Faut-il se faire vacciner ?

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Sommaire

Pour comprendre le débat

Carte des arguments

POUR
CONTRE

Les vaccins protègent les personnes vaccinées contre de nombreuses maladies
Une bonne couverture vaccinale protège aussi les personnes non-vaccinées
Les vaccins peuvent éradiquer définitivement certaines maladies
Les autorités du monde entier recommandent la vaccination

Les vaccins sont dangereux
Il existe de meilleurs alternatives aux vaccins
On nous manipule

Arguments POUR

Les vaccins protègent les personnes vaccinées contre de nombreuses maladies

Les vaccins ont éradiqué la variole

« La variole est régulièrement présentée comme exemple, en tant que maladie éradiquée de la planète grâce à la vaccination. On trouve, encore sur la page de présentation de la variole par l'OMS, que "suite à une campagne de vaccination mondiale menée par l'OMS, la variole a été déclarée éradiquée en 1980". Sanofi Pasteur sur son site internet abonde en ce sens : "L'immunisation croissante et durable a permis d'éradiquer la variole et de faire reculer le taux d'incidence mondial de la polio de 99%." L'Unicef confirme : "Jusqu'à présent, une seule maladie, la variole, a été éradiquée par les vaccins, épargnant quelque cinq millions de vies par an". L'Afssaps écrit en 2008 : "Après une campagne de vaccination intensive, la maladie a été déclarée éradiquée par l'Organisation Mondiale de la Santé en 1979". Le rapport de 2007 l'Assemblée Nationale déjà cité affirme même : "la vaccination c'est [entre autres succès] l'éradication totale de la variole". Citons encore l'Institut Nationale des Études Démographiques, ou le site du Ministère de la Santé, dans l'entretien de cette idée. »

Certains vaccins sont inefficaces

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Les progrès observés sont liés à l’amélioration des conditions d’hygiène

La diminution de la mortalité liée à des maladies comme la rougeole, la variole, etc, dans les pays occidentaux est plus le fait de mesure d'hygiène publique, de meilleurs conditions sanitaires et d'une meilleure alimentation que des effets de la vaccination.
« Les maladies évitables par la vaccination

De manière plus générale, les institutions favorables à la vaccination regroupent certaines maladies sous le vocable "à prévention vaccinale" ou "évitables par vaccination" (vaccine-preventable diseases) ces afflictions pour lesquelles un vaccin a été développé. Cela sous-entend qu'immuniser garantira à la fois l'évitement de la maladie pour l'individu et la disparition collective du fléau. Et réciproquement que leur perpétuation résulte de notre erreur stratégique à ne pas reconnaître le pouvoir du vaccin ou du moins à ne pas en prendre acte. Les graphes les plus honnêtes tracent l'évolution en fonction du temps de la morbidité de la maladie, à partir de l'arrivée du vaccin. La fenêtre pré-vaccinale demeure souvent très limitée. Les analyses les plus caricaturales exposent quant à elles les chiffres de début de siècle, qui laissent à penser que les vaccins sont responsables d'une diminution par 10 ou 100 des maladies. C'est le cas d'un document du Centers for Disease Control, qui montre la morbidité de la variole aux États-Unis au XXe siècle (29.005) et la compare avec celle de 2010 (0). On en déduit l'efficacité manifeste de ces vaccins : diphtérie, poliomyélite (100 % de diminution), tétanos, rougeole, rubéole (99 %), ou encore coqueluche (89 %). Si ce document est désormais inaccessible, on en retrouve l'essence dans une étude qu'ils ont publié dans le prestigieux JAMA en 2007, avec le même raisonnement et la même conclusion : "Le nombre de cas de la plupart des maladies à prévention vaccinale est à un plus bas historique ; les hospitalisations et les morts ont aussi connu des chutes remarquables". Ces chiffres ponctuels ne sont là encore illustrés par aucune courbe temporelle au long du siècle qu'ils étudient.

