Il faut préserver les Murs à pêches de Montreuil pour relancer une agriculture urbaine de proximité

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pouce d'argument Cet argument est un argument POUR dans le débat Faut-il préserver les Murs à pêches de Montreuil ?
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Présentation de l'argument

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Citations

« La présence de terres anciennement agricoles en plein tissu urbain à Montreuil pourrait être une opportunité pour développer des projets de proximité en résonance avec l’orientation régionale, par exemple parmi les suivants :
  • Appuyer la démarche régionale en mettant à disposition de l'agriculture des parcelles à cultiver pour une vitrine des produits agricoles d'Île-de-France et/ou une « maison des terroirs », lieux de vente et de présentation éventuellement accompagné d’une plate-forme de distribution.
  • Appuyer des démarches de circuits courts comme celui des AMAP
  • Permettre un accès à des produits frais aux habitants des quartiers défavorisés par le développement de jardins collectifs
  • Permettre aux enfants et aux adultes de la ville de s’éduquer au goût et à la nature
  • Introduire une démarche d’agriculture urbaine qui pourrait être reprise dans d’autres quartiers et parcs de la ville
  • Créer une écofilière autour des productions végétales, par la transformation artisanale des produits cultivés, des lieux de vente de proximité ou plus loin l’implantation d’entreprises de phyto/bio cosmétologie ou d’autres productions utilisant le végétal. »
Manuel Martinez, Pierre Desgranges, Patrick Petitjean, « Commission extra-municipale sur l’aménagement du secteur des murs à pêches », 10 janvier 2009.

« Relancer une agriculture urbaine, notamment sous des formes économiquement durables. Les pistes sont nombreuses : vergers de production et de démonstration, ferme de cueillette, ferme pédagogique, terrain d’expérimentation pour les écoles, AMAP, pépinières, jardins familiaux, jardins partagés, jardins d’insertion, jardins botaniques, potagers du monde, marché pérenne. Le site est suffisamment vaste pour accueillir des projets différents qui puissent entrer en synergie. Dans tous les cas, ils devront être au service du patrimoine exceptionnel que constituent les murs à pêches, non pas dans une optique protectionniste, mais au contraire de développement, en utilisant les atouts, tant matériels qu’immatériels, du site. »
Jacques Brunet, Gilles Clément, Véronique Ilié, Cathy Lamry, Manuel Pluvinage, « Contribution à la commission extra-municipale des murs à pêches », 10 janvier 2009.

« Le maintien de l’agriculture proche des villes est un axe fort de la politique régionale en Île-de-France, qui souhaite :
  • Raccourcir les distances entre producteurs et consommateurs pour limiter les transports et leur impact environnemental ainsi que les intermédiaires afin que le coût des produits à l’achat soit réduit tout en permettant d’améliorer le revenu des agriculteurs.
  • Lutter contre la disparition des terres agricoles disponibles sous l’effet la pression foncière liée à la crise du logement qui rend difficile l’extension des exploitations agricoles existantes et l’implantation de nouvelles exploitations qui trouveraient pourtant des débouchés.
  • Développer l’agriculture biologique et paysanne ainsi que les produits du terroir. »
  • Manuel Martinez, Pierre Desgranges, Patrick Petitjean, « Commission extra-municipale sur l’aménagement du secteur des murs à pêches », avril 2009.

    « Favoriser l’installation d'agriculteurs engagés pour une agriculture responsable, notamment en leur proposant une possibilité de loger sur les parcelles cultivées dans des habitations respectueuses du caractère agricole et patrimonial du site. »
    « Proposer une agriculture responsable et de proximité en privilégiant les circuits courts, du producteur au consommateur local. Les pratiques responsables et les circuits courts préservent la qualité de l'eau, engendrent moins de déplacements, consomment moins d'énergie et émettent moins de gaz à effet de serre. »
    « La vocation horticole du site, inscrite dans la perspective d’une économie émergente, retrouve alors une raison d’être et de se développer au service d’une société de proximité, connue, motivée et déjà engagée dans de nombreuses initiatives convergentes. A ces initiatives issues d’associations organisées il faut ajouter d’autres initiatives isolées mais représentatives de certains groupes désireux de développer des productions potagères associées à leurs propres cultures. »
    Association Murs à pêches, « Le point de vue de Gilles Clément, paysagiste, sur les Murs à pêches », 10 janvier 2009.
    « On peut imaginer développer localement des modèles de production et d’échange, assortis d’un réseau de distribution de proximité en accord avec les préoccupations écologiques les plus actuelles et les plus urgentes à mettre enfin en œuvre. On peut légitimement espérer voir arriver sur le marché des aliments non dangereux pour la santé, produits dans les meilleures conditions biologiques et cependant accessibles aux moins riches. On comprend alors le rôle considérable que pourrait jouer l’ensemble des Murs à pêches de Montreuil. »
    Association Murs à pêches, « Le point de vue de Gilles Clément, paysagiste, sur les Murs à pêches », 10 janvier 2009.

