A nouveau condamnation bolcheviques de l'antisémitisme en mars et juillet 1919

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Débat parentCet argument est utilisé dans le débat Lénine est-il le précurseur de Staline ?.
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« De toute évidence dans toutes les zones qu'ils contrôlaient, globalement les bolcheviks ne tolérèrent pas de manifestations ouvertes d'antisémitisme et moins encore de pogromes,car ils savaient que l'antisémitisme servait de couverture à l'anticommunisme. Le 27 juillet 1919 (sic pour 1918), avec la signature de Lénine, le Sovnarkhom "publia une appel contre l'antisémitisme, menaçant de sanctionner les pogromes. En mars 1919, alors qu'on lui demandait de faire seize enregistrements de trois minutes à des fins de propagande, Lénine choisit notamment de parler "Des pogromes et de la persécution des juifs". Rappelant que dans le dessein de détourner la haine et l'attention des ouvriers et des paysans de leur véritable ennemi, la monarchie tsariste les avait dressés contre les juifs, Lénine souligna que "la haine des juifs n'a persisé que dans les pays où l'asservissement aux propriétaires fonciers et aux capitalistes avait réduit ouvriers et paysans à une ignorance crasse", et que seuls les individues les plus ignorants et les plus opprimés peuvent croire aux mensonges et aux diffamations que l'on répand sur les juifs." (...) Lénine concluait par une dénonciation du "tsarisme maudit", qui par le passé avait torturé et persécuté les juifs " et par la condamnation de ceux qui, aujourd'hui, attisent la haine contre les juifs et d'autres nations." »

Arno J. Mayer, Les Furies violence, vengeance, terreur aux temps de la révolution française et de la révolution russe, p.444-445, Quatrième partie La contestation du sacré chapitre XIII les risques de l'émancipation : protestants et juifs dans la tourmente révolutionnaire, Fayard, Paris, 2002.

« Quels que fussent les points faibles de la déclaration hautement idéologique mais sincère de Lénine, elle contrastait vivement avec l'absence quasi-totale de censure publique et franche par les Blancs - sans parler des propos de ceux qui se délectaient à l'idée de guérir les juifs du bolchevisme en les soumettant à "la torture par la peur". Cet écart rhétorique correspond à une divergence matérielle entre le nombre relativement faible de pogromes perpétrés par des unités de l'armée rouge et ceux que commirent les bandes de partisans et les divisions régulières des différents mouvements, dont les blancs doivent assumer l'essentiel, sinon l'intégralité, de la responsabilité. »

Arno J. Mayer, Les Furies violence, vengeance, terreur aux temps de la révolution française et de la révolution russe, p.445, Quatrième partie La contestation du sacré chapitre XIII les risques de l'émancipation : protestants et juifs, Fayard, Paris, 2002.

RéférencesRéférences

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