Imputer les crimes du communisme à une idée est du délit d'intention

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« À diluer l'histoire concrète dans le temps et dans l'espace, à la dépolitiser délibérément, par choix de méthode (Nicolas Werth revendique franchement « la mise au second plan de l'histoire politique » pour mieux suivre le fil linéaire d'une histoire décontextualisée de la répression), il ne reste qu'un théâtre d'ombres. Il ne s'agit plus alors d'instruire le procès d'un régime, d'une époque, de bourreaux identifiés, mais d'une idée : l'idée qui tue. Dans le genre, certains journalistes s'en sont donné à coeur joie. Jacques Amalric enregistre avec satisfaction « la réalité engendrée par une utopie mortifère » (Libération, 6 novembre). Philippe Cusin invente une hérédité conceptuelle : « C'est inscrit dans les gènes du communisme : il est naturel de tuer » (Le Figaro, 5 novembre). À quand l'euthanasie conceptuelle contre le gène du crime ? Instruire le procès non de faits, de crimes précis, mais d'une idée, c'est inéluctablement instituer une culpabilité collective et un délit d'intention. Le tribunal de l'histoire selon Courtois n'est pas seulement rétroactif. Il devient dangereusement préventif, lorsqu'il regrette que le « travail de deuil de l'idée de révolution soit encore loin d'être achevé » et s'indigne que « des groupes ouvertement révolutionnaires soient actifs et s'expriment en toute légalité » ! »
Daniel Bensaïd, « Communisme contre stalinisme », Rouge, n°1755, 1997.

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