Il existe des interventions divines

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Présentation de l'argument

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Les miracles

« On pourrait s’attendre à ce que, dans certaines occasions, Dieu réponde aux prières pour la bonne cause, comme l’allégement de la souffrance, le recouvrement de la santé du corps ou de l’esprit, afin qu’on le reconnaisse et prenne conscience de vérités spirituelles importantes. On pourrait également escompter que Dieu intervienne dans d’autres occasions, sans attendre notre prière – pour nous aider à rendre le monde meilleur de diverses manières, alors que nous avons fait un mauvais usage de notre liberté. L’intervention divine consistera soit en une action dans les domaines où les lois de la nature ne déterminent pas ce qui arrive (probablement notre vie mentale n’est-elle pas complètement déterminée par des lois de la nature), soit dans la suspension temporaire des lois de la nature. Appelons « miracles » les interventions de ce genre, et non miraculeuses celles du genre précédent. Un miracle est une violation ou une suspension des lois de la nature, produites par Dieu. L’histoire de l’humanité contient-elle des événements du genre de ceux qu’on pourrait attendre de Dieu qu’il les produise et qui cependant ne sont pas le résultat du fonctionnement des lois de la nature ? Elle contient assurément nombre d’événements du genre de ceux que l’on pourrait attendre de Dieu qu’il les produise, mais au sujet desquels nous ne savons pas s’ils sont, ou non, le résultat du fonctionnement des lois de la nature. Je prie pour qu’un ami se remette d’un cancer, et il s’en remet. Comme ordinairement, nous ne connaissons pas, en ses moindres détails, l’état exact de son corps au moment où il a le cancer, nous ne connaissons pas davantage les lois de la nature qui sont à l’œuvre dans son cancer : nous ne pouvons dire si la rémission est due aux lois de la nature ou non. L’homme pieux croit que Dieu est intervenu, et l’athée têtu croit que seules les lois de la nature sont à l’œuvre. Or l’histoire de l’humanité est jalonnée de récits de nombreux évènements dont il est clair, s’ils se sont produits conformément à ces récits, qu’ils n’auraient évidemment pas pu résulter des lois de la nature et qui sont par ailleurs le genre d’événements dont on pourrait attendre de Dieu qu’il les produise. Le « Second Livre des Rois » rapporte qu’un roi malade et en proie au doute, Ézéchias, chercha un signe d’encouragement venant de Dieu, annonçant qu’il guérirait et que Dieu délivrerait Jérusalem des Assyriens. En réponse à la prière du prophète Isaïe pour que Dieu manifeste un signe à Ézéchias, l’ombre projetée par le soleil, est-il rapporté, « recula de dix pas » (II Rois, 20, 11). Une telle chose n’a pu se produire que dans la mesure où les lois de la mécanique (gouvernant la rotation de la terre autour de son axe, et ainsi la direction du soleil venant de Jérusalem), ou les lois de la lumière (gouvernant la formation de l’ombre par la lumière du soleil aux alentours du palais d’Ézéchias) ont été suspendues. »
Richard Swinburne, Y a-t-il un Dieu ?, p.110-111, Ithaque, Paris, 2009.
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Voir les citations restantes dans la page détaillée de l'argument.
« La religion chrétienne a été fondée sur le prétendu miracle de la Résurrection de Jésus. Si cet événement s’est produit tel qu’il est relaté dans les livres du Nouveau Testament, à savoir le retour à la vie d’un homme mort par crucifixion trente-six heures plus tôt, alors il est clair que cet événement implique la suspension des lois de la nature. Et donc, s’il y a un Dieu, c’est lui qui l’a produite : c’est un miracle. La plupart des livres du Nouveau Testament ont été écrits au cours de l’existence de beaucoup de ceux qui ont côtoyé Jésus. Ces livres ont été écrits par des auteurs très divers qui affirment que Marie-Madeleine, d’autres femmes et les apôtres ont vu le tombeau vide ; avec beaucoup d’autres, ils ont vu, parlé et mangé avec Jésus ressuscité. Le corps de Jésus n’a jamais été retrouvé. On est en présence d’un grand miracle sérieusement étayé sur le plan historique, pour lequel il existe des indices substantiels. Quant à savoir quelle est la force de ces indices historiques, c’est le sujet d’innombrables ouvrages écrits depuis deux millénaires, à la lecture desquels les lecteurs doivent se forger leurs propres opinions. »
Richard Swinburne, Y a-t-il un Dieu ?, p.118, Ithaque, Paris, 2009.

