Lénine a encouragé les actes de terreur

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SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Lénine a encouragé les actes de terreur
Lénine donnait personnellement les ordres
Lénine a fait l'éloge de la terreur
Lénine a théorisé la dictature
Lénine a justifié théoriquement la terreur
La terreur est intrinsèque au léninisme
La Première Guerre mondiale a brutalisé la pensée de Lénine
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Présentation de l'argument

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Citations

« Pour convaincre ses partisans peu enthousiastes, Lénine fait feu de tout bois, bombardant son comité central de lettres comminatoires et rédigeant d’août à octobre plusieurs textes – L’Etat et la révolution, « Les bolcheviks garderont-ils le pouvoir ? » – où il tente d’exposer ce que serait un pouvoir socialiste. Il imagine que son pouvoir disposerait de puissants moyens de contrôle sur les capitalistes et les riches :

« Ce moyen de contrôle, cette obligation du travail sont autrement puissants que les lois de la Convention et que sa guillotine. La guillotine n’était qu’un épouvantail qui brisait la résistance active. Cela ne suffit pas. […] Nous devons briser leur résistance passive [… ] Nous ne devons pas seulement briser toute résistance, quelle qu’elle soit. Nous devons encore obliger les gens à travailler dans le cadre de la nouvelle organisation de l’État. [… ] et nous avons les moyens de le faire. L’État capitaliste en guerre nous a lui-même mis entre les mains les moyens et les armes pour cela. Ces moyens ce sont le monopole des céréales, la carte de pain, l’obligation générale du travail. "Qui ne travaille pas ne mange pas", telle est la règle fondamentale. »

« Briser la résistance passive », « obliger les gens à travailler » : c’est bien l’ensemble de la société qui est visée par un projet de domination totale prêt à utiliser – et qui utilisera à grande échelle – l’arme de la faim. On reste confondu devant tant de cynisme, mais aussi tant de naïveté et de méconnaissance des modes de fonctionnement d’un État et d’une société. Car, très vite, le problème qui va se poser aux bolcheviks ne sera pas tant celui de la prise du pouvoir et de la désignation d’un gouvernement que celui de gérer cette situation, puis de contraindre toute une société à vivre selon des règles « socialistes » qui, précisément, détruisent les principes de fonctionnement de toute société. »
Stéphane Courtois, « Guerre et totalitarisme », Communisme et totalitarisme, Perrin, Paris, 2009.
« De Moscou, Lénine envoya alors une lettre à Zinoviev, président du comité de Petrograd du Parti bolchevique, document révélateur à la fois de la conception léniniste de la terreur et d’une extraordinaire illusion politique. […] « Camarade Zinoviev ! Nous venons juste d’apprendre que les ouvriers de Petrograd souhaitaient répondre par la terreur de masse au meurtre du camarade Volodarski et que vous (pas vous personnellement, mais les membres du comité du Parti de Petrograd) les avez freinés. Je proteste énergiquement ! Nous nous compromettons : nous prônons la terreur de masse dans les résolutions du soviet, mais, quand il s’agit d’agir, nous faisons obstruction à l’initiative absolument correcte des masses. C’est i-nad-mis-sible ! Les terroristes vont nous considérer comme des chiffes molles. L’heure est ultra-martiale. Il est indispensable d’encourager l’énergie et le caractère de masse de la terreur dirigée contre les contre-révolutionnaires, spécialement à Petrograd, dont l’exemple est décisif. Salutations. Lénine. » »
Nicolas Werth, Le livre noir du communisme, Robert Laffont, Paris, 1997.
« Dans un texte publié seulement en 1929 mais écrit entre le 6 et le 9 janvier 1918, Lénine a couché sur le papier sa pensée profonde, qu’il ne livrait pas au public : « Seule la participation bénévole et consciencieuse de la masse des ouvriers et des paysans, dans l’enthousiasme révolutionnaire, au recensement et au contrôle sur les riches, les filous, les parasites et les voyous, peut vaincre ces survivances de la maudite société capitaliste, ces déchets de l’humanité, ces membres irrémédiablement pourris et gan grenés, cette infection, cette peste, cette plaie que le capitalisme a léguée au socialisme. […] pas de quartier pour ces ennemis du peuple, ces ennemis du socialisme, ces ennemis des travailleurs. Guerre à mort aux riches et à leurs pique-assiette, les intellectuels bourgeois ; guerre aux filous, aux fainéants et aux voyous. […] Toute mesure pratique prise pour mater réellement les riches et les filous, pour les éliminer, pour les soumettre à un recensement et à une surveillance sans faiblesse, a plus d’importance qu’une douzaine d’excellentes dissertations sur le socialisme. […] Des milliers de formes et de procédés pratiques de recensement et de contrôle visant les riches, les filous et les parasites doivent être mis au point et éprouvés pratiquement. […] La diversité est ici gage de vitalité, une promesse de succès dans la poursuite d’un même but unique : débarrasser la terre russe de tous les insectes nuisibles, des puces (les filous), des punaises (les riches) et ainsi de suite. Ici on mettra en prison une dizaine de riches, une douzaine de filous, une demi-douzaine d’ouvriers qui tirent au flanc. […] Là on les enverra nettoyer les latrines. Ailleurs on les munira, au sortir du cachot, d’une carte jaune [la carte des prostituées sous le tsarisme] afin que le peuple entier puisse surveiller ces gens malfaisants jusqu’à ce qu’ils se soient corrigés. Ou encore on fusillera sur place un individu sur dix coupable de parasitisme. » »
Stéphane Courtois, « Rafael Lemkin et la question du génocide en régime communiste », Communisme et totalitarisme, Perrin, Paris, 2009.
« En privé, Lénine ne s’en cachait pas ; quand l’éphémère commissaire du peuple à la Justice, le socialiste révolutionnaire de gauche Isaac Steinberg, lui posa début 1918 la question : « A quoi bon un commissariat du peuple à la Justice ? Autant l’appeler commissariat du peuple à l’extermination sociale, et la cause sera entendue. », Lénine lui répondit : « Excellente idée. C’est exactement comme cela que je vois les choses. Malheureusement on ne peut pas l’appeler ainsi. » Propos confirmés par Feliks Dzerjinski, le fondateur et chef de la Tcheka, qui déclarait devant le Sovnarkom le jour même de sa prise de fonctions : « Nous avons besoin de désigner sur ce front – le plus dangereux et le plus cruel des fronts – des camarades déterminés, durs, prêts à faire n’importe quoi pour défendre la révolution. Ne pensez pas que je cherche des formes de justice révolutionnaire ; nous n’avons pas besoin maintenant de justice. Maintenant, c’est la guerre – face à face, une lutte finale. À la vie à la mort. » »
Stéphane Courtois, « Rafael Lemkin et la question du génocide en régime communiste », Communisme et totalitarisme, Perrin, Paris, 2009.

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Sous-arguments

En particulier envers les paysans

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Lénine a encouragé les actes de terreur envers les paysans
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