La classe ouvrière est-elle révolutionnaire ?

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Sommaire

Pour comprendre le débat

Voir aussi : Classe ouvrière sur Wikipédia.

Carte des arguments

POUR
CONTRE

La classe ouvrière est la principale force sociale
La classe ouvrière a la force et le savoir-faire économiques
La classe ouvrière a la conscience révolutionnaire
La classe ouvrière a fait la preuve de sa capacité à faire la révolution

La classe ouvrière ne croit pas en la révolution
La classe ouvrière a perdu son pouvoir économique
La classe ouvrière n'est plus le moteur du changement
La classe ouvrière n'a plus confiance en ses forces
La classe ouvrière est trop divisée pour avoir conscience d'elle-même
La classe ouvrière a disparu
La révolution peut très bien se faire sans la classe ouvrière

Arguments POUR

La classe ouvrière est la principale force sociale

La classe ouvrière a la force du nombre

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La classe ouvrière est capable d'entrainer les autres classes derrière elle

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Les autres classes sociales tendent à décliner

« La tendance générale du capitalisme a bien été, comme l’avait entrevu Marx, d’entraîner les autres classes que le prolétariat vers un déclin irrémédiable. Artisans, commerçants, petits patrons, travailleurs indépendants, n’ont certes pas disparu, mais ils ne représentent plus aujourd’hui qu’une petite minorité du monde du travail, incapables qu’ils sont de résister à la concurrence de la grande industrie. Pour ne prendre que l’exemple de la France, si en 1856 les travailleurs indépendants représentaient plus d’un actif sur deux, ils en représentent moins d’un sur dix aujourd’hui. Finalement, le capitalisme a exproprié bien plus de petits propriétaires qu’aucune révolution communiste ne le fera jamais ! »
« Quant à la question de la paysannerie, dans les pays riches, elle est réglée depuis longtemps : en France, les agriculteurs ne représentent plus que 3 % de la population active, et aux États-Unis, 1,4 %. Dans le Tiers-Monde, il subsiste certes une immense population de paysans pauvres – 1,3 milliard de par le monde ne travaillent qu’à la seule force de leurs bras. Au fil des décennies, la proportion de paysans dans la population mondiale n’en a pas moins continué à décroître inéluctablement. Et le phénomène s’accélère : le nombre d’habitants des villes, à l’échelle de la planète, légèrement inférieur à 30 % en 1950, a dépassé les 50 % en 2007. Dans tous les pays qui ont connu un développement industriel important, cet exode rural est plus massif qu’ailleurs : entre 1985 et 2009, au Brésil, la proportion de paysans dans la population active est passée de 29% à 19%. En Chine, de 60 à 44%. [...] La tendance générale de l’évolution du capitalisme est à la baisse absolue du nombre de paysans dans le monde. »
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La classe ouvrière a la force et le savoir-faire économiques

Pour faire tourner une autre société

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La classe ouvrière a la force et le savoir-faire économiques pour faire tourner une autre société

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La classe ouvrière a la conscience révolutionnaire

Du fait de ses mauvaises conditions de vie et de travail

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Du fait de sa concentration dans les villes et les lieux de travail

« Le prolétariat, dès les débuts de la révolution industrielle, s’est trouvé concentré dans des villes de plus en plus grandes, partageant les mêmes conditions de vie. Plongés dans les villes, au milieu d’un immense brassage culturel, technique, les prolétaires sont amenés à modifier non seulement leur manière de vivre, mais leur manière de penser, après avoir été, dit toujours Marx, « arrachés à la stupidité de la vie rurale. » »
« Ce sont les conditions de vie que les capitalistes ont imposées aux prolétaires, c’est le bouleversement total de leur existence, qui a créé les conditions de cette prise de conscience. Des travailleurs des chemins de fer de Silésie, en 1844, s’exprimaient à ce propos dans une lettre : « [La situation] a pour nous un avantage : nous sommes venus ici par milliers, nous avons appris à nous connaître, et notre fréquentation mutuelle nous a ouvert l’esprit, à la plupart. Il n’y en a plus guère parmi nous qui croient aux vieilles blagues. Ce qu’on osait pas penser tout bas, à la maison, nous le disons maintenant tout haut : que c’est nous qui entretenons les riches, et que nous n’avons qu’à le vouloir pour qu’ils crèvent de faim s’ils ne veulent pas travailler. » »