Les chapitres précédents montrent la limite de ce raisonnement : les courbes baissent bien avant l'arrivée du vaccin ou de l'immunisation de masse, leur efficacité réelle est rarement optimale, et enfin le vaccin n'a pas toujours un effet simple sur les épidémies et le virus ou la bactérie. Il contribue d'ailleurs plus souvent à faire baisser l'incidence que la mortalité, assez faible de toute façon en pays développés. Déjà en 1977, les époux McKinlay publiaient dans le Milbank Memorial Fund Quarterly une étude générale sur le taux de mortalité parallèlement aux soins de santé pris depuis le début du siècle. Leur conclusion généralisait celle que nous avons cherché à démontrer concernant les vaccins : "l'influence des mesures prophylactiques et chémo-thérapeutiques apparaissent n'avoir contribué que peu au déclin de la mortalité depuis les environs de 1900" que ce soit par jeu de vaccinations, pénicilline, isoniazide, etc. La décroissance de mortalité ayant eu lieu avant l'apparition des procédés thérapeutiques réputés, ils estiment leur poids respectif à au mieux 3,5 % de ce déclin, pour les maladies suivantes : grippe, pneumonie, diphtérie, coqueluche, poliomyélite.

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Portons un œil sur un aperçu des statistiques de la mortalité au Québec au début du siècle. Un article de 2010 dresse ce bilan vertigineux : "À la fin du XIXe siècle, la mortalité infantile cause des ravages effroyables dans les grandes villes du Québec. Un nombre considérable d'enfants ne vivent même pas une année. À cet égard, certaines données statistiques des villes de Montréal et de Québec sont révélatrices (1). À Montréal, en 1899, on compte 2 071 morts pour 7 715 naissances, soit un taux de 26,8 %. Les statistiques de la ville de Québec pour la même année sont encore plus significatives : sur 1 332 naissances, on compte 665 morts, soit un taux de 49,9 %". En Europe, la situation est juste un peu meilleure : "à Londres, on compte 19 910 morts pour 131 278 naissances, soit un taux de 15,2 %, tandis qu'à Paris, on fait état de 6 303 morts sur 56 673 naissances, soit 11,1 %, et qu'à New York, on relève 15 413 morts sur 79 903 naissances, soit 18,3 %". Pour en revenir au Canada, "à l'époque, les maladies infectieuses, dont la diphtérie, la scarlatine et la rougeole, règnent souvent à l'état endémique (4). Parmi ces nombreuses maladies infectieuses, il en est une qui tue, à elle seule, plus d'enfants que toutes les autres : l'entérite secondaire à l'alimentation des nouveau-nés par du lait de vache contaminé. Un véritable empoisonnement. Tous les médecins s'accordent sur la supériorité de l'allaitement, mais à Québec comme à Montréal, on constate une trop forte tendance pour l'allaitement artificiel à l'aide du biberon « meurtrier »". L'auteur conclut que la diminution de la maladie est majoritairement due à des mesures sanitaires : "Ainsi, dès 1910, des visites régulières des fermes de la région de Montréal sont organisées au cours desquelles les inspecteurs s'efforceront d'éduquer les fermiers. À partir de 1916, la surveillance de la pasteurisation du lait sera devenue capitale. L'instauration de consultations prénatales gratuites suivies de consultations pour nourrissons sera également fructueuse. Les résultats obtenus seront prodigieux : entre les années 1900–1904 et 1965–1969, le taux de mortalité infantile passera de 274,7 à 19,9 cas pour 1 000 naissances (11), un moment mémorable dans l'histoire médicale pédiatrique canadienne-française, avec ses misères et ses réussites au cours du siècle dernier".

Qu'en est-il en Europe ? Pourquoi nous parle-t-on régulièrement de la diphtérie et de la rougeole, si meurtrières, et jamais de la scarlatine, pourtant si redoutée jadis ? Pour être plus convaincant, le CDC aurait pu accoler à ses chiffres ceux de maladies infectieuses non évitables par vaccination et comparer les évolutions. C'est ce que nous avons choisi de faire, avec la scarlatine, et toujours en nous servant des données de l'Angleterre et du Pays de Galles.

