On ne peut pas empêcher l'immigration

De Wikidébats
Aller à : navigation, rechercher
pouce d'argument Cet argument est un argument POUR dans le débat Faut-il accueillir davantage de migrants ?
.

Présentation de l'argument

[ + Ajouter un résumé ]

Citations

[ + Ajouter une citation ]

Sous-arguments

On ne peut pas fermer les frontières

Page détaillée
On ne peut pas fermer les frontières
[ Modifier ]
Il est impossible de fermer les frontières de l'Europe : cela voudrait dire bloquer toute la Méditerranée, les ports, les terres, etc. Cela impliquerait des moyens de surveillance et de contrôle très coûteux et l'instauration d'une attitude policière dans toute l'Europe (fichage, tests ADN, etc.)
« Nous savons que 90% des déboutés du droit d’asile demeurent en France. (...) Nous savons aussi que, malgré ce qu’affirment les politiciens de droite comme de gauche, la phrase « ceux qui n’ont pas leurs papiers ont vocation à retourner dans leur pays » est de la poudre aux yeux puisqu’il est impossible, sans devenir un Etat policier, de diligenter de gigantesques rafles sur l’ensemble du territoire pour appréhender des dizaines de milliers d’irréguliers avec leurs familles et les attaches qu’elles ont créées avec le temps en France, de les placer dans des centres de rétention exigus et de les renvoyer ensuite « chez eux ». Un « chez eux » qui, pour les enfants très souvent nés en France, ne l’a jamais été. Il faut se résoudre à l’évidence: une fois que les migrants ont mis le pied en Europe et qu’ils ne veulent pas rentrer volontairement dans leur pays, la vaste majorité est là pour rester. »
« Le ministre de l'Intérieur a reconnu en présentant sa loi asile et immigration que le faible taux d'exécution des obligations de quitter le territoire français créait une situation qui n'était «bonne pour personne», mais il a refusé de donner des chiffres précis. Son cabinet parle d'un taux «qui oscille entre 7 et 10 %». La Cour des comptes, elle, l'avait évalué à 5 % en 2015, avant le pic européen du flux migratoire. »
Judith Waintraub, « Migrants : ce qu'on vous cache », Le Figaro, 06/07/2018.

On ne peut pas les renvoyer dans leurs pays (pour des raisons juridiques)

Page détaillée
On ne peut pas les renvoyer dans leurs pays (pour des raisons juridiques)
[ Modifier ]

On a l'obligation juridique d'accueillir les réfugiés de guerre

Le réchauffement climatique va entrainer de grandes migrations

Aucun résumé ni citation n'a été entré.

Si les migrants acceptent de prendre autant de risques, c'est qu'ils n'ont pas le choix

Page détaillée
Si les migrants acceptent de prendre autant de risques, c'est qu'ils n'ont pas le choix
[ Modifier ]
« Qu'ils fuient pour des raisons politiques ou économiques, la plupart des migrants qui réussissent à gagner l'Europe ont derrière eux un long périple. S'ils acceptent de prendre autant de risques, c'est qu'ils n'ont pas le choix. Ils sont mus par les mêmes nécessités économiques, par la même détermination à faire vivre coûte que coûte leurs familles que les générations qui les ont précédés, ces quelques 60 millions d'émigrants qui ont quitté l'Irlande, la Suède ou l'Allemagne au 19ème siècle pour gagner l'Amérique, ou ceux qui ont quitté l'Italie, le Portugal, la Pologne ou le Maghreb pour gagner la France au 20ème siècle. Quand ils ne fuyaient pas les persécutions religieuses, les migrants qui ont bâti l'Amérique, ceux qui ont enrichi les capitalistes britanniques, puis français et allemands, en creusant leurs mines, en s'usant dans leurs hauts-fourneaux, étaient des paysans qui crevaient la faim sur des terres trop petites, des artisans ruinés par la concurrence de l'industrie. »
Lutte ouvrière, « L’immigration dans l’Europe en crise », Cercle Léon Trotsky, 24/01/2014.
« Un survivant du naufrage de Lampedusa a raconté son histoire à un journaliste de L'Humanité. À 25 ans, il a fui le service militaire à vie en Erythrée. Passé au Soudan, il a travaillé pendant un an pour collecter les 1600 dollars nécessaires à son transfert en Libye avec cent autres migrants. En Libye il a dû payer de nouveau la même somme pour embarquer sur le maudit bateau. Un autre rescapé a quitté le Nigeria après avoir traversé le désert pour rejoindre la Libye où il a travaillé pendant plusieurs mois au service des passeurs. D'autres migrants, par d'autres filières, sont partis du Cameroun, du Niger ou du Mali, pour rejoindre l'Algérie puis le Maroc à travers le désert avant d'embarquer pour les Canaries. D'autres encore, comme plusieurs centaines au cours d'une nuit de septembre dernier, ont forcé le passage à travers l'enclave de Melilla ou de Ceuta en prenant littéralement d'assaut la triple enceinte haute de six mètres et bardée de caméras et de barbelés. Pour fuir le chômage forcé et l'absence de tout avenir, les migrants sont prêts à prendre tous les risques. »
Lutte ouvrière, « L’immigration dans l’Europe en crise », Cercle Léon Trotsky, 24/01/2014.

