L'ordre et la complexité du monde supposent un Dieu créateur

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Présentation de l'argument

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Citations

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Sous-arguments [ modifier ]

Dieu rend compte du plan d'ensemble du monde

« Si je vois l'horloge, je suppose un horloger » (Voltaire). L'univers forme un tout ordonné par des lois ; ce Tout a produit des systèmes planétaires stables, puis le vivant, enfin la conscience. Attribuer une telle séquence au seul hasard est absurde. Chaque étape du développement cosmique montre qu'une intelligence créatrice est à l’œuvre.
« Mais enfin toute la nature montre l’art infini de son auteur. Quand je parle d’un art, je veux dire un assemblage de moyens choisis tout exprès pour parvenir à une fin précise : c’est un ordre, un arrangement, une industrie, un dessein suivi. Le hasard est tout au contraire une cause aveugle et nécessaire, qui ne prépare, qui n’arrange, qui ne choisit rien, et qui n’a ni volonté ni intelligence. Or je soutiens que l’univers porte le caractère d’une cause infiniment puissante et industrieuse. Je soutiens que le hasard, c’est-à-dire le concours aveugle et fortuit des causes nécessaires et privées de raison, ne peut avoir formé ce tout. […] Qui trouverait dans une île déserte et inconnue à tous les hommes une belle statue de marbre, dirait aussitôt : sans doute il y a eu ici autrefois des hommes : je reconnais la main d’un habile sculpteur : j’admire avec quelle délicatesse il a su proportionner tous les membres de ce corps, pour leur donner tant de beauté, de grâce, de majesté, de vie, de tendresse, de mouvement et d’action. Que répondrait cet homme si quelqu’un s’avisait de lui dire : non, un sculpteur ne fit jamais cette statue. Elle est faite, il est vrai, selon le goût le plus exquis, et dans les règles de la perfection ; mais c’est le hasard tout seul qui l’a faite. Parmi tant de morceaux de marbre, il y en a eu un qui s’est formé ainsi de lui-même ; les pluies et les vents l’ont détaché de la montagne ; un orage très-violent l’a jeté tout droit sur ce piédestal, qui s’était préparé de lui-même dans cette place. C’est un Apollon parfait comme celui du Belvédère : c’est une Vénus qui égale celle de Médicis : c’est un Hercule qui ressemble à celui de Farnèse. Vous croiriez, il est vrai, que cette figure marche, qu’elle vit, qu’elle pense, et qu’elle va parler : mais elle ne doit rien à l’art ; et c’est un coup aveugle du hasard, qui l’a si bien finie et placée. »
Fénelon, Traité de l’existence de Dieu, Éditions Universitaires, Grenoble, 1990.
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Voir les citations restantes dans la page détaillée de l'argument.
« Est-ce donc être homme que d’attribuer non à une cause intelligente, mais au hasard, les mouvements si réglés du ciel, le cours si régulier des astres, et tant d’autres choses si bien proportionnées et conduites avec tant de raison que notre raison se perd à les vouloir approfondir ? Quand nous voyons des machines qui se meuvent artificiellement, une sphère, une horloge, et autres objets semblables, nous ne doutons pas que l’esprit ait eu part à ce travail. Comment donc pouvons-nous douter que le monde soit dirigé, je ne dis pas simplement par une intelligence, mais par une excellente et divine intelligence, quand nous voyons le ciel se mouvoir avec une prodigieuse vitesse, et faire succéder annuellement les unes aux autres les diverses saisons, qui vivifient et qui conservent tout ? Laissant donc de côté toute discussion subtile, nous pouvons maintenant repaître nos yeux du spectacle de ces belles choses, dont nous rapportons rétablissement à une divine providence. »
Cicéron, De la nature des dieux, livre II, § 97-98, 45 av. J.-C..