Graphe Scarlatine


Nous constatons une chute remarquable et continue au cours du XXe siècle, jusqu'à des niveaux très faibles à partir de 1960. La diminution du nombre de morts entre 1901 et 1940 se chiffre à 96 %, de 4.339 décès à 152 ; puis une chute additionnelle de 98 % entre 1940 et 1980. Cela sans qu'aucune vaccination n'ait pu intervenir, ce qui limite plus encore l'interprétation du rôle indispensable des vaccins dans l'endiguement des autres maladies infectieuses. Cela tempère aussi l'affirmation que ce sont les antibiotiques apparus en 1940 qui ont permis de juguler cette maladie. Cet article nous montre même une diminution par environ 3 de la scarlatine entre 1847 et 1892 en Angleterre/Pays de Galles, d'environ 15.000 à 5.000 morts annuelles, confirmant ainsi nos données sur cette période. Selon les auteurs, "la dynamique de la maladie changea de manière marquée après 1875 à cause de niveaux de nutrition largement améliorés". En fait, "les épidémies étaient significativement corrélées avec les sécheresses au printemps/été [et] aussi avec une oscillation des prix du blé mais avec un délai de 3 ans". Pour confirmer ce fait, "la mortalité de la scarlatine fut drastiquement réduite après 1880 en parallèle de la chute des prix du blé", ce qui tend soit dit en passant à accuser, du moins sur ce point, le régime libéral à celui préférable de prix du blé limité qui avait cours sous l'Ancien Régime en France. Avec le même raisonnement de temporalité utilisé par le CDC (post hoc ergo propter hoc), et une fois n'est pas coutume une once de sarcasme, l'on pourrait conclure qu'après comparaison avec l'ère pré-Staline, l'ère pré-Ve République, l'ère pré-aspirine ou l'ère pré-McDonalds, nous pouvons savoir gré à Joseph, Charles, ou Ronald de leur impact salvateur sur ces maladies évitables par le Double-Cheese.

Quoiqu'un facteur important, une étude au Royaume-Uni montra que la vaccination n'était pas la variable la plus pertinente quant au taux d'hospitalisations dues à la coqueluche et à la rougeole. "Les enfants vivant dans des quartiers défavorisés à Glasgow étaient en moyenne neuf fois (cinq à cent fois) plus susceptible d'être admis dans un hôpital pour quelque raison que ce soit que les enfants des quartiers non défavorisés. Les variables de défaveur qui étaient le plus corrélées aux taux d'admission était la surpopulation du foyer et le chômage parental ; en comparaison, l'effet protecteur de la vaccination contre la rougeole et la coqueluche, par exemple, était moins significatif", quoique les chiffres de l'article ne soient pas accessibles.

Notre propos ici ne consiste pas à prouver quelle stratégie est optimale pour se préserver de ces maladies, car cela sort du cadre de notre propos. Toutefois, il nous semble à titre personnel acceptable d'exposer notre conception : l'hygiène de vie, principalement reflétée par un environnement non pollué et une alimentation saine, végétale, voire intermittente, contribue à doter le corps des ressources nécessaires pour lutter efficacement contre la grande majorité des maladies. Préférer ainsi noix, chou, pomme, lait maternel et jeûne aux sodas, additifs, aluminium, polysorbate et protéines antigéniques ; ou pour citer cette possible phrase de Pasteur : "Béchamp avait raison ; le microbe n'est rien, le terrain est tout". »

Une bonne couverture vaccinale protège aussi les personnes non-vaccinées

Lorsqu'une proportion suffisante de la population est vaccinée contre un agent contagieux, celui-ci ne trouve plus assez d'hôtes pour se propager et l'épidémie s'éteint rapidemment d'elle-même. Les personnes non-immunisées sont donc protégées par le reste de la population : c'est le phénomène d'immunité collective. La proportion minimale de la population à vacciner varie en fonction des maladies et dépend de plusieurs facteurs tels que la contagiosité de la maladie et l'efficacité du vaccin. Ainsi, les taux minimaux de couverture vaccinale recommandé par le CDC (Centers for Disease Control and Prevention) sont : Variole : 80-85%, Rubéole : 83-85%, Polio : 80-86%, Pertussis : 92-94%, Oreillons :75-86%, Rougeole : 83-94%, Diphtheria : 85%

(https://stacks.cdc.gov/view/cdc/27929/cdc_27929_DS1.pdf, p.17)
« Si en 1980, le nombre de cas notifiés était d’environ 100 000 en Europe, le dernier cas de diphtérie respiratoire déclaré en Suisse date de 1983 et de 2002 en France. Ce spectaculaire résultat est la traduction de l’augmentation du taux de couverture vaccinale de moins de 30 à 80-90 % et l’effet d’immunité de « groupe » »

