Faut-il préserver les Murs à pêches de Montreuil ?

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Sommaire

Pour comprendre le débat

Carte postale d'époque montrant les clos des Murs à pêches de Montreuil
Les Murs à pêches de Montreuil au début du 20e siècle

Description des Murs à pêches

Les Murs à pêches sont un ensemble de parcelles, ou « clos », chacun délimités par des murs destinés à favoriser la culture de pêches et de fleurs. Situé à Montreuil, en Seine-Saint-Denis, le site des Murs à pêches est partagé entre un grand nombre de propriétaires privés et publics (un tiers appartenant à la municipalité, un tiers au département). Une partie de ces clos bénéficient aujourd'hui à des associations, qui font vivre les lieux en proposant du théâtre, du jardinage, une épicerie, etc.

Histoire du site

Les Murs à pêches ont été créés dès le dix-septième siècle et se sont développés jusqu’au dix-neuvième. En 1870, au plus fort de leur production, ils couvraient 600 kilomètres de murs et fournissaient 17 millions de fruits. Construits en plâtre, ces murs emmagasinaient la chaleur le jour pour la restituer aux arbres fruitiers la nuit. Ce procédé permettait de produire sous le climat de la région parisienne des variétés de fruits habituellement réservées aux climats doux du sud de la France. Connues jusqu'à la cour des rois de France, d'Angleterre et de Russie, les pêches de Montreuil ont vu leur production diminuer à la fin du dix-neuvième siècle. De ces murs, il ne reste aujourd'hui qu'une dizaine de kilomètres, en partie détruits ou fondus dans le paysage de la ville.

Actualité du débat

Sur la surface restante, 50 hectares initialement protégés sont devenus zone urbanisable à 80 % ; 37 hectares sont devenus réserve foncière pour l’implantation d’activités. Seuls 35 hectares de clos ne subsistent, dont 8 ont été classés en 2003 au titre de « Sites et paysages ». Situés aux abords de Paris, les Murs à pêches suscitent aujourd'hui de nombreux débats quant à leur avenir. Faut-il profiter de cet espace inutilisé pour construire de nouveaux logements et infrastructures au service de la population ? Ou faut-il préserver cet espace vert à valeur de patrimoine, qui permet de dynamiser la vie culturelle de la ville ?

Acteurs du débat

Pour la préservation du site :

  • Montreuil environnement
  • Association Murs à pêches (MAP)

Cette page a été constituée à partir d'un atelier Wikidébats organisé le jeudi 14 septembre 2017 avec l'association La régie Oxymore[1].

Carte des arguments

Arguments POUR
Arguments CONTRE
Pouce vert tendu vers le hautLogo d'argument pour{{{2}}} Pour sauvegarder un patrimoine Pouce rouge tendu vers le basLogo d'argument contre{{{2}}} Un espace inutilisé
Pouce vert tendu vers le hautLogo d'argument pour{{{2}}} Pour sauvegarder un savoir-faire Pouce rouge tendu vers le basLogo d'argument contre{{{2}}} Un besoin de logements
Pouce vert tendu vers le hautLogo d'argument pour{{{2}}} Pour préserver un espace vert à côté de Paris Pouce rouge tendu vers le basLogo d'argument contre{{{2}}} Un besoin de commerces et de services de proximité
Pouce vert tendu vers le hautLogo d'argument pour{{{2}}} Pour promouvoir la biodiversité Pouce rouge tendu vers le basLogo d'argument contre{{{2}}} Un projet de tram
Pouce vert tendu vers le hautLogo d'argument pour{{{2}}} Pour relancer une agriculture urbaine de proximité Pouce rouge tendu vers le basLogo d'argument contre{{{2}}} Un projet de reconversion de l'usine EIF
Pouce vert tendu vers le hautLogo d'argument pour{{{2}}} Pour accueillir des associations Pouce rouge tendu vers le basLogo d'argument contre{{{2}}} Une zone de non-droit

Arguments POUR

Pouce vert tendu vers le hautLogo d'argument pour{{{2}}} Pour sauvegarder un patrimoine

Un patrimoine horticole, mais aussi les murs.

