Les mutins de Kronstadt en 1921 étaient bien différents des marins révolutionnaires de 1917

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flèche vers le haut dans un cercle Cet argument est un sous-argument de La révolte de Kronstadt avait un caractère contre-révolutionnaire
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Les mutins de Kronstadt en 1921 étaient bien différents des marins révolutionnaires de 1917
La révolte de Kronstadt est une réaction armée de la petite-bourgeoisie contre les difficultés de la révolution socialiste et la rigueur de la dictature prolétarienne
La révolte de Kronstadt a suscité l'opposition des ouvriers de Petrograd
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Présentation de l'argument

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Citations

« Oui, Cronstadt fut une page héroïque de l'histoire de la révolution. Mais la guerre civile commença à dépeupler systématiquement Cronstadt et toute la flotte de la Baltique. Déjà, dans les journées de l'insurrection d'Octobre, des détachements de marins de Cronstadt furent envoyés en renfort à Moscou. D'autres furent ensuite dirigés sur le Don, en Ukraine, pour réquisitionner le blé, organiser le pouvoir local. Les premiers temps, Cronstadt semblait inépuisable. Il m'arriva d'envoyer de différents fronts des dizaines de télégrammes réclamant la mobilisation de nouveaux détachements « sûrs », formés d'ouvriers de Petrograd et de marins de la Baltique. Mais, dès la fin de 1918 et en tout cas pas plus tard que 1919, les fronts commencèrent à se plaindre que les nouveaux détachements marins de Cronstadt n'étaient pas bons, qu'ils étaient exigeants, indisciplinés, peu sûrs au combat, en somme, plus nuisibles qu'utiles. Après la liquidation de loudénitch à l'hiver 1919, la flotte de la Baltique et Cronstadt tombèrent dans une prostration totale. On en avait retiré tout ce qui avait quelque valeur, pour le jeter dans le Sud, contre Denikine. Si les marins de Cronstadt de 1917-1918 s'étaient trouvés considérablement au-dessus du niveau de l'Armée rouge et avaient constitué l'armature de ses premiers détachements, de même que l'armature du régime soviétique dans de nombreux gouvernements, les marins qui étaient restés dans le Cronstadt « en paix » jusqu'au début de 1921 sans trouver d'emploi sur aucun des fronts de la guerre civile, étaient en règle générale considérablement au-dessous du niveau moyen de l'Armée rouge, et contenaient un fort pourcentage d'éléments complètement démoralisés qui portaient d'élégants pantalons bouffants et se coiffaient comme des souteneurs. »
Léon Trotski, « Beaucoup de tapage autour de Cronstadt », 15 janvier 1938.
« Cronstadt avait été complètement vidée des marins les plus dévoués, et ces derniers jouaient un rôle important sur le front et dans les soviets locaux du pays tout entier. Il restait la masse grise avec de grandes prétentions (« Nous, ceux de Cronstadt ! »), mais sans éducation politique et pas prête aux sacrifices révolutionnaires. Le pays était affamé. Ceux de Cronstadt exigeaient des privilèges. L'insurrection fut dictée par le désir de recevoir une ration de privilégié. »
Léon Trotski, « Réponse à des questions de morale et d’histoire », 6 juillet 1937.
« Il faut ajouter encore que s'étaient réfugiés dans la flotte de la Baltique, en se portant « volontaires », des marins lettons et estoniens qui craignaient de partir au front et cherchaient à revenir dans leurs patries bourgeoises, la Lettonie et l'Estonie. Ces éléments étaient résolument hostiles au pouvoir soviétique et ont bien manifesté cette hostilité pendant les journées de l'insurrection de Cronstadt. Et, en même temps, des milliers et des milliers d'ouvriers lettons, surtout d'anciens manœuvres, faisaient preuve, sur tous les fronts de la guerre civile, d'un héroïsme sans précédent... On ne peut mettre dans le même sac ni tous les Lettons ni tous ceux de Cronstadt. Il faut savoir opérer les différenciations politiques et sociales. »
Léon Trotski, « Beaucoup de tapage autour de Cronstadt », 15 janvier 1938.

