D'après Nicolas Werth à un autre endroit du livre noir, les SR de gauche bénéficièrent d'une tolérance relative jusqu'en février 1919

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Présentation de l'argument [ modifier ]

L'extrait ci-dessous écrit par Nicolas Werth lui-même tend à se demander si comme sur le thème des répressions terroristes dans le Don, en Ukraine et en Crimée, l'auteur n'a pas confondu printemps 1918 et printemps 1919, postérieur d'au moins six mois au déclenchement officiel de la Terreur rouge, et de 16 mois à la révolution d'octobre pour affirmer que les journaux non-bolcheviques auraient tous été interdits par le pouvoir communiste. Ainsi ent -il particulièrement de la déclaration de Dzerjinski, datée du 18 mars 1919, quelques jours avant le début du printemps 1919.

Citations [ modifier ]

« Alliés des bolcheviks jusqu’à l’été 1918, les socialistes-révolutionnaires de gauche bénéficièrent, jusqu’en février 1919, d’une relative clémence. Leur dirigeante historique, Maria Spiridonova, présida, en décembre 1918, un congrès de son parti, toléré par les bolcheviks. Ayant vigoureusement condamné la terreur pratiquée quotidiennement par la Tcheka, elle fut arrêtée, en même temps que deux cent dix autres militants, le 10 février 1919, et condamnée par le Tribunal révolutionnaire à « la détention en sanatorium étant donné son état hystérique » ; il s’agit là du premier exemple, sous le régime soviétique, d’enfermement d’un opposant politique dans un établissement psychiatrique […] Selon des sources tchékistes, 58 organisations socialistes-révolutionnaires de gauche auraient été démantelées en 1919, et 45 en 1920. Au cours de ces deux années, 1 875 militants auraient été emprisonnés en qualité d’otages, conformément aux directives de Dzejinski, qui avait déclaré, le 18 mars 1919 : « Dorénavant, la Tcheka ne fera plus de distinction entre les Gardes blancs du type Krasnov et les Gardes blancs du camp socialiste. […] Les SR et les mencheviks arrêtés seront considérés comme des otages et leur sort dépendra du comportement politique de leur parti. »
Nicolas Werth, Le livre noir du communisme,, Robert Laffont, Paris, 1997.

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Sous-arguments

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Objections [ modifier ]

Le 6 juillet 1918 les SR de gauche rompirent avec les Bolcheviks en se rendant gravement coupables d'un attentat antiallemand

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Le 6 juillet 1918 les SR de gauche rompirent avec les Bolcheviks en se rendant gravement coupables d'un attentat antiallemand
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
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Deux interventions de Lénine l'un le 5 juillet 1918, l'autre le 7 montrent bien qu'en plein été, camarades bolcheviks et SR de gauche sous la direction de Maria Spiridovna débattaient dans les congrès des soviets ; ce fut l'attentat des seconds contre un ambassadeur, et non la mise en place du communisme de guerre ou l'aspiration au totalitarisme des premiers, qui provoqua la rupture.
« J'ai une lettre de la camarade Spiridovna -elle s'est souvent adressée à moi par écrit - cette lettre dès demain je la retrouverai et la communiquerai. Elle me demandait "Pourquoi ne voulez-vous pas donner deux millions pour les communes agricoles ?" Cela le jour même où le commissaire à l'agriculture, Sérada, dont elle ne comprend pas l'activité, proposait d'assigner dix millions aux communes agricoles (applaudissements prolongés) Vous avez entendu le discours de la camarade Spiridovna. »
Lénine, « Vème congrès des Soviets des députés ouvriers, paysans, soldats de Russie 4-10 juillet 1918 », oeuvres de Lénine tome 27 février-juillet 1918, p.559, 5 juillet 1918, Editions sociales, Paris, 1961.
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« Aujourd'hui vers 3 heures de l'après-midi un SR de gauche a jeté une bombe sur Mirbach et l'a tué. Cet assassinat sert évidemment les intérêts des monarchistes ou des capitalistes anglo-français. Ne voulant pas livrer le meurtrier, les SR de gauche ont arrêté Dzerjinski et Latsis, et ont déclenché un soulèvement contre nous. Nous sévirons sans pitié cette nuit même, et nous dirons au peuple toute la vérité : nous sommes à un cheveu de la guerre. »
Lénine, « Tsaritsyne au commissaire du peuple Staline », Oeuvres de Lénine, tome 27 février-juillet 1918, p.567, 7 juillet 1918 1 heure du matin, Editions sociales, Paris, 1961.

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Références

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