Le vivant est réductible à ses propriétés physico-chimiques

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SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Le vivant est réductible à ses propriétés physico-chimiques
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Présentation de l'argument

On rend compte des grandes fonctions des êtres vivants (la respiration, la nutrition, etc.) par des lois physiques tirées de la mécanique classique. C'est à l'aide d'une telle hypothèse que Harvey tente pour la première fois au 17ème siècle d'expliquer la fonction du coeur, qu'il compare à une pompe, et rend compte de la circulation sanguine à travers le corps humain. Les lois chimiques régissant les minéraux ou l'inerte sont les mêmes que celles que l'on peut observer dans le fonctionnement physiologique des êtres vivants, qu'on peut même pour certaines reproduire en laboratoire.

Citations

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Sous-arguments

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Objections

L'étude du vivant repose largement sur l'observation et la classification

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L'étude du vivant repose largement sur l'observation et la classification
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L'étude des êtres vivants, du fait de leur très grande diversité, suppose une observation et une classification; la classification vise à réduire cette diversité afin de rendre le vivant plus intelligible, lequel se décomposera en de grandes catégories, telles que "mammifère", "insecte", ou en espèces, telle que "cheval" ou "lion". Ce travail de classification ne peut s'effectuer à l'aide de lois physiques ou chimiques dont on ferait usage par hypothèse, qui permettraient de déduire les formes de vie ou les espèces possibles, dont il s'agirait de vérifier la réalité, mais suppose une observation indispensable des vivants. La tâche du naturaliste ne relève pas des sciences physiques et chimiques.

L'étude du vivant suppose les concepts d'histoire et d'évolution

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L'étude du vivant suppose les concepts d'histoire et d'évolution
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L'introduction de la notion d'histoire et d'évolution avec Lamarck et Darwin aux 18ème et 19ème siècle a donné à la notion de vivant son unité, et en a ainsi fait un objet scientifique cohérent. Or les concept d'histoire et d'évolution ne sauraient relever des sciences physiques et chimiques. Tous les êtres vivants auraient en commun d'être issus d'un ou d'un petit nombre d'êtres vivants, ce qui leur donne en premier lieu une unité fondée sur la filiation, caractéristique spécifique du vivant. D'autre part, il devient alors possible de rendre compte de la diversité du vivant et l'existence des différentes espèces: la diversité des espèces s'explique de manière dynamique par la pluralité des parcours évolutifs, et cette diversité est réductible, car elle relève de parcours évolutifs qu'on peut mettre à jour.

L'étude du vivant suppose les notions d'intention ou de finalité

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L'étude du vivant suppose les notions d'intention ou de finalité
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Lorsque l'étude du vivant porte sur les comportements vitaux, et que ce dernier n'est pas étudié de manière statique, anatomique ou morphologique, les notions d'intention ou de finalité, qui ne peuvent relever des sciences physiques ou chimiques, semblent nécessaires. La notion d'intention parait en effet naturelle pour rendre compte de ce qui apparait comme des tendances des êtres vivants, telle que la perpétuation de leurs vies individuelles, et la perpétuation de la vie de l'espèce.

L'étude du vivant fait appel aux notions d'organisme ou d'organisation

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L'étude du vivant fait appel aux notions d'organisme ou d'organisation
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Le vivant se décrit aussi comme un organisme, dont les différentes parties sont en rapports mutuels; à ce titre, le vivant ne serait pas un composé de parties simples et statiques comme l'est un mécanisme, de machine par exemple, modèle qui a servi à justifier que le vivant se réduisait à ses propriétés physiques. En cas d'altération d'un tissu ou d'un organe, on observe en effet des phénomènes de compensation du trouble par les autres organes du corps vivant.

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Références

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