Les pêches de Montreuil étaient les fruits des rois (cf. la « grosse mignonne ») ; car Murs à pêches captaient la chaleur la journée la nuit.

Puis pomme, cerise, vigne et fleur (chrysanthème, lila, dahlia)

Les maires étaient des gros propriétaires terriens des Murs à pêches.

Mais aussi un patrimoine pour l'avenir :

Maraîchage, de la fleur,

Faire perdurer ce patrimoine pour ne pas qu'il reste un musée. Il faut que les Murs à pêches vivent.

En faire un musée vivant

À six kilomètres du Périphérique


« Préserver les Murs à pêches, c’est avant une question de patrimoine. Il ne s’agit pas de remettre une toute petite partie des murs en état d’être restitués dans l’usage agricole qu’ils avaient à une époque révolue. Vu la quantité de murs qui se dégradent jour après jour et dont il faut enrayer la dégradation, il faut consacrer les moyens dont nous disposons à les protéger « au niveau de leur tête » afin d’éviter que l’eau ne ravine la terre des murs et que lorsqu’il gèle, les murs ne gonflent et que les pierres ne se descellent. »

« Nos adhérents se montrent également sensibles aux valeurs du passé, même si le mot fait débat. Ils constatent que les murs sont le témoignage de notre culture ancienne. Celle d’une France rurale et agricole. Les murs seraient comme un bout de l’ancienne campagne, qui aurait résisté à l’enfer urbain. Avec ses friches, ses grenouilles, ses faucons et ses geais. Un petit coin surgi du passé. »

« Enfin, nos adhérents apprécient au plus haut point la valeur patrimoniale du site : à côté de la culture agricole et rurale, la présence continue et régulière de murs hauts de 2,5 à 3 mètres, distants de 7 à 10 mètres et tous orientés nord-sud, constituent un paysage pittoresque, exceptionnel. Ces murs confèrent aux 14 hectares où ils se trouvent concentrés une valeur patrimoniale et paysagère indéniable, reconnue par un classement du site qui n’en a reconnu qu’à peine huit. Il faudrait donc étendre le classement aux 6 hectares que la municipalité précédente avait exclus.

Ce patrimoine est historique et plonge ses racines dans une histoire locale, agricole, horticole, vieille de plusieurs siècles. Ce patrimoine est si méconnu qu’il fait surtout peur aux Montreuillois d’aujourd’hui, qui ne le connaissent pourtant pas. »


« Protéger durablement et réhabiliter comme lieu de mémoire le site des murs à pêches dans sa globalité, afin de révéler un pan de l'histoire de la commune, qui fut essentiellement agricole jusqu’au début du 20ème siècle. »


« Les valeurs historiques de ce patrimoine et son identité :

  • Un patrimoine horticole lié à des savoir-faire (y compris dans la dimension de patrimoine immatériel) : conduite du verger « à la Montreuil » greffes, tailles et usage de murs agricoles spécifiques, création de différentes variétés de fruits, expérimentation et innovation, travail énergétique (bioclimatique avant l'heure!) sur les murs, esthétique (fruits marqués, formes artistiques de palissages)
  • Une tradition d’usage maximal de l’espace avec des fruitiers, des fleurs, des arbustes à fruits et par endroits et selon les époques des pratiques de vigne et de maraîchage.
  • Une agriculture réputée au-delà des frontières pour ses fruits, produits de luxe et ses méthodes
  • Un paysage né de ces pratiques qui marque le territoire de ses murs
  • Un patrimoine social : Les familles d’horticulteurs, qui ont fait la valeur du site étaient pour beaucoup de modestes ouvriers agricoles « immigrés » de l'Yonne ayant trouvé racine à Montreuil après la crise du phylloxera. Porteurs de ces savoir-faire, ils les ont répandus en Île-de-France. Il est nécessaire de leur rendre hommage et d'impliquer rapidement leurs descendants dans le projet pour le secteur. »
Manuel Martinez, Pierre Desgranges et Patrick Petitjean, « Commission extra-municipale sur l’aménagement du secteur des murs à pêches », avril 2009.

