Dieu explique la création, l'adaptation et la complexité des espèces

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Présentation de l'argument [ modifier ]

La théorie de l'évolution, qui suppose la création de nouveaux organes par évolutions successives, ne marche pas : en effet, les embryons d'organes ou types de transition entre deux organes ne sont pas avantageux. Il faut des sauts brusques d'un organe pleinement constitué à un autre pour qu'il y ait avantage adaptatif. Ces sauts brusques restent inexpliqués. Ont-ils été programmés par Dieu ? Le biologiste australien Michael Denton passe un chapitre de son ouvrage L'évolution a-t-elle un sens ? à étudier le problème de l'oeil de la langouste. On constate chez des races proches de crustacés deux types d'yeux fonctionnant selon un principe optique différent. Pour les langoustes, il s'agit d'unités visuelles carrées : elles sont composées d'unités oculaires consistant en un minuscule tube de section carrée, à peu près deux fois plus long que large et dont les faces latérales sont des miroirs plans. Les rayons lumineux sont réfléchis par les miroirs latéraux pour converger sur un même point de la rétine. Or chez la grande majorité des crustacés, les unités oculaires sont rondes ou hexagonales, car fondées sur le principe de la réfraction. On ne rencontre aucun type intermédiaire entre ces genres d'yeux. Et bien sûr, il n'y a pas trace de fossiles dotés de cet organe embryonnaire ! En réalité, on ne peut guère concevoir ce que serait cet oeil de transition entre celui qui fonctionne selon le principe de réflexion et celui qui utilise la réfraction "[…] tant diffèrent leurs agencements respectifs sur le plan de la géométrie et du fonctionnement optique. L'unité oculaire d'un type d'oeil de transition devrait à la fois se situer à mi-chemin entre l'hexagone et le carré, à mi-chemin entre la lentille réfractante et la surface réfléchissante, et néanmoins posséder les propriétés optiques nécessaires à la formation d'une image." (Michael Denton, L'évolution a-t-elle un sens ?, Fayard, page 486).

Citations

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Sous-arguments

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Objections [ modifier ]

La création, l'adaptation et la complexité des espèces s'expliquent par la théorie de la sélection naturelle

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La création, l'adaptation et la complexité des espèces s'expliquent par la théorie de la sélection naturelle
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Aucun sous-argument n'a été entré. Le hasard ne peut suffire à expliquer la création, l'adaptation et la complexité des espèces
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« La vie crée de l’ordre, de la complexité, du sens ? Certes. Mais cette néguentropie du vivant, outre qu’elle reste locale et provisoire (elle ne survivra pas, sur Terre, à l’extinction du Soleil), s’explique, depuis Darwin, de mieux en mieux : l’évolution des espèces et la sélection naturelle remplacent avantageusement – par une hypothèse plus simple – le plan providentiel d’un mystérieux Créateur. On comprend que les partisans du « dessein intelligent » s’en prennent si souvent au darwinisme, jusqu’à prétendre parfois – au nom de la Bible ! – en interdire l’enseignement ou le mettre au même niveau que la Genèse. Si le hasard (des mutations) crée de l’ordre (par la sélection naturelle), on n’a plus besoin d’un Dieu pour expliquer l’apparition de l’homme. La nature y suffit. »
André Comte-Sponville, L’esprit de l’athéisme, Albin Michel, 2006.

Certains cas de sauts évolutifs sont déjà expliqués

Aucun résumé ni citation n'a été entré.

Les cas inexpliqués aujourd'hui seront expliqués un jour

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Dieu n'est que le nom de notre ignorance
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Aucun sous-argument n'a été entré. Aucune objection n'a été entrée.
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« Sans doute, il reste encore beaucoup d’inconnu, de sombre et d’incompris par nous dans l’univers ; sans doute, il s’ouvrira toujours de nouvelles lacunes dans notre savoir, à mesure que les vieilles lacunes seront comblées. Mais nous ne voyons pas de région dans laquelle il nous serait impossible de trouver l’explication des phénomènes, en nous adressant aux simples faits physiques, – ceux qui se produisent lorsque deux billes de billard se rencontrent, ou lors de la chute d’une pierre, ou bien aux faits chimiques que nous voyons autour de nous. Ces faits mécaniques nous suffisent jusqu’à présent pour expliquer toute la vie de la Nature. Nulle part ils ne nous ont fait défaut : et nous n’entrevoyons pas la probabilité de jamais découvrir une région où les faits mécaniques ne nous suffiraient plus. Rien, jusqu’à présent, ne nous en fait soupçonner l’existence. »

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Références

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Débat parent