Les organisations ouvrières ont perdu leur base et leur légitimité

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Sous-arguments [ modifier ]

Les syndicats et partis ouvriers ont perdu leurs adhérents et leurs militants

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Les syndicats et partis ouvriers sont contre-révolutionnaires

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Objections [ modifier ]

Le discrédit des organisations ouvrières réformistes laisse une place pour reconstruire des organisations révolutionnaires

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Le discrédit des organisations ouvrières réformistes laisse une place pour reconstruire des organisations révolutionnaires
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« Si l’offensive néolibérale a conduit à une fragilisation des organisations politiques et syndicales de la classe ouvrière, à leur collaboration ouverte avec le capital et dans l’application de ses contre-réformes, il faut voir l’envers de la médaille : si le capital a tiré profit d’elles, il n’en a pas moins fragilisé les médiations sur lesquelles il pouvait s’appuyer ainsi que les bases matérielles du réformisme. En particulier, même si depuis 1995, les syndicats ont regagné un peu du terrain perdu et commencé à se tourner vers des secteurs de la classe ouvrière longtemps laissés à l’abandon, et parfois sur des lignes combatives, dans l’ensemble du côté des travailleurs et des classes populaires à large échelle, c’est surtout la suspicion conjointe à l’égard du capital, de l’État et des partis ou syndicats réformistes et cogestionnaires de ce système, qui domine. Sans renverser abstraitement les choses ni tomber dans une quelconque politique du pire, cette crise du syndicalisme et de la subjectivité réformiste qu’il entretient sont donc une opportunité stratégique à saisir pour les révolutionnaires : si les travailleurs en haine contre le capital sont plus difficilement cooptables par les syndicats réformistes, c’est qu’existe une place d’autant plus grande, à saisir, pour la reconstruction d’une subjectivité révolutionnaire. »
Courant communiste révolutionnaire du NPA, La classe ouvrière en France : Mythes & réalités, n°2, Cahiers de Révolution permanente, mai 2014.

Les directions du mouvement ouvrier ont mené une politique contre-révolutionnaire

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Les syndicats servent à contenir voire freiner la contestation

« Si, en France ou aux États-Unis, les appareils syndicaux ont pu sauver leur existence, contrairement à l’Allemagne, c’est en devenant des interlocuteurs privilégiés du gouvernement. C’est ce que constatait Trotsky en août 1940 : « Il y a un aspect commun […] dans la dégénérescence des organisations syndicales modernes dans le monde entier : c’est leur rapprochement et leur fusion avec le pouvoir d’État ». La crise enlevait toute marge de manœuvre aux bureaucraties syndicales. Face à la puissance des grands groupes capitalistes, elles ne pouvaient conserver leur rôle d’intermédiaires entre patronat et travailleurs qu’en devenant des appendices des États pour subordonner et canaliser les luttes des travailleurs. »
Lutte ouvrière, « Les syndicats hier et aujourd'hui », Cercle Léon Trotsky, 15/10/2010.
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« Un des passages préférés de mon livre préféré sur le Front populaire est celui où Danos et Gibelin racontent dans Juin 36 la première rencontre entre patronat et syndicat à Matignon sous l’arbitrage de Léon Blum. Le patronat commence par faire un tableau apocalyptique de la situation quasi insurrectionnelle dans laquelle est en train de basculer le pays. La CGT en profite pour lui faire la leçon, lui disant en substance : si vous n’aviez pas passé votre temps à chasser nos militants de vos usines, peut-être que nous n’en serions pas là… Et les patrons (paraît-il) de baisser la tête… »

La faiblesse des organisations ouvrières réformistes laisse plus de place aux mouvements révolutionnaires

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La faiblesse des organisations ouvrières réformistes laisse plus de place aux mouvements révolutionnaires
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« Cet aspect [la faiblesse du Parti communiste chez les ouvriers spécialisés] n’a certainement pas été non plus sans lien avec la suite : une révolte qui démarre et s’étend sans l’aval des directions syndicales en 1936, puis une difficulté extrême pour Thorez à expliquer qu’« il faut savoir terminer une grève ». Tout simplement parce que la faiblesse de ce mouvement ouvrier déjà presque entièrement pris dans les logiques réformistes et bureaucratiques (avec des modalités assez différentes entre la Social-démocratie et le stalinisme) n’a pas eu que des aspects négatifs. [...] À bien des égards, la nouvelle période du capitalisme est en train de reprolérariser les prolétaires, peut-être bien plus moralement encore que matériellement. Pas sûr qu’on y perde, et que cela doit nous détourner de la tâche opiniâtre de nous implanter sur les lieux de travail, comme de miser sur des grèves sans doute plus rares mais plus explosives, potentiellement bien moins contrôlables par des appareils bureaucratiques affaiblis qui ont fonctionné jusqu’ici comme des carcans et pas seulement comme des points d’appui. »

La faiblesse des organisations ouvrières actuelles n'empêchera pas leur reconstruction

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La faiblesse des organisations ouvrières actuelles n'empêchera pas leur reconstruction
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« Pour faire face à la crise de 1929, Louis Renault a considérablement accélère la mise en place du taylorisme dans ses usines, ce qui en a modifié la sociologie, tout en faisant une chasse impitoyable aux équipes militantes. Le Parti communiste, déjà assez faible dans ce milieu particulier où les OS commencent à devenir majoritaires, en est réduit à sa plus simple expression en 1935 à Billancourt dans une usine de plus de 30 000 personnes : il ne reste plus qu’une seule cellule avec moins d’une dizaine de militants. Une situation extrêmement difficile qui exprime en condensé – au niveau de la gravité de la crise et de ses différentes conséquences – ce que nous vivons d’une certaine manière aujourd’hui de manière plus amortie et surtout bien plus étirée dans le temps. »

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Références

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Débat parent