L'esclavage a été pratiqué à grande échelle par les Musulmans

De Wikidébats
Aller à : navigation, rechercher

Présentation de l'argument

Le monde musulman a pratiqué durant dix siècle l'esclavage, à la fois par des razzias et sur les peuples vaincus au Nord, et au Sud dans toute l'Afrique. Si demander réparation pour l'esclavage est un impératif moral, il faut demander réparation pour toutes les traites : pour les 1 million d'esclaves Européens emmenés dans les pays du Proche-Orient, pour la traite atlantique et sa dizaine de million de victimes, pour la dizaine de millions d'esclaves Africains emmenés dans le monde musulman. Chacun doit réparation.

Citations

« Beaucoup de condamnations ont été portées sur la tragédie du commerce d’esclaves africains, qui a eu lieu entre le XVIe et le XIXe siècle. Toutefois, un autre commerce d’êtres humains, tout aussi méprisable, avait lieu à la même époque en Méditerranée. Il est estimé que 1,25 million d’Européens ont été réduits en esclavage par les prétendus corsaires barbaresques, et leurs vies étaient tout aussi lamentables que celles de leurs homologues africains. Ils en sont venus à être connus comme les esclaves blancs de Barbarie. »
Auteur anonyme, Epoch Times, 04/04/2017.
« Tout commence en 652, date à laquelle un traité de paix, connu sous le nom de Bakht, entre l'émir Abdallah ben Saïd et le roi de Nubie Khalidurat stipule, entre autres avantages, la livraison chaque année de 360 esclaves des deux sexes en échange de l’absence de guerre.

Ce fut le début d'un long processus pendant lequel l'Afrique fut mis à sac, ponctionné par des prélèvements réguliers de populations emmenées en esclavage dans les pays du Golfe jusque dans l'empire Ottoman.

Cette traite des noirs par des arabo-musulmans ne s'acheva - officiellement - qu'au XXe siècle, ce qui nous donne l'ampleur du massacre.

Car massacre il y eût. Il fut de taille et toute tentative de le quantifier s’avère impressionnante : « du VIIe au XVI siècle, pendant près de mille ans, … , [furent déportés] près de dix millions d'Africains avant l'entrée en scène des Européens. ».

(...) Selon l'auteur, du VIIe au XXe siècle, l'une des études les plus sérieuses estime à plus de 9 millions le nombre d'individus déportés à travers le Sahara auxquels il faut ajouter 8 autres millions de personnes déportées en Afrique de l'Est (Mer Rouge et Océan Indien) soit un total de 17 millions d'individus.

Une question se pose alors. Compte tenu de l’importance de ces flux, comment se fait-il que l’on ne conserve pas trace aujourd’hui dans les pays arabes de descendants de ces esclaves comme cela est le cas en Amérique ?

On peut estimer à 13 millions le nombre d'esclaves déportés outre-atlantique entre 1451 et 1870. Le résultat est aujourd'hui une diaspora noire dynamique et forte de plus de 70 millions de personnes aux États-Unis, dans les Caraïbes et au Brésil.

Comment se fait-il que l'on ne retrouve pas l'équivalent dans les pays arabo-musulmans ?

La réponse est à la fois simple et terrifiante : les esclaves mâles étaient systématiquement émasculés afin d’empêcher toute procréation. Compte tenu des soins et de l’hygiène de l’époque, il s’agissait là encore d’un vrai massacre car on estime que seuls 30% de ces torturés restaient en vie.

Quant aux femmes – qui jouaient le rôle de servantes et d’objets sexuels – il était facile de faire en sorte que leur progéniture ait une espérance de vie très limitée.

C’est en cela qu’il s’agit d’un véritable génocide : un massacre délibéré de populations noires en grande quantité et, ce, pendant plusieurs siècles afin de profiter d’une main d’oeuvre économique. »
Auteur anonyme, « Le génocide voilé de Tidiane N'Diaye », Africavivre.

[ + Ajouter une citation ]

Sous-arguments

[ + Ajouter un sous-argument ]

Objections

[ + Ajouter une objection ]

Références

[ + Ajouter une référence ]