Elle est la seule classe capable de mener la révolution jusqu'au bout

« Ce qui, fondamentalement, fait en revanche du prolétariat une classe révolutionnaire, c’est le fait que la société bourgeoise ne lui donne aucune possibilité, aucun espoir d’affranchissement individuel. Un prolétaire qui retourne à l’état d’artisan ou de petit patron ne peut guère espérer autre chose que de se voir ruiné par la concurrence de patrons plus riches – et donc mieux outillés – que lui, et de retourner à l’usine. […] Les prolétaires, eux, n’ont aucun privilège à consolider ; ils n’ont, dit Marx, « rien à sauvegarder qui leur appartienne » dans la société capitaliste, et ne peuvent changer le monde qu’en abolissant totalement tout rapport d’exploitation. C’est ce qui fait du prolétariat la classe la plus révolutionnaire que l’humanité ait jamais connue. Et la seule qui soit, frontalement, opposée aux capitalistes. »
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La classe ouvrière a fait la preuve de sa capacité à faire la révolution

La classe ouvrière a une longue histoire de luttes

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La classe ouvrière s'est déjà emparée du pouvoir

« La Révolution russe a été le point culminant de l’ascension du mouvement ouvrier commencée en 1848. Elle a renforcé l’idée selon laquelle le prolétariat était la classe révolutionnaire de l’avenir. La Révolution russe n’a ressemblé à rien de ce qui s’était fait auparavant, et à rien de ce qui s’est fait après, jusqu’à maintenant tout au moins. Car cette révolution ne s’est pas contentée de renverser un tyran : elle a aussi renversé les républicains bourgeois qui ont succédé au tyran, ce que juin 48 n’avait pas réussi. Elle a placé à la tête d’un pays les ouvriers armés, et entrepris sous leur direction de remodeler totalement la société, sur une autre base que la propriété privée des moyens de production. Elle s’est donnée, dès le premier jour, l’objectif de gagner à elle les travailleurs du monde entier, de devenir une révolution mondiale, d’extirper le capitalisme de tous les recoins de la planète. Elle a créé une nouvelle Internationale, un authentique parti révolutionnaire mondial. Ses dirigeants ont analysé la faillite de la social-démocratie et tracé de nouvelles voies pour construire des partis révolutionnaires, redonnant ainsi de l’espoir et des perspectives aux travailleurs de toute la planète. »
« Si la Commune de Paris avait été un coup de tonnerre, la révolution d’Octobre 1917 en Russie fut un ouragan : ce n’était pas à l’échelle d’une ville, mais sur un territoire représentant un sixième des terres émergées de la planète que le prolétariat s’empara du pouvoir, consciemment – et dans un pays où il était extrêmement minoritaire, puisque plus de 90% de la population russe était paysanne. La Révolution russe fut la démonstration, concrète, qu’un prolétariat conscient et organisé, fût-il minoritaire, est capable d’entraîner derrière lui toutes les autres couches opprimées de la société, y compris la petite bourgeoisie et la paysannerie. »

