Lénine a violemment réprimé les paysans en 1919

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Nourrir les villes et l'armée était une question vitale pour les bolcheviks
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Citations

« Source exceptionnelle permettant d’appréhender les multiples facettes de cette guérilla paysanne, les rapports des divers départements de la Tcheka chargés de la répression distinguent deux types principaux de mouvements paysans : le bount, révolte ponctuelle, brève flambée de violence impliquant un groupe relativement restreint de participants, de quelques dizaines à une centaine de personnes ; la vosstanie, l’insurrection impliquant la participation de milliers, voire de dizaines de milliers de paysans, organisés en véritables armées capables de s’emparer de bourgs et de villes et dotés d’un programme politique cohérent, à tendance social-révolutionnaire ou anarchiste.

« 30 avril 1919. Province de Tambov. Au début d’avril, dans le district Lebiadinski, a éclaté une émeute de koulaks et de déserteurs qui protestaient contre la mobilisation des hommes, des chevaux, et la réquisition de céréales. Aux cris de "À bas les communistes ! À bas les soviets !", les insurgés armés ont mis à sac quatre comités exécutifs de canton, tué de façon barbare sept communistes, découpés vifs à la scie. Appelé au secours par les membres du détachement de réquisition, le 212e bataillon de la Tcheka a écrasé les koulaks révoltés. Soixante personnes ont été arrêtées, cinquante exécutées sur-le-champ, le village d’où est partie la rébellion a été entièrement brûlé. »

« Province de Voronej, 11 juin 1919, 16 h 15. Par télégraphe. La situation s’améliore. La révolte du district de Novokhopersk est pratiquement liquidée. Notre aéroplane a bombardé et entièrement brûlé le bourg Tretiaki, un des nids principaux des bandits. Les opérations de nettoyage se poursuivent. »

« Province d’Iaroslavl, 23 juin 1919. La révolte des déserteurs dans la volost Petropavlovskaïa a été liquidée. Les familles des déserteurs ont été prises en otages. Lorsqu’on a commencé à fusiller un homme dans chaque famille de déserteurs, les Verts ont commencé à sortir des bois et à se rendre. Trente-quatre déserteurs ont été fusillés pour l’exemple. »

Des milliers de rapports similaires témoignent de l’extraordinaire violence de cette guerre de pacification menée par les autorités contre la guérilla paysanne, alimentée par la désertion, mais le plus souvent qualifiée de « révolte de koulaks » ou d’« insurrection de bandits ». Les trois extraits cités révèlent les méthodes de répression les plus couramment utilisées : arrestation et exécution d’otages pris dans les familles des déserteurs ou des « bandits », villages bombardés et brûlés. La répression aveugle et disproportionnée reposait sur le principe de la responsabilité collective de l’ensemble de la communauté villageoise. Généralement, les autorités donnaient aux déserteurs un délai pour se rendre. Passé ce délai, le déserteur était considéré comme « bandit des forêts » passible d’exécution immédiate. Les textes des autorités tant civiles que militaires précisaient, par ailleurs, que, « si les habitants d’un village aident de quelque manière que ce soit des bandits se cachant dans les forêts avoisinantes, le village sera entièrement brûlé ». »
Nicolas Werth, Le livre noir du communisme, Robert Laffont, Paris, 1997.

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