Dieu explique l'existence des lois de la nature

L'univers n'est pas un chaos informe, mais une matière informée, structurée par des lois. S'il n'y avait pas d'intelligence créatrice, il devrait être un magma d'énergie. L'existence de ces lois stables pose question. D'où viennent-elles ? Ne sont-elles pas crées et maintenues par un Dieu créateur ?
« Tout obéit à des lois : la biologie, la physique, la chimie, même la sociologie et la psychologie humaines. D’où viennent-elles ? Une loi ne se fait pas toute seule, mais elle est toujours établie par quelqu’un. Or qui est au-dessus et en dehors de l’univers pour en faire ses lois ? »
Hubert Reeves.

Dieu explique l'ajustement très improbable des constantes fondamentales de l'univers

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Dieu explique l'ajustement très improbable des constantes fondamentales de l'univers
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Aucun sous-argument n'a été entré. Notre univers n'est qu'un des multiples univers existants
Cet ajustement fin est relativement probable
Que Dieu ait réussi à ajuster les lois de l'univers est au moins aussi improbable que son existence
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Il existe quelques constantes fondamentales. Les valeurs de ces constantes sont données, sans que l'on puisse les expliquer. Si l'une de ces constantes variait de quelques centièmes, l'univers ne pourrait pas exister : soit il s'effondrerait sur lui-même, ou se disperserait sans former de galaxies, etc. Ces constantes sont donc ajustées d'une façon totalement improbable, pour permettre l'univers, la vie et la conscience. Seul Dieu a pu créer un tel ajustement.
« Depuis près de quarante ans, les scientifiques ont établi que l'existence de la vie était suspendue à un paramétrage extrêmement fin des conditions initiales de l'univers. Les capacités de calcul des ordinateurs ont en effet permis de simuler ce qu'aurait été l'univers si deux types de données avaient été différentes : les constantes qui figurent dans l'expression mathématique des lois physiques (par exemple G dans la loi de Newton F = G * m1 * m2 / d2) et les conditions initiales de l'univers (le niveau d'entropie, la densité, la vitesse d'expansion, le rapport entre matière et antimatière, etc.). Il va de soi que ces données ne sont pas déterminées par les lois physiques elles-mêmes, et que les lois pourraient rester les mêmes avec des constantes différentes (par exemple G pourrait être égal 7,673 au lieu de 6,673). On aurait pu penser que, vaille que vaille, à peu près n'importe quel arrangement eût donné un univers différent mais habitable, ou du moins riche en complexité. Eh bien pas du tout ! À leur étonnement, les scientifiques ont découvert qu'une modification minime d'une constante ou des conditions initiales entraînait la stérilité complète de l'univers. Il suffit de modifier d'un léger tour de vis les conditions physiques une seconde après le Big Bang pour rendre impossible la formation des étoiles, donc la synthèse des atomes lourds, donc la chimie, donc a fortiori toute formation de molécules complexes carbonées. [...] On peut multiplier les exemples, au moins pour donner quelques ordres de grandeur : si l'on augmente la force nucléaire forte de 1 %, l'apparition du carbone devient impossible. Si l'on augmente de 2 %, les protons ne peuvent plus se former à partir des quarks, tant et si bien qu'il n'y a même plus d'atomes dans la nature. Si on la diminue de 5 %, aucune synthèse d'éléments lourds n'est possible et l'univers n'est qu'un immense amas d'hydrogène. Si l'on s'intéresse maintenant à la force nucléaire faible, on voit qu'une valeur plus forte aurait empêché la fusion à l'intérieur des étoiles, nécessaire à la synthèse des éléments lourds indispensables à la constitution, bien plus tard, des molécules organiques. L'univers ne serait que de l'hydrogène. Plus faible et l'univers ne serait fait que d'hélium. Si la force gravitationnelle avait été légèrement plus grande, toutes les étoiles auraient été des « naines rouges », empêchant l'apparition des systèmes solaires propres à la vie. Légèrement plus faible, et les étoiles auraient brûlé trop vite pour que la vie pût apparaître. Des simulations ont également été menées sur la densité de l'univers et sa vitesse d'expansion : d'après Hawking, à l'ère de Planck, 10-43 seconde après le Big Bang, si la densité de l'univers avait été infinitésimalement différente, l'espace n'aurait pas été euclidien et la vie impossible. On pourrait continuer longtemps. L'abondance des « coïncidences anthropiques » est elle qu'elle est presque devenue un genre littéraire. Il existe plusieurs dizaines de constantes indépendantes les unes des autres, dont une modification minime aurait entraîné la stérilité de l'univers. »
Frédéric Guillaud, Dieu existe, Éditions du Cerf, Paris, 2013.