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    Sous-arguments

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    Objections

    Des sols pollués

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    Les sols des Murs à pêches de Montreuil sont pollués
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    D'après les études qui ont été faites, la terre des Murs à pêches contient une proportion anormalement élevée de métaux lourds tels que le plomb et le mercure. Les « légumes feuilles » (salade, poireaux, rhubarbe) sont ainsi impropres à la consommation. Seuls les fruits et les « légumes fruits » (tomates, courgettes, poivrons) peuvent être destinés à la consommation.

    Source de l'étude : https://mursapeches.files.wordpress.com/2009/01/driaf2.pdf
    « Les contraintes : la pollution des sols ; les sols des murs à pêches sont très fortement contaminés par des métaux tels que le plomb, le mercure et le cadmium. Le plomb passe dans un certain nombre de végétaux de façon importante. »
    Association Murs à pêches, « Les écoquartiers ».
    « Des analyses des sols et de végétaux ont été pratiquées entre avril et septembre 2008 sur les sols cultivés du secteur des murs à pêches (réalisées grâce à différents partenaires : MAP, jardins du cœur, SRHM, Ville de Montreuil, DRIAF, DIREN et analysées par la DRIAF) :

    Il se dégage de ces analyses :

    • une pollution homogène des sols du site (cuivre, mercure, cadmium, plomb et zinc), à l'exception des jardins familiaux localisés sur un sol de remblai non pollué (bordure de l’A186 impasse St Antoine côté nouvelle France);
    • un transfert faible du cadmium vers les parties consommables des légumes et des fruits et en conséquence aucun dépassement de seuil réglementaire ;
    • un transfert plus problématique du plomb puisque 30% des échantillons dépassent la valeur seuil réglementaire.

    Toutefois, les résultats permettent de discriminer les végétaux selon un gradient de risque de dépassement (fort/faible) :

    • Les « légumes feuilles » (salades, poireaux, rhubarbe) présentent une fréquence de dépassement de seuil réglementaire très élevée (entre 50 et 100% des cas) ;
    • Les « légumes fruits » (tomates, courgettes, poivrons) ne présentent pas de dépassement et présentent une marge de sécurité relativement importante ;
    • Aucun échantillon de fruits (poires, pêches, framboises, mures, fraises, pommes) ne dépasse le seuil réglementaire en ce qui concerne le plomb. »
    Manuel Martinez, Pierre Desgranges, Patrick Petitjean, « Commission extra-municipale sur l’aménagement du secteur des murs à pêches », janvier 1970.

    Une filière consommatrice d'espace

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    Développer l'agriculture dans les Murs à pêches de Montreuil consomme trop d'espace
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    « S’il serait intéressant que cette filière [la filière agricole] puisse être présente dans son intégralité sur le secteur des murs à pêches, la volonté de préserver des terres cultivées implique de limiter l’implantation sur de nouveaux terrains d’entreprises du bâtiment. Ceci d’autant plus que ces activités peuvent être très consommatrices d’espace »
    Manuel Martinez, Pierre Desgranges, Patrick Petitjean, « Commentaires sur le rapport de la commission extra-municipale sur l’aménagement du secteur des murs à pêches », 13 avril 2009.
    « L’hypothèse du développement d’activités agricoles nous semble peu soutenue par une analyse sérieuse des potentiels. Si l’idée d’une production agricole locale (maraîchère et fruitière ?) associée à une AMAP est, sur le papier séduisante, nous craignons qu’elle n’aboutisse à une consommation importante d’espace pour un nombre de bénéficiaire très confidentiel (1 ou 2 producteurs pour quelques familles privilégiées membres de l’AMAP). »

    Une filière entrainant des nuisances

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    Développer l'agriculture dans les Murs à pêches de Montreuil entraine des nuisances
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    « La volonté de préserver des terres cultivées implique [...] des nuisances en termes de circulation de poids lourds par exemple, que les habitants du quartier ont suffisamment subies. »
    Manuel Martinez, Pierre Desgranges, Patrick Petitjean, « Commentaires sur le rapport de la commission extra-municipale sur l’aménagement du secteur des murs à pêches », 13 avril 2009.

    Une privatisation de l'espace

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    Développer l'agriculture dans les Murs à pêches de Montreuil conduit à plus privatiser le lieu
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    « Les autres activités « agriculturelles » évoquées nous laissent craindre une forme de privatisation de l’espace (au sens d’accès restreint à un nombre limité d’habitants), évolution plutôt contraire au souhait initial d’ouverture des murs à pêches pour qu’ils intègrent le « domaine public ». »

    Ce n'est pas l'agriculture urbaine qui va pouvoir nourrir les populations locales

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    Ce n'est pas l'agriculture urbaine des Murs à pêches qui va pouvoir nourrir les Montreuillois
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    Trop chère, de faible rendement, l'agriculture urbaine n'a pas les moyens de répondre au défi alimentaire de nourrir les habitants de Montreuil et des alentours. Pour ce qui est de la consommation, les AMAP restent la plupart du temps l'apanage d'une minorité... qui peut se le permettre.

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    Références

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    Débat parent