Contrôler et freiner les luttes a été le rôle des syndicats tout au long du vingtième siècle

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Sous-arguments [ modifier ]

Dans tous les pays, les syndicats ont cautionné et encouragé l'engagement des travailleurs dans la Première Guerre mondiale

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Dans tous les pays, les syndicats ont cautionné et encouragé l'engagement des travailleurs dans la Première Guerre mondiale
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« L’explosion de la Première Guerre mondiale révéla au grand jour ces évolutions souterraines qui taraudaient le mouvement ouvrier. Dans tous les pays, à l’exception d’une poignée de minoritaires, les syndicats s’alignèrent derrière leur bourgeoisie. Les dirigeants syndicaux laissèrent les travailleurs partir pour s’entretuer, contribuèrent à l’effort de guerre et encouragèrent le patriotisme. Devenus du jour au lendemain ministres ou commissaires à la nation comme Jouhaux, le nouveau secrétaire de la CGT, ils jouèrent au sein de l’industrie, militarisée et largement planifiée par les gouvernements, le rôle des officiers sur les champs de bataille. »
Lutte ouvrière, « Les syndicats hier et aujourd'hui », Cercle Léon Trotsky, 15/10/2010.

Des dirigeants syndicaux ont collaboré avec la bourgeoisie pour encourager l'effort de guerre pendant la Première Guerre mondiale

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Des dirigeants syndicaux ont collaboré avec la bourgeoisie pour encourager l'effort de guerre pendant la Première Guerre mondiale
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« La Première Guerre mondiale marqua un tournant dans l’intégration des syndicats au sein des institutions. Les hommes politiques de la bourgeoisie purent vérifier la solubilité des bureaucrates dans leur appareil d’État. En pleine guerre, Jouhaux fit une conférence à la Fédération des Industriels et Commerçants Français, sur le thème : « De la nécessité d’organiser la reprise de la vie économique au lendemain de la guerre ». Jouhaux montrait ainsi que l’union sacrée était appelée à durer bien au-delà de la guerre. »
Lutte ouvrière, « Les syndicats hier et aujourd'hui », Cercle Léon Trotsky, 15/10/2010.

Les directions syndicales ont tout fait pour lutter contre la vague révolutionnaire déclenchée par la Révolution russe

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Les directions syndicales ont tout fait pour lutter contre la vague révolutionnaire déclenchée par la Révolution russe
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
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« La guerre accoucha de la vague révolutionnaire qui, partie de Russie, toucha l’Allemagne et plusieurs pays européens. Du point de vue de la bourgeoisie, l’urgence était d’endiguer cette vague. Elle eut recours à ses deux moyens d’action favoris : la répression brutale et l’enrôlement des dirigeants du mouvement ouvrier. Les chefs syndicalistes domestiqués jouèrent tout leur rôle, particulièrement en Allemagne, où la bourgeoisie n’avait plus d’autres appareils que le parti et les syndicats sociaux démocrates pour conserver son pouvoir. »
Lutte ouvrière, « Les syndicats hier et aujourd'hui », Cercle Léon Trotsky, 15/10/2010.

La direction de la CGT a mis tout son poids pour canaliser la grève générale de 1936 en France

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La direction de la CGT a mis tout son poids pour canaliser la grève générale de 1936 en France
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
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« Pour endiguer la montée ouvrière, les bourgeoisies française et américaine […] s’appuyèrent sur la collaboration des bureaucraties syndicales. […] Les dirigeants de la CGT, dans les pas de ceux du PS et du PC, mirent tout leur poids pour arrêter les grèves, qui, avec l’occupation des usines, commençaient à contester au patronat le contrôle des moyens de production. Frachon, dirigeant communiste de la CGT, déclarait en juillet 1936 : « Nous disons aujourd’hui [aux ouvriers], avec franchise, que le prolongement de l’action gréviste, de la continuation de l’occupation des usines, les desservirait ». »
Lutte ouvrière, « Les syndicats hier et aujourd'hui », Cercle Léon Trotsky, 15/10/2010.