Dieu explique l'apparition de la vie

On constate que la vie existe, mais on ne sait pas expliquer le passage de l'inerte au vivant. Ainsi, on n'a jamais pu reconstituer au laboratoire un tel passage. Par ailleurs, les combinaisons biologiques demandées par réussir l'apparition de la vie à partir de la « soupe primitive » sont très complexes et hautement improbables. Cf. Fred Hoyle
« Sais-tu que la science ne sait toujours pas expliquer et ni même définir ce qu’est la vie, son essence, ni d’où elle vient ? Qu’est-ce qui anime d’un « souffle » nos cellules et où part la vie quand elle « quitte » définitivement notre corps ? La vie est donnée. Nous sommes bien obligés de le constater et là dessus tout le monde est d’accord. Donnée par qui ? »

Dieu explique la création, l'adaptation et la complexité des espèces

La théorie de l'évolution, qui suppose la création de nouveaux organes par évolutions successives, ne marche pas : en effet, les embryons d'organes ou types de transition entre deux organes ne sont pas avantageux. Il faut des sauts brusques d'un organe pleinement constitué à un autre pour qu'il y ait avantage adaptatif. Ces sauts brusques restent inexpliqués. Ont-ils été programmés par Dieu ? Le biologiste australien Michael Denton passe un chapitre de son ouvrage L'évolution a-t-elle un sens ? à étudier le problème de l'oeil de la langouste. On constate chez des races proches de crustacés deux types d'yeux fonctionnant selon un principe optique différent. Pour les langoustes, il s'agit d'unités visuelles carrées : elles sont composées d'unités oculaires consistant en un minuscule tube de section carrée, à peu près deux fois plus long que large et dont les faces latérales sont des miroirs plans. Les rayons lumineux sont réfléchis par les miroirs latéraux pour converger sur un même point de la rétine. Or chez la grande majorité des crustacés, les unités oculaires sont rondes ou hexagonales, car fondées sur le principe de la réfraction. On ne rencontre aucun type intermédiaire entre ces genres d'yeux. Et bien sûr, il n'y a pas trace de fossiles dotés de cet organe embryonnaire ! En réalité, on ne peut guère concevoir ce que serait cet oeil de transition entre celui qui fonctionne selon le principe de réflexion et celui qui utilise la réfraction "[…] tant diffèrent leurs agencements respectifs sur le plan de la géométrie et du fonctionnement optique. L'unité oculaire d'un type d'oeil de transition devrait à la fois se situer à mi-chemin entre l'hexagone et le carré, à mi-chemin entre la lentille réfractante et la surface réfléchissante, et néanmoins posséder les propriétés optiques nécessaires à la formation d'une image." (Michael Denton, L'évolution a-t-elle un sens ?, Fayard, page 486).