« La création d’un lieu d’entrée de site, maison des Murs à pêches ou musée ouvert, permettant de découvrir les différents aspects du patrimoine, son histoire et sa dimension contemporaine est recommandée par la commission. »

Manuel Martinez, Pierre Desgranges et Patrick Petitjean, « Commission extra-municipale sur l’aménagement du secteur des murs à pêches », avril 2009.


Pouce vert tendu vers le hautLogo d'argument pour{{{2}}} Pour sauvegarder un savoir-faire

Arboriculture :

  • Marquage des fruits
  • Taillage des arbres

Construction des murs

  • Savoir remonter/reconstruire les murs.

« Mettre en valeur et faire revivre le savoir faire et les techniques perfectionnées au fil du temps par les cultivateurs de Montreuil autour de la culture de murs à pêches. La pêche pourrait redevenir l'emblème de la ville de Montreuil, comme elle le fut par le passé. »

« Les horticulteurs et arboriculteurs de Montreuil ont légué à la ville sa structure parcellaire en la recouvrant presque entièrement de murs agricoles à partir du XVIIe siècle pour couvrir en 1907 près de 720 hectares sur les 930 de la ville. Ils ont légué aussi leur savoir-faire qui a fait connaître les fruits de Montreuil sur les plus grandes tables d’Europe, et a permis la création de nouvelles variétés de pêches, de fraises et de cerises et de techniques arboricoles encore utilisées ou redécouvertes aujourd’hui. Ils ont su tirer parti de leur positionnement géographique proche des marchés parisiens, du sous-sol de Montreuil qui leur a fourni le plâtre pour réchauffer et protéger leurs fruits à l’abri des murs et du moindre espace pour compenser par l’imagination le peu de surface qui leur revenait. »

Manuel Martinez, Pierre Desgranges et Patrick Petitjean, « Commission extra-municipale sur l’aménagement du secteur des murs à pêches », avril 2009.


Pouce vert tendu vers le hautLogo d'argument pour{{{2}}} Pour préserver un espace vert à côté de Paris

Très peu d'espaces verts à Paris, comparé aux autres capitales européennes.

Poumon de Paris

Pour se dépayser, se déconnecter de la ville.

Un coin de paradis dans Montreuil qui profite aux Montreuillois et aux habitants des communes alentours.

Une responsabilité de transmission

Pour lutter contre la bétonisation.


« [N]ous ne saurions oublier que la vie humaine est aussi évasion, rêve, poésie, déambulation, flânerie, errance, émerveillement devant une libellule, sieste à l’ombre d’un arbre, flirt au soleil, amour. Le domaine des Murs à pêches est exactement ce que l’univers marchand n’a pas réussi à dérober à la ville. Aussi bien, nous ne céderons pas sur ce qui est le cœur de notre engagement. TOUT ce qui n’a pas été urbanisé, tout ce qui n’a pas été massacré par le béton et l’urbanisme fou des années 60 doit être conservé. »

Association Murs à pêches, « Ce que nous voulons ».


« D’abord et avant tout, la douceur, le calme et la paix, mots très souvent exprimés. Cet espace constitue un véritable refuge contre toutes les agressions que nous subissons. Nos adhérents y associent les termes suivants : ressourcement individuel, silence, sons de la nature, intimité, respect, paix et tranquillité – sérénité et détente –, lieu sauvage, magie des lieux – charme et poésie –, mémoire de l’enfance, espace de respiration hors du temps. Espace de liberté au milieu de l’enfer urbain. Le périmètre des murs est un immense jardin d’aventure plein de surprises. »


« La ville de Montreuil se trouve ainsi dotée d’un espace non bâti approchant les 30 hectares en cœur de ville, pourvu d’une identité paysagère unique. Le cumul identité paysagère remarquable et territoire non bâti en cœur de ville n’existe pratiquement pas en situation urbaine ou périurbaine dans les villes de France. La Petite Amazonie au cœur de Nantes, le Bois de Boulogne au cœur de Lille ou les Fortifications Vauban de Maubeuge trouvent leur origine dans un passé militaire ou dans une longue histoire de délaissé (Nantes). La production vivrière ayant créé le paysage de Montreuil ne trouve donc aucun équivalent paysager urbain. Dans une perspective protectionniste, cette seule raison suffirait à entreprendre les démarches qui permettent de restaurer et de maintenir ce paysage. »

Association Murs à pêches, « Le point de vue de Gilles Clément, paysagiste, sur les Murs à pêches », 10/01/2009.