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Sous-arguments

Les éléments les plus conscients et les plus dévoués de Kronstadt étaient en train de combattre sur le front de la guerre civile

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Les éléments les plus conscients et les plus dévoués de Kronstadt étaient en train de combattre sur le front de la guerre civile
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« Oui, Cronstadt fut une page héroïque de l'histoire de la révolution. Mais la guerre civile commença à dépeupler systématiquement Cronstadt et toute la flotte de la Baltique. Déjà, dans les journées de l'insurrection d'Octobre, des détachements de marins de Cronstadt furent envoyés en renfort à Moscou. D'autres furent ensuite dirigés sur le Don, en Ukraine, pour réquisitionner le blé, organiser le pouvoir local. Les premiers temps, Cronstadt semblait inépuisable. Il m'arriva d'envoyer de différents fronts des dizaines de télégrammes réclamant la mobilisation de nouveaux détachements « sûrs », formés d'ouvriers de Petrograd et de marins de la Baltique. Mais, dès la fin de 1918 et en tout cas pas plus tard que 1919, les fronts commencèrent à se plaindre que les nouveaux détachements marins de Cronstadt n'étaient pas bons, qu'ils étaient exigeants, indisciplinés, peu sûrs au combat, en somme, plus nuisibles qu'utiles. Après la liquidation de loudénitch à l'hiver 1919, la flotte de la Baltique et Cronstadt tombèrent dans une prostration totale. On en avait retiré tout ce qui avait quelque valeur, pour le jeter dans le Sud, contre Denikine. Si les marins de Cronstadt de 1917-1918 s'étaient trouvés considérablement au-dessus du niveau de l'Armée rouge et avaient constitué l'armature de ses premiers détachements, de même que l'armature du régime soviétique dans de nombreux gouvernements, les marins qui étaient restés dans le Cronstadt « en paix » jusqu'au début de 1921 sans trouver d'emploi sur aucun des fronts de la guerre civile, étaient en règle générale considérablement au-dessous du niveau moyen de l'Armée rouge, et contenaient un fort pourcentage d'éléments complètement démoralisés qui portaient d'élégants pantalons bouffants et se coiffaient comme des souteneurs. »
Léon Trotski, « Beaucoup de tapage autour de Cronstadt », 15 janvier 1938.
« Cronstadt avait été complètement vidée des marins les plus dévoués, et ces derniers jouaient un rôle important sur le front et dans les soviets locaux du pays tout entier. Il restait la masse grise avec de grandes prétentions (« Nous, ceux de Cronstadt ! »), mais sans éducation politique et pas prête aux sacrifices révolutionnaires. Le pays était affamé. Ceux de Cronstadt exigeaient des privilèges. L'insurrection fut dictée par le désir de recevoir une ration de privilégié. »
Léon Trotski, « Réponse à des questions de morale et d’histoire », 6 juillet 1937.

Les mutins de Kronstadt en 1921 étaient touchés par la démoralisation

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Les mutins de Kronstadt en 1921 étaient touchés par la démoralisation
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« La démoralisation sur la base de la famine et de la spéculation avait de façon générale terriblement augmenté vers la fin de la guerre civile. Ce qu'on appelait le mechotchnitchestvo (« le petit marché noir ») avait revêtu le caractère d'un fléau social qui menaçait d'étrangler la révolution. Et, à Cronstadt particulièrement, garnison qui était oisive et vivait sur son passé, la démoralisation avait atteint des proportions très importantes. Quand la situation devint particulièrement difficile dans Petrograd affamée, on examina plus d'une fois, au Bureau politique, la question de savoir s'il ne fallait pas faire un « emprunt intérieur » à Cronstadt, où restaient encore d'importantes réserves de denrées variées. Mais les délégués des ouvriers de Petrograd répondaient : « Ils ne nous donneront rien de plein gré. Ils trafiquent sur les draps, le charbon, le pain. À Cronstadt aujourd'hui, toute la racaille a relevé la tête. » Telle était la situation réelle, sans les doucereuses idéalisations faites après coup. »
Léon Trotski, « Beaucoup de tapage autour de Cronstadt », 15 janvier 1938.

Des marins lettons et estoniens hostiles à la révolution s'étaient réfugiés à Kronstadt

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Des marins lettons et estoniens hostiles à la révolution s'étaient réfugiés à Kronstadt
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« Il faut ajouter encore que s'étaient réfugiés dans la flotte de la Baltique, en se portant « volontaires », des marins lettons et estoniens qui craignaient de partir au front et cherchaient à revenir dans leurs patries bourgeoises, la Lettonie et l'Estonie. Ces éléments étaient résolument hostiles au pouvoir soviétique et ont bien manifesté cette hostilité pendant les journées de l'insurrection de Cronstadt. Et, en même temps, des milliers et des milliers d'ouvriers lettons, surtout d'anciens manœuvres, faisaient preuve, sur tous les fronts de la guerre civile, d'un héroïsme sans précédent... On ne peut mettre dans le même sac ni tous les Lettons ni tous ceux de Cronstadt. Il faut savoir opérer les différenciations politiques et sociales. »
Léon Trotski, « Beaucoup de tapage autour de Cronstadt », 15 janvier 1938.

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Objections

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Références

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