Dieu explique l'apparition et la complexité du langage humain

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Dieu explique l'apparition et la complexité du langage humain
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Aucun sous-argument n'a été entré. Le langage humain émerge de la communication animale
Le langage humain est un produit de l'évolution darwinienne
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L'être humain s'est doté d'un langage qui semble en rupture avec les modes de communication animales ; il a aussi créé l'art, la cuisine, la science. Ces différentes créations ont formé la culture, un monde à part entière qui se distingue de la nature. C'est l'indice que l'homme possède quelque chose de surnaturel.
« L’origine du langage demeure aujourd’hui un mystère. Un langage est complexe, a un but et utilise des concepts d’abstraction. Impossible que ce soit le produit d’un simple assemblage de molécules. Comment ne pas être émerveillé aussi devant l’ADN ? Rendons-nous compte : il y a aussi un langage qui préside au fonctionnement des organismes, nous y compris ! Qui pourrait soutenir, en découvrant un ordinateur sur une plage, que ce dernier est le résultat du hasard, de l’action des vents et des marées sur les matériaux, au fil du temps ? Ce serait un non-sens. »

Dieu explique l'existence de la conscience

La conscience reste inexpliquée. On peut observer le système nerveux, fait d'impulsions électriques et d'échanges chimiques. Mais quel est le rapport entre des échanges chimiques et la vie intérieure ? Comment des entités dans l'espace (des particules en mouvement) pourraient-elles constituer un espace intérieur où dominent des phénomènes non spatiaux (sentiments, concepts, conscience de soi etc.) ? La conscience est énigmatique, elle ne peut pas être dérivée de la juxtaposition d'entités matérielles discrètes. C'est Dieu qui a doté les humains de la conscience.
« Certes, les processus évolutionnistes produisent l’existence des corps animaux et d’être humains en vertu des lois de la nature découvertes par les sciences physiques […]. Mais il y a, dans l’être humain, davantage que le corps. Les êtres humains (et les animaux supérieurs) sont des êtres conscients. Ils ont des pensées et des impressions ; les atomes n’ont pas de pensées ni d’impressions. Or la conscience […] ne peut pas être la propriété d’un simple corps, ou d’un objet matériel. Elle doit être une propriété de quelque chose d’autre en rapport avec le corps ; et à ce quelque d’autre je donnerai le nom traditionnel d’âme. À un certain stade de l’évolution, les corps d’animaux complexes ont été reliés à des âmes. C’est […] quelque chose qui dépasse absolument le pouvoir explicatif de la science. Le théisme, lui, peut expliquer cela : en effet, Dieu a le pouvoir de relier des âmes à des corps et il a des raisons de le faire. »
Richard Swinburne, Y a-t-il un Dieu ?, p.73, Ithaque, Paris, 2009.

Références

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    Objections [ modifier ]

    Dieu est une explication inexplicable

    « La « logique » des créationnistes est toujours la même. Un certain phénomène naturel est trop statistiquement improbable, trop complexe, trop beau, trop stupéfiant pour être venu à exister par hasard. Le dessein étant la seule alternative au hasard que puissent imaginer ces auteurs, il doit avoir un concepteur. Et la réponse de la science à cette logique erronée est aussi toujours la même : le dessein n’est pas la seule alternative au hasard, la sélection naturelle est plus satisfaisante. En fait, le dessein n’est pas du tout une alternative car il soulève un problème encore plus grand qu’il n’en résout : qui a conçu le concepteur ? Le hasard aussi bien que le dessein échouent à résoudre le problème de l’improbabilité statistique car le premier est le problème, et l’autre y ramène. La sélection naturelle est une véritable solution ; de toutes celles qui ont été proposées, c’est la seule qui marche. Et, en plus, elle est stupéfiante par son élégance et sa puissance. »
    Richard Dawkins, Pour en finir avec Dieu, Robert Laffont, Paris, 2008.
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    « Le dessein intelligent est exactement aussi contestable que le hasard. Ce n’est tout simplement pas une solution plausible à l’énigme de l’improbabilité statistique. Plus l’improbabilité est élevée, moins le dessein intelligent devient plausible. À y bien regarder, on voit que le dessein intelligent double le problème. Là encore, c’est parce que le concepteur lui-même (la conceptrice, ou la chose qui a conçu le projet) soulève le problème de sa propre origine. Toute entité capable de concevoir intelligemment une chose aussi improbable qu’Aristolochia trilobata (ou un univers) devrait être encore plus improbable qu’Aristolochia. Loin de mettre fin à la régression vicieuse, Dieu se venge en l’aggravant. »
    Richard Dawkins, Pour en finir avec Dieu, Robert Laffont, Paris, 2008.