« Aujourd’hui, sauvegarder l’environnement et assurer une meilleure maîtrise de la consommation des espaces verts et agricoles sont des objectifs partagés par le Conseil Régional, l’État et le Conseil Économique et Social de la Région Île-de-France. Au sein d’une agglomération toujours plus dense, il est nécessaire de protéger durablement les espaces ouverts pour y « reconstruire » de l’espace public, accessible à tous.

Cela est particulièrement vrai pour le département de la Seine-Saint-Denis qui manquent cruellement de sites protégés et aménagés pour les populations les plus diverses et les plus démunies. La Seine-Saint-Denis ne compte en effet que deux sites classés (Parc Forestier de la poudrerie de Sevran et les Murs à Pêches), quand le reste de l’Île-de-France en compte 111.

Accéder à la nature en ville, c‘est aussi développer un imaginaire urbain de qualité, solidaire, a contrario de celui qui est lié au pavillonnaire. Ici, nous avons la chance de pouvoir créer un pôle de tourisme agricole et culturel dans des parcelles cultivées de murs à pêches restaurés, en partenariat avec la Région, les arboriculteurs franciliens et les organismes qui œuvrent dans les domaines culturel, pédagogique, patrimonial et environnemental. »

« Certains habitants de ce quartier le perçoivent comme un espace rural en ville et souhaitent que cette spécificité soit conservée. Un espace de nature au pied des cités, un paysage qui permet de « s’échapper » de la ville : le labyrinthe des murs permet de passer d’un monde à un autre, d’envisager plusieurs mondes différents. Cet aspect doit être valorisé ainsi que des projets portés par les habitants des quartiers de grands ensembles voisins. »

Manuel Martinez, Pierre Desgranges et Patrick Petitjean, « Commission extra-municipale sur l’aménagement du secteur des murs à pêches », avril 2009.


Pouce vert tendu vers le hautLogo d'argument pour{{{2}}} Pour promouvoir la biodiversité

« Parmi les ressources du secteur des murs à pêches la biodiversité du site a été mise en exergue par les membres de la commission. A la fois la biodiversité sauvage née de la reprise de la nature sur les terres agricoles délaissées, la biodiversité urbaine, et particulièrement la biodiversité travaillée par l'homme, héritage des horticulteurs Montreuillois qui ont créé de nombreuses variétés à préserver et à faire connaître.

En parallèle des travaux de la commission la ville a été sollicitée par le Conservatoire botanique du bassin parisien à la recherche d'un nouveau site d'installation pour ses locaux scientifiques et pour le développement de son espace de conservation d'espèces et avec la volonté de mener des actions pédagogiques à destination du grand public, dans le cadre d’un projet de jardin de la biodiversité.

Si la spécialité actuelle des scientifiques du CBN est la flore sauvage ils ont néanmoins été intéressés par l’histoire particulière du site des murs à pêches permettant de présenter et d’expliquer à un large public dans un même lieu l’ensemble des enjeux de la biodiversité et particulièrement l’interaction entre le sauvage et le cultivé. »

Manuel Martinez, Pierre Desgranges et Patrick Petitjean, « Commission extra-municipale sur l’aménagement du secteur des murs à pêches », avril 2009.

« En Île-de-France il n'existe aucun lieu de découverte de ces différents aspects de la biodiversité réunis et accessible à un large public et permettant de développer des programmes pédagogiques. La création d'un tel lieu semble donc opportun sur les murs à pêches : à la fois verger conservatoire et pédagogique pour la découverte des variétés de goûts et des pratiques horticoles et apprentissages des différents milieux, de la flore et de la faune et des enjeux de leur préservation et de leurs interactions. »

Manuel Martinez, Pierre Desgranges et Patrick Petitjean, « Commission extra-municipale sur l’aménagement du secteur des murs à pêches », avril 2009.

