La classe ouvrière est trop divisée pour avoir conscience d'elle-même

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Citations

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Sous-arguments [ modifier ]

Une classe atomisée

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Une classe trop hétérogène

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Une classe touchée par le racisme et le sexisme

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Une classe touchée par l'individualisme

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La classe ouvrière est touchée par l'individualisme
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Aucun sous-argument n'a été entré. La classe ouvrière a toujours été touchée par l'individualisme
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Objections [ modifier ]

La classe ouvrière a toujours été traversée de divisions

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La division de la classe ouvrière est une politique consciente de la bourgeoisie

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La division de la classe ouvrière est une politique consciente de la bourgeoisie
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
L'éclatement de la production est une réponse de la bourgeoisie à la terreur provoquée par la grève générale de Mai 68
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La division de la classe ouvrière dans le passé ne l'a pas empêchée de s'organiser et de lutter

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La division de la classe ouvrière dans le passé ne l'a pas empêchée de s'organiser et de lutter
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
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« Patrick insiste beaucoup sur la dispersion du prolétariat, sa diversification, sa précarisation, comme autant d’obstacles à une conscience commune, et à l’organisation. Mais quelle était la situation du prolétariat à la fin du XIXe et au début du XXe à l’époque de Jaurès ? Ou dit autrement : est-ce que cette situation de précarité et de dispersion infiniment plus grande qu’aujourd’hui a empêché un Jaurès de jouer le rôle qui a été le sien, et au-delà, des dizaines de milliers de prolétaires de s’organiser dans un parti politique (le PS-SFIO disposant de plus d’une centaine de députés en 1914), des centaines de milliers dans une CGT révolutionnaire dirigée par le courant anarchiste ? Ce qui peut être pourrait nous interroger autrement sur ce qui fait défaut aujourd’hui.

Il faut par exemple imaginer que l’une des grèves ouvrières les plus importantes à l’époque du Second empire dans les années 1860 a eu lieu non pas au Creusot (qui existait déjà) ni dans les mines comme nous le raconte Zola dans Germinal, mais à Paris, avec plus de 10 000 ouvriers bronziers en grève pendant de longues semaines dispersés entre plusieurs centaines d’ateliers encore de type artisanal. Comment ont-ils fait ?

On peut aussi rappeler que la première grande grève dirigé par le tout jeune Parti communiste en 1924 – qui en a fait un conflit « exemplaire », réellement marquant dans la vie politique nationale, et tremplin pour la première campagne législative mené par le parti au même moment – n’a eu lieu ni chez monsieur Renault ni chez monsieur Berliet, mais à Douarnenez avec des sardinières (les « Penn sardines »), au fin fond de la Bretagne de Bécassine, dans des conditions autrement plus difficiles que bien des luttes aujourd’hui. Les grands centres industriels n’ont pas toujours été à la pointe de la lutte de classe, dans le passé déjà. Ce qui n’enlève rien à leur importance et au rôle qu’ils peuvent jouer à certains moments, mais sans être prisonniers de certains schémas sans doute un peu rigides. »

Le recul de la conscience de classe incombe aussi à la gauche et aux directions du mouvement ouvrier

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La gauche est responsable du recul de la conscience de classe des ouvriers
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
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« La baisse du vote à gauche des ouvriers, et plus largement la crise de subjectivité du prolétariat, est aussi une conséquence des choix politiques de toute cette gauche depuis les années 1980 acquise à la cogestion du capitalisme et au respect du pouvoir bourgeois. Sans même parler des trahisons de 1968, les classes populaires ont été, depuis, progressivement délaissées voire abandonnées au profit des « classes moyennes » ou de secteurs spécifiques du prolétariat (aristocraties ouvrières et spécialement fonctionnaires d’État ayant un statut spécial ou plus protégé), non seulement par la social-démocratie du PS, devenue aujourd’hui social-libérale PS, mais aussi par le PCF, dont la composition sociologique et les dirigeants ne sont quasiment plus ouvriers aujourd’hui, et les centrales syndicales de plus en plus intégrées à la cogestion du capitalisme (bien que leur rôle contre-révolutionnaire remonte au moins jusqu’à 1936). »
Courant communiste révolutionnaire du NPA, La classe ouvrière en France : Mythes & réalités, n°2, Cahiers de Révolution permanente, mai 2014.
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Références

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