Les expériences mystiques

En particulier :

  • Les conversions brusques
  • Les expériences unitives
  • Les visions de Dieu
    « Tel était le malheureux enfant qui, le 25 décembre 1886, se rendit à Notre-Dame de Paris pour y suivre les offices de Noël. Je commençais alors à écrire et il me semblait que dans les cérémonies catholiques, considérées avec un dilettantisme supérieur, je trouverai un excitant approprié et la matière de quelques exercices décadents. C’est dans ces dispositions que, coudoyé et bousculé par la foule, j’assistai, avec un plaisir médiocre, à la grand-messe. Puis, n’ayant rien de mieux à faire, je revins aux vêpres. Les enfants de la maîtrise en robes blanches et les élèves du petit séminaire de saint Nicolas du Chardonnet qui les assistaient, étaient en train de chanter ce que je sus plus tard être la Magnificat. J’étais moi-même debout dans la foule, près du second pilier à l’entrée du chœur à droite du côté de la sacristie. Et c’est alors que se produisit l’événement qui domine toute ma vie. En un instant mon cœur fut touché et je crus. Je crus, d’une telle force d’adhésion, d’un tel soulèvement de tout mon être, d’une conviction si puissante, d’une telle certitude ne laissant place à aucune espèce de doute, que, depuis, tous les livres, tous les raisonnements, tous les hasards d’une vie agitée, n’ont pu ébranler ma foi, ni, à vrai dire, la toucher. J’avais eu tout à coup le sentiment déchirant de l’innocence, l’éternelle enfance de Dieu, une révélation ineffable. En essayant, comme je l’ai fait souvent, de reconstituer les minutes qui suivirent cet instant extraordinaire, je retrouve les éléments suivants qui, cependant, ne formaient qu’un seul éclair, une seule arme, dont la Providence divine se servait pour atteindre et s’ouvrir enfin le cœur d’un pauvre enfant désespéré : « Que les gens qui croient sont heureux ! Si c’était vrai, pourtant ? C’est vrai ! Dieu existe, Il est là. C’est quelqu’un, c’est un être aussi personnel que moi ! Il m’aime, Il m’appelle. » Les larmes et les sanglots étaient venus et le chant si tendre de l’Adeste ajoutait encore à mon émotion. »
    Paul Claudel, Ma conversion, 1913.
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« Si le mysticisme est bien ce que nous venons de dire, il doit fournir le moyen d’aborder en quelque sorte expérimentalement le problème de l’existence et de la nature de Dieu. Nous ne voyons pas, d’ailleurs, comment la philosophie l’aborderait autrement. D’une manière générale, nous estimons qu’un objet qui existe est un objet qui est perçu ou qui pourrait l’être. Il est donc donné dans une expérience, réelle ou possible. »
Henri Bergson, Les deux sources de la morale et de la religion, 1932.

Les manifestations de la Providence

En particulier :

  • Les réponses de Dieu aux prières
  • Des évènements historiques signifiants très improbables
  • Des évènements très improbables dans nos vies qui nous avertissent ou nous sauvent
    « Beaucoup de gens croient en l’existence de Dieu. Mais peu savent que parce qu’il nous aime, Dieu nous invite à bien plus : il nous offre une relation personnelle d’intimité avec lui. C’est en effet au travers de celle-ci qu’il peut agir véritablement pour transformer notre vie. Ceux/celles qui ont fait cette rencontre témoignent combien ils expérimentent l’amour de Dieu. Dieu leur parle et ils le voient répondre à leurs prières. »
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« Il est évident que, à tort ou à raison, il a semblé […] à des milliards d’êtres humains, qu’une fois dans leur vie, à un degré ou à un autre, ils ont été conscients que Dieu dirigeait le cours d’un événement. Les enquêtes montrent qu’il en est ainsi pour des milliards de gens aujourd’hui, sans compter les époques antérieures. Ces gens peuvent bien sûr se tromper, mais c’est comme cela que les choses leur sont apparues. Or c’est un principe de base de la rationalité, que j’appelle le principe de crédulité, que nous devons penser que les choses sont comme elles nous apparaissent […] à moins que et jusqu’à ce que nous ayons la preuve que nous nous sommes trompés. […] Si j’ai l’impression de voir une table ou d’entendre la voix d’un ami, je dois penser que c’est le cas jusqu’à ce que j’aie la preuve que je me suis trompé. Si vous dites le contraire – si vous dites : ne vous fiez jamais aux apparences avant qu’il soit prouvé qu’elles sont fiables – vous ne pourrez jamais avoir la moindre certitude. En effet, qu’est-ce qui peut vous prouver que les apparences sont fiables, sinon d’autres apparences ? Or si vous ne pouvez vous fier aux apparences comme telles, vous ne pourrez pas non plus vous fier à vos cinq sens ordinaires, il est tout aussi rationnel de vous fier, le cas échéant, à votre sens religieux. »
Richard Swinburne, Y a-t-il un Dieu ?, p.122-123, Ithaque, Paris, 2009.