Pouce vert tendu vers le hautLogo d'argument pour{{{2}}} Pour relancer une agriculture urbaine de proximité

  • Pour s'approcher de l'autonomie alimentaire.
  • Pour accueillir des fermes d'insertion, des AMAP, de l'élevage.

Maraîchers, éleveurs, horticulteurs


« Favoriser l’installation d'agriculteurs engagés pour une agriculture responsable, notamment en leur proposant une possibilité de loger sur les parcelles cultivées dans des habitations respectueuses du caractère agricole et patrimonial du site. »


« Proposer une agriculture responsable et de proximité en privilégiant les circuits courts, du producteur au consommateur local. Les pratiques responsables et les circuits courts préservent la qualité de l'eau, engendrent moins de déplacements, consomment moins d'énergie et émettent moins de gaz à effet de serre. »

« La vocation horticole du site, inscrite dans la perspective d’une économie émergente, retrouve alors une raison d’être et de se développer au service d’une société de proximité, connue, motivée et déjà engagée dans de nombreuses initiatives convergentes. A ces initiatives issues d’associations organisées il faut ajouter d’autres initiatives isolées mais représentatives de certains groupes désireux de développer des productions potagères associées à leurs propres cultures. »

Association Murs à pêches, « Le point de vue de Gilles Clément, paysagiste, sur les Murs à pêches », 10/01/2009.

« On peut imaginer développer localement des modèles de production et d’échange, assortis d’un réseau de distribution de proximité en accord avec les préoccupations écologiques les plus actuelles et les plus urgentes à mettre enfin en œuvre. On peut légitimement espérer voir arriver sur le marché des aliments non dangereux pour la santé, produits dans les meilleures conditions biologiques et cependant accessibles aux moins riches. On comprend alors le rôle considérable que pourrait jouer l’ensemble des Murs à pêches de Montreuil. »

Association Murs à pêches, « Le point de vue de Gilles Clément, paysagiste, sur les Murs à pêches », 10/01/2009.

« La présence de terres anciennement agricoles en plein tissu urbain à Montreuil pourrait être une opportunité pour développer des projets de proximité en résonance avec l’orientation régionale, par exemple parmi les suivants :

  • Appuyer la démarche régionale en mettant à disposition de l'agriculture des parcelles à cultiver pour une vitrine des produits agricoles d'Île-de-France et/ou une « maison des terroirs », lieux de vente et de présentation éventuellement accompagné d’une plate-forme de distribution.
  • Appuyer des démarches de circuits courts comme celui des AMAP
  • Permettre un accès à des produits frais aux habitants des quartiers défavorisés par le développement de jardins collectifs
  • Permettre aux enfants et aux adultes de la ville de s’éduquer au goût et à la nature
  • Introduire une démarche d’agriculture urbaine qui pourrait être reprise dans d’autres quartiers et parcs de la ville
  • Créer une écofilière autour des productions végétales, par la transformation artisanale des produits cultivés, des lieux de vente de proximité ou plus loin l’implantation d’entreprises de phyto/bio cosmétologie ou d’autres productions utilisant le végétal. »
Manuel Martinez, Pierre Desgranges et Patrick Petitjean, « Commission extra-municipale sur l’aménagement du secteur des murs à pêches », avril 2009.

« Le maintien de l’agriculture proche des villes est un axe fort de la politique régionale en Île-de-France, qui souhaite :

  • Raccourcir les distances entre producteurs et consommateurs pour limiter les transports et leur impact environnemental ainsi que les intermédiaires afin que le coût des produits à l’achat soit réduit tout en permettant d’améliorer le revenu des agriculteurs.
  • Lutter contre la disparition des terres agricoles disponibles sous l’effet la pression foncière liée à la crise du logement qui rend difficile l’extension des exploitations agricoles existantes et l’implantation de nouvelles exploitations qui trouveraient pourtant des débouchés.
  • Développer l’agriculture biologique et paysanne ainsi que les produits du terroir. »
Manuel Martinez, Pierre Desgranges et Patrick Petitjean, « Commission extra-municipale sur l’aménagement du secteur des murs à pêches », avril 2009.