À la sortie de la Deuxième Guerre mondiale, les directions syndicales ont contribué à la perpétuation du capitalisme en France

« Dans tous les pays impérialistes, les directions syndicales, liées ou non aux partis communistes, firent accepter à la classe ouvrière la restauration des appareils d’État bourgeois malgré les sacrifices que l’on continuait à lui imposer. Dans un nouveau contexte, elles permirent la perpétuation du capitalisme. »
Lutte ouvrière, « Les syndicats hier et aujourd'hui », Cercle Léon Trotsky, 15/10/2010.

Après la Deuxième Guerre mondiale, la CGT a muselé et réprimé toute opposition à sa gauche

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Après la Deuxième Guerre mondiale, la CGT a muselé et réprimé toute opposition à sa gauche
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« En se revendiquant des idées communistes, même largement frelatées, déformées par le stalinisme, le nationalisme, l’électoralisme, le PC et la CGT entretenaient malgré eux l’idée que le prolétariat avait des intérêts opposés à ceux de la bourgeoisie et l’espoir d’un changement radical de société. En cas de radicalisation, ils couraient le risque d’être pris au mot et débordés par la base. C’est pour cela qu’ils muselaient toute opposition sur leur gauche. Si l’on trouvait à des postes de responsables des sans-partis, des socialistes, des militants issus de la Jeunesse ouvrière chrétienne voire des prêtres ouvriers, les militants d’extrême gauche ou les communistes dissidents, eux, en étaient exclus. Ils étaient attaqués physiquement dès qu’ils tentaient de s’adresser par tracts aux travailleurs. »
Lutte ouvrière, « Les syndicats hier et aujourd'hui », Cercle Léon Trotsky, 15/10/2010.

La CGT a mis tout son poids pour canaliser la grève générale de Mai 1968 en France

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La CGT a mis tout son poids pour canaliser la grève générale de Mai 1968 en France
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
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« La grève de Mai 1968, l’un des rares épisodes de grève générale de l’après-guerre, illustra le comportement de la direction de la CGT tout en écornant un peu son monopole auprès de la classe ouvrière. Alors que la grève, démarrée dans le milieu étudiant, commençait à s’étendre aux entreprises, spontanément ou par l’action de militants politisés, Séguy, Krasucki et autres dirigeants de la CGT appelèrent à la grève générale. Le PC ne voulait surtout pas être débordé dans le milieu ouvrier comme il l’avait été dans le milieu étudiant. Mais ce furent aussi la CGT et le PC qui mirent tout leur poids pour faire reprendre le travail dès qu’ils l’estimèrent possible. »
Lutte ouvrière, « Les syndicats hier et aujourd'hui », Cercle Léon Trotsky, 15/10/2010.

Depuis la crise des années 1970, les directions syndicales mettent toute leur influence pour faire avaler aux travailleurs les sacrifices exigés par les capitalistes

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Depuis la crise des années 1970, les directions syndicales mettent toute leur influence pour faire avaler aux travailleurs les sacrifices exigés par les capitalistes
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Les militants de la CGT ont démoralisé les travailleurs en les remettant à la victoire électorale de la gauche unie derrière François Mitterrand
Durant la présidence de François Mitterrand, les directions syndicales n'ont pas cherché à mener pleinement le combat contre les fermetures d'usines et les licenciements
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« Avec le retour de la crise, les directions syndicales ont joué pleinement le rôle pour lequel la bourgeoisie leur concède des moyens et de la reconnaissance sociale. Elles ont pesé de toute leur influence pour faire avaler aux travailleurs les immenses sacrifices que la crise de l’économie capitaliste exigeait du point de vue du patronat. Elles ont démoralisé les travailleurs en soutenant sans réserve la gauche lors de ses passages dans les gouvernements ; passages au cours desquels les fermetures d’entreprises, le chômage, la précarité, l’exploitation au travail se sont accrus inexorablement ; passages au cours desquels les salaires comme les conditions d’accès à la santé ou à la retraite se sont dégradés. »
Lutte ouvrière, « Les syndicats hier et aujourd'hui », Cercle Léon Trotsky, 15/10/2010.

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Objections

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Références

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