Les Révélations conservées dans les textes sacrés

Page détaillée
Les Révélations conservées dans les textes sacrés attestent l'intervention de Dieu
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Aucun sous-argument n'a été entré. Les textes sacrés sont truffés d'erreurs et de contradictions
Les textes sacrés sont la création d'êtres humains
Les Révélations des textes sacrés proviennent d'êtres invisibles qui ne sont pas Dieu
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« Une autre raison que Dieu peut avoir d’intervenir dans l’histoire est de nous donner des informations, de nous révéler des vérités. Sans aucune aide, notre raison est bien capable […] d’arriver à la conclusion que, probablement, il y a un Dieu ; elle est bien capable également d’établir plusieurs vérités morales très générales (par exemple qu’il est bon de nourrir ceux qui meurent de faim, quels qu’ils soient). Mais les êtres humains sont des créatures à l’intelligence limitée, et ils sont notoirement capables de se cacher à eux-mêmes des conclusions qui leur crèvent les yeux, quand ces conclusions ne sont pas les bienvenues. Les conclusions en matière de religion et de morale sont celles que nous sommes évidemment disposés à écarter parce que, quelles que soient les conclusions auxquelles nous parvenons (religieuses ou athées), elles ont des conséquences sur le genre de vie qui vaut la peine d’être vécue ; il se peut que nous rechignions à les accepter parce qu’elles entrent en conflit avec notre mode de vie quotidien. Les êtres humains ont donc besoin d’aide – aide pour comprendre quelles sont leurs obligations et en quoi consiste leur bien suprême, aide et encouragement pour rechercher ce bien. De toutes les façons, un Dieu qui veut entrer en contact avec nous aura aussi à nous dévoiler des choses sur lui-même, simplement pour que nous le connaissions mieux. Les grandes religions occidentales affirment toutes que Dieu est intervenu dans l’histoire pour révéler des vérités aux hommes ; elles ajoutent généralement qu’il a établi un moyen qui, dans une certaine mesure et d’une certaine façon, puisse assurer la conservation de ces vérités parmi les hommes. Les Juifs affirment que Dieu est intervenu dans l’histoire avec Abraham et Moïse, et qu’il a révélé des vérités qui, par la suite, ont été conservées par le peuple juif dans les Écritures hébraïques (qui forment l’Ancien Testament des Chrétiens). Les Chrétiens admettent cette révélation, mais ils ajoutent que la principale intervention de Dieu est celle de Jésus-Christ, qui nous a révélé des choses conservées par l’Église chrétienne dans la Bible (le Nouveau Testament, et l’Ancien Testament interprété à la lumière du Nouveau). L’islam reconnaît aussi, dans une certaine mesure, les affirmations juives et chrétiennes, mais il proclame que Mahomet est le dernier prophète en qui la Révélation atteint son point culminant, révélation recueillie dans le Coran. »
Richard Swinburne, Y a-t-il un Dieu ?, p.116-117, Ithaque, Paris, 2009.
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« Les Évangiles racontent qu’il y a 2000 ans de cela, Dieu est venu lui-même sur terre, en chair et en os. « Je suis descendu du ciel », « celui qui m’a vu a vu le Père » disait Jésus, se disant ainsi Dieu incarné, Dieu fait homme (Évangile de Jean ch.6 v.38, ch.14 v.9). Jésus a manifesté combien il est un Dieu Amour, en guérissant tous ceux qui venaient à lui, sans rien demander en retour. Il a manifesté aussi combien il est au-dessus des lois physiques, en créant de nouveaux organismes. Il a montré qu’il a la vie en lui-même, en ressuscitant plusieurs personnes. Enfin, il a prouvé qu’il était Dieu, en ressuscitant lui-même des morts : Jésus est vivant aujourd’hui. Il oeuvre dans la vie de ceux qui l’accueillent. À ceux qui se tournent vers lui, qui lui demandent sincèrement de se révéler à eux, il se fait connaître (Evangile de Jean ch.14 v.21): « Celui qui m’aime sera aimé de mon Père, je l’aimerai et je me ferai connaître à lui » »

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Objections [ modifier ]

Les prétendues interventions divines reposent sur des éléments de preuve qui ne sont pas fiables

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Les prétendues interventions divines reposent sur une conception superstitieuse du monde

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