« Relancer une agriculture urbaine, notamment sous des formes économiquement durables. Les pistes sont nombreuses : vergers de production et de démonstration, ferme de cueillette, ferme pédagogique, terrain d’expérimentation pour les écoles, AMAP, pépinières, jardins familiaux, jardins partagés, jardins d’insertion, jardins botaniques, potagers du monde, marché pérenne. Le site est suffisamment vaste pour accueillir des projets différents qui puissent entrer en synergie. Dans tous les cas, ils devront être au service du patrimoine exceptionnel que constituent les murs à pêches, non pas dans une optique protectionniste, mais au contraire de développement, en utilisant les atouts, tant matériels qu’immatériels, du site. »

Jacques Brunet, Gilles Clément, Véronique Ilié, Cathy Lamry et Manuel Pluvinage, « Contribution à la commission extra-municipale des murs à pêches », 7 avril 2009.


Pouce vert tendu vers le hautLogo d'argument pour{{{2}}} Pour accueillir des associations

  • Jardinage :
    • Le jardin partagé du Secours catholique
    • Le jardin du Sens de l'humus accueille des enfants handicapes
    • Le Jardin de la lune : jardin médiéval cultive des simples (plantes médicinales cultivées dans des plessis)
  • L'épicerie solidaire pour alimentation peu chère.
  • La Collecterie récupère tout ce que les gens ont jeté et recyclent. Travail d'insertion.
  • Théâtre de verdure : évènements organisés par Oxymore (théâtre, clown, poésie, concerts, bals) ; festival des Murs à pêches
  • Montreuil environnement : pour réexploiter les Murs à pêches pour construire une agriculture urbaine de proximité
  • Les Lézards dans les murs
  • Asso MAP (Murs à pêches) : préserve et consolide les murs ; plante et entretient un verger de pêchés, de pommiers comme avant ; visite des Murs à pêches et de leur histoire ; à l'origine du festival des Murs à pêches, créé en 1999 ; cuisson de poterie ; expositions de photos
  • Société régionale d'horticulture de Montreuil (SRHM), depuis le 19e siècle : restauration de murs ; vergers ; ateliers de taille de greffe, marquage des fruits (avec des pochoirs)

Voir la fédération des Murs à pêches pour voir un regroupement d'une grosse partie des associations.


« Mettre en œuvre des jardins maraîchers à vocation d'insertion sociale et professionnelle, afin de permettre à des personnes en difficulté de retrouver un emploi et de (re)construire un projet personnel. »


Arguments CONTRE

Pouce rouge tendu vers le basLogo d'argument contre{{{2}}} Un espace inutilisé

A ainsi pu être utilisé pour construire une maison de retraite, un collège, une piscine extérieure.


Pouce rouge tendu vers le basLogo d'argument contre{{{2}}} Un besoin de logements

« Considérant le déficit de logement sur la ville et la grande densité existant dans de nombreux secteurs, il nous semble que l’hypothèse de construire seulement 400 logements sur les MAP, par rapport aux 4000 logements que la municipalité s’engage à produire, va générer des contraintes et des déséquilibres. Nous souhaiterions que cette hypothèse soit revue à la hausse. Il est possible de construire plus de logement sur ce secteur tout en conservant la valeur patrimoniale de cet espace. »

« L'amélioration des conditions d'habitat actuel (tsigane notamment mais aussi de l'habitat ancien et/ou dégradé), la nécessité de bâti pour certaines activités à développer dans le quartier (commerce de proximité, support des activités agriculturelles), la nécessité d'engager rapidement des opérations de nouveaux logements à l'échelle de la ville pour répondre à la crise du logement et contribuer à la réalisation des objectifs du SDRIF, de développer la mixité sociale du secteur et de raccrocher le quartier au reste de la ville ont conduit la commission à proposer des orientations pour prendre en compte ces différents besoins dans le projet d'aménagement du quartier tout en inscrivant la question de l’habitat dans l’identité spécifique de ce quartier. »

Manuel Martinez, Pierre Desgranges et Patrick Petitjean, « Commission extra-municipale sur l’aménagement du secteur des murs à pêches », avril 2009.


Pouce rouge tendu vers le basLogo d'argument contre{{{2}}} Un besoin de commerces et de services de proximité

Magasins, banques, services, dans un quartier périphérique.