La classe ouvrière a terrorisé la bourgeoisie après chaque lutte d'importance

« Combatif et plus organisé qu’il ne l’avait jamais été, le mouvement ouvrier, entre 1880 et 1914, remporta d’importantes victoires, arracha aux patrons de meilleurs salaires, de meilleures conditions de vie, fit pénétrer des ouvriers dans les sanctuaires politiques de la bourgeoisie, les Parlements ; il fit planer sur toute la société bourgeoise la crainte permanente des révolutions et obligea la bourgeoisie à composer. »
« La réaction de la bourgeoisie face à cette révolution [la Révolution russe] montre à elle seule en quoi elle était profondément différente de toutes les autres : jamais, à aucun moment dans l’Histoire, la bourgeoisie n’a mis autant d’énergie, de haine, de hargne, dans sa volonté d’écraser une révolution. Si tous les États belligérants de la guerre de 1914-18 se sont subitement réconciliés pour aller essayer de massacrer la Révolution russe, c’est précisément parce que c’était une révolution prolétarienne, parce qu’elle avait créé le premier État dirigé par des ouvriers dans l’histoire, et que la bourgeoisie savait que son salut ne tenait qu’à la destruction de cet État. »

La classe ouvrière est à l'origine des plus grandes avancées sociales du 19e et 20 siècles

« C’est elle [la classe ouvrière] qui prit en main tous les grands combats de la société de l’époque, qui tira littéralement la société vers l’avant. Le mouvement ouvrier véhicula, à l’époque, avant tout le monde, les idées les plus progressistes – la réduction de la journée de travail, la lutte contre les préjugés religieux et antisémites, la lutte pour les droits des femmes, pour l’éducation populaire, pour l’union internationale entre les travailleurs, contre la guerre. […] Combatif et plus organisé qu’il ne l’avait jamais été, le mouvement ouvrier, entre 1880 et 1914, remporta d’importantes victoires, arracha aux patrons de meilleurs salaires, de meilleures conditions de vie, fit pénétrer des ouvriers dans les sanctuaires politiques de la bourgeoisie, les Parlements. »
Il n'y a aucune objection pour le moment.

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Arguments CONTRE

La classe ouvrière ne croit pas en la révolution

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La classe ouvrière a perdu son pouvoir économique

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La classe ouvrière n'est plus le moteur du changement

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La classe ouvrière n'a plus confiance en ses forces

La perte de la fierté et de la dignité ouvrières

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La perte de l'espoir collectif

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La montée de la résignation

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La classe ouvrière est trop divisée pour avoir conscience d'elle-même

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La classe ouvrière a disparu

La classe ouvrière a disparu du fait de la tertiarisation de l'économie

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La classe ouvrière n'a jamais été aussi importante à l'échelle mondiale

« Le fait que la classe ouvrière ne pèse plus, au niveau politique, permet à tous les défenseurs du capitalisme de proclamer sa disparition, non seulement politiquement mais même, aussi absurde que ce soit, socialement. Combien de fois chaque jour n’entendons-nous pas que « la classe ouvrière n’existe plus », que l’on serait entré dans l’ère de la « société des services », dans la période post-industrielle ? La question se pose donc de savoir ce que représente le prolétariat dans la société d’aujourd’hui. La réponse est simple : en tant que force sociale, le prolétariat mondial est aujourd’hui infiniment plus puissant, plus développé qu’il ne l’a jamais été – et plus seulement à l’échelle des seuls pays riches. »
« C’est bien le prolétariat – c’est-à-dire l’ensemble des travailleurs salariés – qui est en passe de devenir, de façon absolue, la classe la plus nombreuse sur la planète. Le prolétariat représentait en 2005, selon une étude du Bureau international du travail, environ deux milliards d’êtres humains : le BIT comptabilisait alors 600 millions d’ouvriers d’industrie, 450 millions d’ouvriers agricoles, et environ un milliard d’employés des services. Les chiffres généralement admis faisant état d’une population active mondiale d’environ trois milliards d’individus, le prolétariat en représente donc les deux tiers, ou la moitié si l’on ne compte que le prolétariat urbain. Ce qui, on l’avouera, n’est pas si mal pour une classe qui est censée avoir disparu. »

La révolution peut très bien se faire sans la classe ouvrière

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Pour aller plus loin

Bibliographie

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Sitographie

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