’il apprit l’exonération de Walker-Smith depuis sa nouvelle résidence au Texas en 2012, Wakefield porta plainte en diffamation contre le British Medical Journal et trois individus spécialement, pour l’avoir faussement accusé de « fraude« [8].

L’étude du Professeur Walker-Smith et du Dr. Andrew Wakefield parue dans le Lancet, n’a jamais asséné comme une certitude l’existence d’un lien causal entre le vaccin ROR de Glaxo SmithKline et l’autisme. Ils ont plutôt suggéré qu’une étude sérieuse devait être entreprise. Leur article dans le Lancet fut retiré après le jugement de 2010 par le GMC britannique. Le Lancet est détenu par le grand groupe Elsevier, dont le Président a été nommé au conseil de Glaxo SmithKline, le fabricant des vaccins ROR, en 2003.[9]

Au cours de leur dernière campagne d’attaques médiatiques, menée par le The New York Times, le Guardian britannique et d’autres grands représentants des médias PC, l’accent avait été mis sur un fait uniquement : le fait que Robert De Niro avait organisé un visionnage du documentaire « Vacciné » [Vaxxed], dirigée par Wakefield. Tandis que le Guardian avait sous-titré ce son article : « l’acteur est critiqué pour avoir ajouté un documentaire par Andrew Wakefield, qui avait frappé été radié du registre médical britannique…[10]» »
Petrus Lombard, Traduction par Jean Maxime Corneille, « Ce que les médias ont caché dans l’affaire sur l’autisme de De Niro ».

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Références

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