« Certaines activités sont singulièrement sous-représentées voire inexistantes dans les MAP ; il s’agit principalement de commerces et services destinés tant aux habitants qu’aux entreprises (bars, restaurants et commerces de proximité) et des activités traditionnelles du secteur : seuls un pépiniériste et un horticulteur sont encore actifs. Le reste des terres est actuellement soit en friche pour la plus grande partie, soit valorisé à usage personnel par des jardins familiaux ou par des jardins associatifs partagés ou à valeur sociale (insertion). »

Manuel Martinez, Pierre Desgranges et Patrick Petitjean, « Commission extra-municipale sur l’aménagement du secteur des murs à pêches », avril 2009.


Pouce rouge tendu vers le basLogo d'argument contre{{{2}}} Un projet de tram

« Le passage du futur tramway, qui empruntera le tracé actuel de l’autoroute, outre son intérêt propre de transport en commun, est un enjeu pour relier le haut et le bas Montreuil grâce à des voies perpendiculaires reconnectées et des aménagements sur les délaissés de l’ancienne autoroute et autour des futures stations. L’équipe municipale prévoit la création d’un écoquartier le long du passage du tramway, qui rejoindra celui des murs à pêches au niveau des stations Rosny/Mozinor et Théophile Sueur dans sa continuité à la hauteur de la rue Pierre de Montreuil. »

Manuel Martinez, Pierre Desgranges et Patrick Petitjean, « Commission extra-municipale sur l’aménagement du secteur des murs à pêches », avril 2009.

« Pour le fonctionnement du tram et donc pour la réalisation du projet, des ateliers de maintenance et de remisage doivent êtres aménagés par la RATP à la hauteur du passage sur Montreuil. Ces ateliers, qui doivent être conçus pour ne pas créer de nuisances pour le voisinage et pour se fondre dans le paysage, représentent en revanche une consommation importante de surface, environ deux hectares. »

Manuel Martinez, Pierre Desgranges et Patrick Petitjean, « Commission extra-municipale sur l’aménagement du secteur des murs à pêches », avril 2009.


Pouce rouge tendu vers le basLogo d'argument contre{{{2}}} Un projet de reconversion de l'usine EIF

Soumise au concours « Inventons la métropole du Grand Paris », l'ancienne peausserie EIF a fait l'objet d'un projet de reconversion qui permettrait de construire de nouveaux logements et de prolonger les lignes 1 du tramway et 1 et 11 du métro.

« La reconversion de l’usine EIF et de ses abords présente un fort enjeu de régénération urbaine, au sein d’un ensemble paysager unique. La transformation du site de 1,9 ha sera un catalyseur de la valorisation patrimoniale, culturelle et agricole du quartier des Murs-à-Pêches, territoire emblématique de l’histoire horticole du plateau de Montreuil. A l’articulation de quartiers d’habitat social, de lieux de détente et d’équipements structurants, il bénéficiera de nouvelles mobilités avec les prolongements de la ligne de tramway 1 et des lignes de métro 1 et 11, renforçant son attractivité à l’échelle métropolitaine. »

Atelier parisien d'urbanisme, « Reconversion de l'usine EIF (abords Murs à pêches) ».


Pouce rouge tendu vers le basLogo d'argument contre{{{2}}} Une zone de non-droit

La rue Saint-Antoine, cœur historique du site, est un no-man's land, dont les alentours sont devenus une décharge publique.


« Autre questionnement : le bruit. Le calme et le silence, reconnus comme essentiels, peuvent être menacés de différentes manières. Le cirque voisin, les concerts, les installations provisoires de Roms de Roumanie peuvent, à terme, générer des niveaux de bruits très supérieurs à ce qu’ils sont actuellement. Faut-il les réglementer ? »


Notes et références

Pour aller plus loin

Livre symbolisant la bibliographieLivre symbolisant la bibliographie{{{2}}} Bibliographie

Chaine ou lien URL symbolisant la webographieLien URL symbolisant la webographie{{{2}}} Sitographie


Film ou pellicule symbolisant la vidéographieFilm symbolisant la vidéographie{{{2}}} Vidéographie

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