Le revenu de base permet de réduire les inégalités

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SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Le revenu de base permet de réduire les inégalités
Il est injuste que le revenu de base soit identique pour les riches et pour les pauvres
Les modèles de financement du revenu de base posent tous des problèmes éthiques importants
Il est injuste que le revenu de base ne tienne pas compte du travail fourni par les personnes
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Présentation de l'argument

En offrant à chacun un revenu identique dès la naissance, le revenu de base assure un capital économique de base identique à tous les citoyens. Il favorise par là l'égalité des chances. De plus, si le revenu de base est principalement financé par l'impôt direct, il sera surtout financé par les contribuables les plus aisés. Cela aura aussi pour conséquence de réduire les inégalités de revenu.

Citations

« Le revenu inconditionnel, de par sa nature, est indépendant de toutes conditions de ressources. En cela, il établit une égalité entre tous et diminue la distance sociale entre les citoyens. Il apporte ainsi à chacun le témoignage concret de son appartenance à la communauté ; l’égalité parfaite entre le droit des femmes et celui des hommes devient réalité. »
Mouvement français pour un revenu de base, « Quelles sont les critiques ? ».
« L'instauration d'un revenu inconditionnel permettrait également de réduire les inégalités. D'un point de vue purement mathématique d'abord. Financé principalement par les contribuables les plus aisés, et profitant d'abord aux citoyens les plus pauvres [...] un revenu inconditionnel entraînerait mathématiquement une réduction des écarts de revenus. Ce faisant, il permettrait également de favoriser l'égalité d'accès à l'éducation, à la culture, et aux loisirs en général. Versé dès la naissance, il permettrait en outre de favoriser l'égalité des chances en réduisant les inégalités de départ. »
Baptiste Mylondo, Utopia, 2010.

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Sous-arguments

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Objections

Persistance des inégalités de capital économique

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Persistance des inégalités de capital culturel

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C'est la redistribution des richesses qu'il faut modifier

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Accentuation des inégalités entre pays riches et pays pauvres

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Accentuation des inégalités entre travailleurs et chômeurs

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Le revenu de base creusera les inégalités entre ceux qui travailleront et ceux qui ne travailleront pas
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« La logique d’une allocation universelle financée par l’impôt conduirait à juxtaposer un dispositif public fiscalisé (l’allocation universelle) à des régimes professionnels préfinancés par ceux qui ont la possibilité d’épargner. Cette situation conduit à l’instauration d’une allocation universelle pour tous coexistant avec des fonds de pension et des assurances privées pour ceux qui en ont les moyens. La protection sociale consisterait ainsi à terme dans l’assistance de l’État aux pauvres par une allocation universelle, et un système d’assurances privées basé sur l’accumulation financière pour les plus aisés. On renouerait de cette manière avec la logique libérale basée sur le droit de tirer de son travail une propriété privée, et le droit à un minimum de revenu assuré par l’État. Ce système permet de distinguer ceux qui ont pu se constituer un patrimoine par leur travail de ceux qui, dans la mesure où ils n’y sont pas parvenus, se trouvent acculés à la pauvreté. Le caractère universel du revenu permet de masquer cette stigmatisation. »
« L’une des implications les plus radicales des thèses sur la fin du travail est que le revenu doit être redistribué indépendamment de la participation à sa création. Mais c’est le travail qui crée la richesse distribuée sous forme de revenus. La question se pose alors de savoir comment vont s’articuler la répartition du revenu et celle du travail social. La proposition d’un revenu garanti inconditionnel n’y répond pas vraiment. S’il n’existe aucune contrepartie, alors une fraction de la population décidera logiquement de ne pas travailler à moins de postuler un degré de conscience sociale qui ne peut être qu’un aboutissement souhaitable mais qu’il serait dangereux de poser en préalable. Pour convaincre une partie des bénéficiaires de revenu garanti de travailler, il faudra leur offrir une rémunération plus élevée. Quel mécanisme social permettra alors de désigner ceux qui doivent occuper l’un ou l’autre de ces statuts ? Qui en décidera : les propriétaires privés du capital, les collectifs de citoyens, une délibération d’ensemble de la société ? Si on ne répond pas à ces questions, on ouvre la voie à une société dualiste avec, d’un côté, les exclus du travail touchant le revenu garanti et, de l’autre, une couche de salariés disposant d’un emploi et à ce titre d’un revenu supérieur. »

Seul un financement par l'impôt direct réduit les inégalités

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