Les vaccins peuvent éradiquer définitivement certaines maladies

Les vaccins ont éradiqué la variole

« La variole est régulièrement présentée comme exemple, en tant que maladie éradiquée de la planète grâce à la vaccination. On trouve, encore sur la page de présentation de la variole par l'OMS, que "suite à une campagne de vaccination mondiale menée par l'OMS, la variole a été déclarée éradiquée en 1980". Sanofi Pasteur sur son site internet abonde en ce sens : "L'immunisation croissante et durable a permis d'éradiquer la variole et de faire reculer le taux d'incidence mondial de la polio de 99%." L'Unicef confirme : "Jusqu'à présent, une seule maladie, la variole, a été éradiquée par les vaccins, épargnant quelque cinq millions de vies par an". L'Afssaps écrit en 2008 : "Après une campagne de vaccination intensive, la maladie a été déclarée éradiquée par l'Organisation Mondiale de la Santé en 1979". Le rapport de 2007 l'Assemblée Nationale déjà cité affirme même : "la vaccination c'est [entre autres succès] l'éradication totale de la variole". Citons encore l'Institut Nationale des Études Démographiques, ou le site du Ministère de la Santé, dans l'entretien de cette idée. »

Les vaccins sont en passe d'éradiquer la polio

« Le nombre des cas de poliomyélite a diminué de plus de 99% depuis 1988, passant de 350 000 à 37 cas notifiés en 2016 »
OMS, « Fiche détaillée Poliomyélite », Site de l'OMS, 14 mars 2018.

La rougeole, les oreillons et la rubéole sont potentiellement éradicables

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Les autorités du monde entier recommandent la vaccination

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Arguments CONTRE

Les vaccins sont dangereux

Certains effets secondaires sont reconnus par les autorités

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Un manque de preuves de l’innocuité des vaccins

« Le Dr Richard Halvorsen, médecin au Centre Médical Holborn à Londres, qui a participé à l’étude du groupe Cochrane sur le ROR est catégorique : « Les études sur la sécurité du vaccin ROR sont des “merdes” (sic). Ce sont les plus grosses que j’ai jamais entendues, mais elles restent des “merdes” » »
Sylvie Simon.

Liens entre certains vaccins et des pathologies lourdes

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Trop de vaccins trop tôt

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Il existe de meilleurs alternatives aux vaccins

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On nous manipule

Vaccins : Les autorités nous manipulent

- En 2015 Thomas Dietrich haut fonctionnaire démission de son poste de responsable de la commission nationale de santé. Son tort est d'avoir voulu que cet organe reste indépendant du ministère de la santé, notamment dans l'organisation de débat sur la vaccination.
« Et puis, il y aura bien sûr le débat public. Forte de son expérience, résolue à contribuer à la

politique de prévention tout en ciblant le gain en compétence des populations dans la perspective de réduire les inégalités de santé, la CNS a décidé de s’emparer d’un sujet capital, la vaccination. Elle le mettra en discussion afin que soit rénovée la politique en la matière. Elle ne peut que souhaiter que ce débat public, voulu à la fois par notre instance et par Marisol Touraine, lui soit effectivement confié. En effet, l’organisation du débat sur la vaccination par nos soins serait en cohérence avec nos missions et les priorités affichées en faveur de la démocratie en santé, tant dans la stratégie nationale de santé que dans le projet de loi de modernisation de notre système de santé. Nul ne doute que la CNS est en mesure de respecter des critères d’impartialité et de transparence très stricts (gages d’un véritable débat

public), permettant à chacun de s’exprimer quelle que soit son opinion sur la vaccination. »
Thomas Dietrich, « Démocratie en santé : les illusions perdues », 19 février 2016.
« Quelques idées préconçues tenaces et savamment entretenues participent de notre acquiescement au paradigme vaccinal. Parmi elles, certaines véhiculent encore la croyance que la variole a été éradiquée par la vaccination. La lecture des documents d'époque nous montre au contraire que cette stratégie n'a pas fonctionné et ce sont les méthodes de contrôle et d'endiguement qui ont permis d'y mettre fin. De même, il est communément accepté que c'est le vaccin qui a permis de faire chuter le taux de mortalité des autres maladies infectieuses au cours du XXe siècle. Non seulement le vaccin est souvent arrivé bien après le commencement du déclin, mais l'étude de l'incidence de la scarlatine, pour laquelle il n'a jamais existé de vaccin, nous présente un profil tout à fait similaire à celui des maladies qu'on appelle "évitables par vaccination". L'autorité et la crédibilité dont jouissent les grands organismes internationaux de santé, les institutions publiques ou certains prix prestigieux leur confèrent à notre égard un pouvoir de persuasion supérieur à celui qu'ils méritent au final.