Quelles que soient les mesures de fermeture des frontières, les populations pauvres migreront quand même

Aucun résumé ni citation n'a été entré.

La France comme l'Europe se sont constituées par des vagues perpétuelles d'immigration

Page détaillée
La France comme l'Europe se sont constituées par des vagues perpétuelles d'immigration
[ Modifier ]
« Dès les débuts de la révolution industrielle, le prolétariat se constitua grâce aux apports successifs de l'immigration. Des Irlandais vinrent par milliers s'embaucher dans les bagnes industriels de Manchester, Londres ou Liverpool. Avant 1850, des Belges et des Allemands émigrèrent vers les filatures et les premières mines du Nord et dans la région parisienne. Entre les années 1870 et 1914, des centaines de milliers d'Italiens s'installèrent en France, en Autriche, en Allemagne pour faire tourner les hauts-fourneaux, creuser les mines, construire les voies de chemin de fer, décharger les bateaux. Puis ce fut le tour des Polonais d'émigrer massivement vers les centres industriels allemands ou français. D'autres venaient d'Espagne ou du Portugal. Sans parler de tous ceux qui s'embarquèrent vers les Amériques, quelque 50 millions d'européens entre 1840 et 1940. »
Lutte ouvrière, « L’immigration dans l’Europe en crise », Cercle Léon Trotsky, 24/01/2014.
« En France, après la saignée de la guerre, les besoins en main d'œuvre augmentèrent encore et spécialement dans les emplois les plus durs, la sidérurgie, les mines et l'agriculture alors très peu mécanisée. En collaboration avec l'État, les organisations patronales organisèrent une véritable traite de la force de travail avec trains spéciaux et centres de tri. Des agents de recrutement partirent en Italie, en Espagne et surtout en Pologne. Au cours des années 1920, deux millions d'ouvriers étrangers supplémentaires vinrent travailler en France dont 500 000 venaient de Pologne. [...] Après la Deuxième Guerre mondiale, toute l'Europe vit affluer des immigrants y compris la Suède, les Pays-Bas ou la Belgique qui furent longtemps des terres d'émigration. Les nouveaux migrants venaient d'Espagne, d'Italie, de Yougoslavie et massivement du Portugal à partir de 1961. Comme cette immigration interne à l'Europe ne suffisait pas pour satisfaire les immenses besoins de main d'œuvre des usines ou des chantiers de constructions, le patronat organisa ses propres filières de recrutement. Durant ces années, les gouvernements ne traquaient pas l'immigration « clandestine ». Ceux qui passaient les frontières, en prenant parfois des risques depuis le Portugal de Salazar ou l'Espagne de Franco, étaient rapidement régularisés. L'Allemagne signa un accord avec la Turquie et fit venir un million de travailleurs turcs au cours des années 1960. Les patrons français de l'automobile ou ceux des houillères envoyèrent des rabatteurs pour recruter directement dans les villages d'Afrique du Nord. »
Lutte ouvrière, « L’immigration dans l’Europe en crise », Cercle Léon Trotsky, 24/01/2014.

Le sens de l'Histoire est à la mondialisation

Page détaillée
Le sens de l'Histoire est à la mondialisation
[ Modifier ]

L'humanité a commencé par des clans, des tribus, puis des villages, puis de petites villes etc. Le mouvement historique est l'unification du monde : les grandes mégalopoles modernes sont multiculturelles comme New York, Londres ou Hong Kong. Ce mouvement accompagne la généralisation des droits de l'homme, de la femme et de l'enfant. Les problèmes posés au monde sont des problèmes écologiques d'ampleur mondiale, qui demandent une réponse globale. Vouloir garder des pays fermés, une politique nationale, est une illusion.

[ + Ajouter un sous-argument ]

Objections

C'est une question de volonté politique (Australie, Japon)

Page détaillée
C'est une question de volonté politique (Australie, Japon)
[ Modifier ]

Les migrations ne sont pas une fatalité. L'Australie a fait savoir qu'elle n'accueillerait pas de migrants illégaux et il n'y a pas de flux de bateaux vers ce pays. Ceci empêche d'ailleurs les drames que l'on constate en Méditerranée. Quant au Japon, il refuse les migrants t on n'entend pas parler de milliers de personnes qui y arrivent illégalement. Donc il suffit qu'un pays montre une réelle volonté de garder ses frontières pour que les migrants cessent de s'y rendre en masse.

[ + Ajouter une objection ]

Références

[ + Ajouter une référence ]


Débat parent

Débat parent