La révolution viendra des marginaux

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Objections [ modifier ]

Les mendiants dépendent trop des riches pour devenir révolutionnaires

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Les mendiants dépendent trop des riches pour devenir révolutionnaires
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« Ils [les mendiants] sont seulement tolérés : la résignation est donc le premier devoir du mendiant, la première vertu du pauvre. Comme les domestiques, cette espèce de prolétaires rampe devant les puissants. Ils ne forment pas une opposition contre l’ordre social actuel, au contraire. Ils dépendent des miettes de pain qui tombent de la table des riches. Comment pourraient-ils souhaiter que le riche disparût ! Eux-mêmes ne sont pas exploités. Le riche peut être d’autant plus généreux, le pauvre peut attendre d’autant plus de lui que le degré d’exploitation du travailleur, que le revenu du riche est plus grand. Le pauvre, comme le domestique, profite de l’exploitation ; quelle raison aurait-il de la combattre ? Au commencement de la Réforme en Allemagne, quand l’Église catholique était haïe au plus haut point par toutes les classes, parce qu’elle les avait exploitées, ce furent des prolétaires de ce genre qui lui restèrent fidèles parce qu’ils en recevaient de plus riches aumônes que des citadins avares et des paysans pillés. »
Karl Kautsky, Le programme socialiste, 1892.

Le lumpenprolétariat est trop lâche et vénal pour mener la révolution sans la trahir

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Le lumpenprolétariat est trop lâche et vénal pour mener la révolution sans la trahir
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« Cette classe du prolétariat, le « Lumpenprolétariat », ne s’est jamais opposée spontanément à l’exploitation. Mais il n’en est pas le rempart comme la soldatesque mercenaire. Lâche, sans idées, il abandonne sans hésiter ceux dont il vient d’empocher l’aumône dès qu’ils ont perdu richesse et pouvoir. Jamais il n’a pris la tête d’un mouvement révolutionnaire, mais à la moindre effervescence il est toujours prêt à pêcher en eau trouble. Il a contribué à donner le dernier coup à une classe prête à tomber. En général, dans une révolution, il s’est borné à la compromettre et à l’exploiter pour la trahir à la première occasion. »
Karl Kautsky, Le programme socialiste, 1892.
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« Le Lumpenproletariat, cette lie d’individus dévoyés de toutes les classes, qui établit son quartier général dans les grandes villes est, de tous les alliés possibles, le pire. Cette racaille est absolument vénale et importune. Quand les ouvriers français écrivaient sur les maisons, à chaque révolution, l’inscription : « Mort aux voleurs ! » et qu'ils en fusillaient même plus d’un, ce n’était certes pas par enthousiasme pour la propriété, mais bien parce qu’ils savaient très justement qu’il fallait avant tout se débarrasser de cette bande. Tout chef ouvrier qui emploie ces vagabonds comme gardes du corps, ou qui s’appuie sur eux, prouve déjà par là qu’il n’est qu’un traître au mouvement. »
Friedrich Engels, La guerre des paysans en Allemagne, 1850.
« Quant au lumpenprolétariat, ce produit passif de la pourriture des couches inférieures de la vieille société, il peut se trouver, çà et là, entraîné dans le mouvement par une révolution prolétarienne ; cependant, ses conditions de vie le disposeront plutôt à se vendre à la réaction. »
Karl Marx, Friedrich Engels, Manifeste du Parti communiste, 1847.

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Références

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