Bercés depuis l'enfance dans la douce idée que notre monde libre nous préserve des idéologies, dogmes, obscurantismes d'autres lieux ou d'autres temps, nous songeons volontiers qu'il est de juste raison de placer notre confiance dans les institutions ou les organismes de ce monde, qu'on appelle communauté internationale – bien qu'ils ne représentent que le plus fort, à savoir le monde occidental. Cette foi est plus tangible encore dans le domaine scientifique, qui nous paraît hors de questionnement car rationnel et dénué d'idées préconçues. Ainsi, la plus haute distinction qu'est un prix Nobel ne pourra à notre sens qu'être attribuée à une personne qui aura fait avancer le monde dans le bon sens. Sans faire la liste des prix Nobel de la Paix qui relève de plus en plus manifestement de l'idéologie politique (Obama, Carter, Al Gore, le GIEC, l'Union Européenne, Wiesel, la lutte contre les armes chimiques pendant la guerre en Syrie), les prix Nobel de sciences ont eux aussi leur part de subjectivité voire d'ombre. Nous avons mis en avant pour le sujet qui nous intéresse la nomination de Harald zur Hausen au prix Nobel de Médecine 2008 "pour sa découverte des papillomavirus humains causant le cancer du col de l'utérus". Sachant que cette distinction se fait souvent attendre 25 ans, elle tomba à point nommé, juste un an après la sortie en Europe des vaccins associés à ce virus. Pour rappel des conflits d'intérêt entourant cette élection, nous renvoyons le lecteur à la vaccination VPH (voir Chapitre Gardasil).

Que devait-on alors conclure quand le Gardasil obtint le prix Galien en France en 2007 ? Pour le blogue de Skyrock, radio financée par la publicité comme ils le précisent eux-mêmes et très audible chez les jeunes, c'est un gage évident d'utilité : "Ce dernier est un prix indépendant, il n'existe donc dans cette nomination aucun enjeu éco-politique". D'ailleurs, la polémique est à leurs yeux "due au fait que ces vaccins n'ont pas été déclarés obligatoires par le Ministère de la Santé". Si nous pensons avoir mis eu lumière l'erreur que constitue la vaccination au Gardasil, on peut de surcroît se rappeler qu'en 2000, le lauréat s'appelait Vioxx. Pourtant les membres de ce prix figurent parmi les plus éminents scientifiques et spécialistes mondiaux : "Si le prestige du prix Galien s'est accru au fil des ans, c'est grâce aux membres des différents jurys qui comptent, non seulement, huit prix Nobel mais les plus éminents experts et spécialistes en pharmacologie, thérapeutique, pharmacie, médecine, clinique, biochimie et toxicologie. Ils ont su, par leur choix de lauréats refléter fidèlement le mouvement thérapeutique en France depuis plus d'un quart de siècle et mettre en valeur les médicaments et les équipes les plus performants". Se pourrait-il que le comité d'experts ait jugé trop vite ou ait été abusé ? C'est possible. Mais toujours est-il qu'attendre prudemment quelques mois la conclusion de certaines études avant de vanter un tel produit aurait pu permettre de ne pas amplifier les proportions de ce scandale sanitaire. Comme le montre une étude sur le Vioxx parue en 2009 dans Archives of Internal Medicine, "les analyses de tous les [30] essais randomisés et contrôlés par placebo [sur un total de 20.132 sujets] démontrent une tendance vers une risque cardiovasculaire accru du rofecoxib comparé au placebo dès décembre 2000", et il ne fallait attendre que juin 2001 pour que la comparaison devienne significative, soit "près de 3 ans et demi avant le retrait par [Merck]". Le site de la FDA qui retrace la chronologie précise même qu'en mars 2000, "des informations préliminaires concernant un déséquilibre d'épisodes cardiovasculaires thrombotiques sérieux [ont] été soumises à l'encontre [du médicament en investigation]". Plusieurs études évaluent que le risque d'infarctus doublait, et la Food and Drug Administration états-unienne, l'équivalent de notre Agence Française de Sécurité Sanitaire, décide après consultation d'un comité d'experts de le retirer du marché. Elle avait pourtant autorisé en 1999 sa mise sur le marché en 6 mois, alors que cet anti-inflammatoire et analgésique n'était destiné qu'à lutter contre l'arthrose et la douleur aiguë, donc sans risque de pandémie ou de mort imminente. On peut se demander comment Merck a sélectionné ses "60 études" incluant 5.000 personnes exposées à cette substance pour qu'aucune d'entre elles ne détecte une augmentation de 130 % des insuffisances cardiaques. Aux États-Unis, 27.000 victimes plaignantes ont été indemnisées en 2007 à hauteur de 4,85 milliards de dollars selon la revue Nature. En France, il n'a été apparemment fait état d'aucune victime du Vioxx, malgré une large diffusion du médicament. Cette affaire jette en quelque sorte le discrédit à la fois sur les distinctions honorifiques, les institutions de santé publique et les études scientifiques. Ainsi que sur l'arbitrage des sociétés pharmaceutiques quand il s'agit de choisir entre leurs revenus et la vie des personnes.

En ce qui concerne certaines institutions comme l'OMS et les CDC, leur autorité leur confère immédiatement une crédibilité indiscutable. Pourtant nous avons vu qu'elles se rangeaient systématiquement du côté des thèses pro-vaccinales. Comme dans beaucoup d'institutions publiques ou dans certaines professions, cela peut s'expliquer soit par une idéologie de base commune, soit par un recrutement ou une cooptation orientée, soit par une pression consciente ou inconsciente à se ranger derrière son employeur, soit enfin par des conflits d'intérêt prégnants. Sans juger de ce qui est la cause et ce qui est la conséquence, signalons à nouveau (voir Chapitre Autisme, mercure et vaccins) que Mme Julie Gerberding a rejoint le CDC en 1998, puis en fut présidente jusqu'à son départ forcé par l'administration Obama en 2009. Elle a ensuite été recrutée par Merck en tant que chef de la division vaccin.

Pareillement, on imaginerait mal en France un avis du ministère ou de l'InVS qui se permettrait une critique argumentée mais frontale de la politique vaccinale nationale. Ce serait aussi inattendu qu'entendre le ministère de l'Industrie dire que les voitures faites en France sont de mauvaise qualité. Avec pareil constat, à qui doit-on accorder sa confiance ? Aux médias, aux institutions, à internet, à ce présent billet ? Malheureusement, à personne a priori, tant que des arguments et des gages de crédibilité, confirmés par le passé, le présent et le futur, n'ont pas emporté votre conviction. Cela soulève la problématique du temps disponible, de la volonté d'éviter le mensonge et de servir la vérité. »

Le lobby pharmaceutique nous manipule

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Pour aller plus loin

Bibliographie

Plutôt POUR

  • Lise Barnéoud, Le guide des vaccins, n°Science & Vie, Hors série, décembre 2016.
  • Philippe Sansonetti, Vaccins. Pourquoi ils sont indispensables, Odile Jacob, janvier 2017.

Plutôt CONTRE

  • Eric Ancelet, Pour en finir avec Pasteur. Un siècle de mystification scientifique, Marco Pietteur, 1999.
  • Guylaine Lanctôt, La mafia médicale. Comment s'en sortir et retrouver santé et prospérité, Voici La Clef, 2002.
  • Jean Méric, Vaccination, je ne serai plus complice !, Marco Pietteur (Résurgence), 2004.
  • Michel Georget, Vaccinations. Les vérités indésirables, Dangles, 2005.
  • Françoise Berthoud, Françoise Joët, La vérité sur l'autisme postvaccinal, Alis, 2014.
  • Pierre-Jean Arduin, Pourquoi vacciner ? La fin de la vaccination, documentée et argumentée, 2015.
  • Françoise Berthoud, La (bonne) santé des enfants non vaccinés, Jouvence, 2015.
  • S. Montanari, A. M. Gatti, Serge Rader, Vaccins. Oui ou non ?, Talma Studios, 2017.

Ni POUR ni CONTRE

  • Romain Gherardi, Toxic Story. Deux ou trois vérités embarrassantes sur les adjuvants des vaccins, Actes Sud, 2016.
  • Lise Barnéoud, Immunisés ? Un nouveau regard sur les vaccins, Premier Parallèle, 2017.

Sitographie

Vidéographie

Plutôt POUR

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