    L'ordre et la complexité du monde s'expliquent par la science

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    L'ordre et la complexité du monde s'expliquent par la science
    SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
    Aucun sous-argument n'a été entré. La science ne poura jamais expliquer certains phénomènes fondamentaux comme la vie ou la conscience
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    « Dans la science, telle qu’elle se présente aujourd’hui, il n’y a plus besoin, ni de l’hypothèse dont Laplace sut se passer, ni des « petits mots » métaphysiques dont se moquait Goethe. Nous pouvons déjà lire le livre de la Nature, y compris celui du développement de la vie organique et de l’humanité, sans avoir recours à un créateur, à une « force vitale » mystique, ou à une âme immortelle, et sans consulter la trilogie de Hegel, ni cacher notre ignorance derrière n’importe quels symboles métaphysiques, que nous aurions doués nous-mêmes d’existence réelle. Les phénomènes mécaniques, – devenant de plus en plus compliqués à mesure que nous passons de la physique aux faits de la vie, mais restant toujours mécaniques, – nous suffisent pour l’explication de la Nature entière, et de la vie organique, intellectuelle et sociale que nous découvrons. »

    Supposer un créateur à visage humain n'est pas crédible

    « Comment s’étonner que les Dieux de l’humanité soient anthropomorphes ? C’était vrai des dieux grecs ou latins. Ce ne l’est pas moins, quoique d’un autre point de vue, du Dieu des différents monothéismes. C’est qu’il est conçu par analogie avec ce que nous sommes ou connaissons : Dieu est à la nature ce que l’artiste ou l’artisan sont à leur œuvre (ce que l’architecte est à la maison, ce que l’horloger est à l’horloge, etc.) ; il est à l’humanité ce qu’un père est à ses enfants, ce qu’un souverain est à son peuple ; il est à l’Église ce que l’époux est à l’épouse… Dès lors, quoi qu’on puisse affirmer positivement de Dieu, ce sera marqué d’anthropomorphisme. Les religions du Livre ne s’en sont pas privées. Il ne suffit pas d’interdire les images de Dieu (dans le judaïsme ou l’islam) pour se libérer de l’imaginaire ! L’anthropomorphisme est plus essentiel : il touche au concept même de la divinité. C’est le prix à payer de l’analogie. Dire que Dieu est spirituel, personnel et créateur, c’est déjà de l’anthropomorphisme. Or cela fait partie de sa définition… Dire que Dieu est Père, c’est encore de l’anthropomorphisme. Or ce sont les Évangiles qui le disent, et c’est l’Église : relisez-le Notre Père et le Credo… Dire que Dieu est juste, qu’il est puissant et sage, comme font la Bible et le Coran, c’est toujours de l’anthropomorphisme. Dire qu’il est amour, qu’il est compatissant ou miséricordieux, de même… Mais alors que dire sur Dieu, hors de tout anthropomorphisme, sinon, très exactement, rien ? Cela nous renvoie à la première hypothèse du Parménide de Platon. Si l’Un existe, on ne peut rien en dire : « Il n’y a même pas de nom pour le désigner ; on ne peut ni le définir, ni le connaître, ni le sentir, ni le juger. » Mais on n’a plus aucune raison, alors, d’y voir un Dieu, ni aucun moyen de le penser. Tout anthropomorphisme, concernant l’absolu, est naïf ou dérisoire. Le silence, devant l’indicible, vaudrait mieux. »
    André Comte-Sponville, L’esprit de l’athéisme, Albin Michel, 2006.

    L'ordre et la complexité du monde supposent seulement une Intelligence suprême indifférente aux hommes

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    L'ordre et la complexité du monde supposent seulement une Intelligence suprême indifférente aux hommes
    SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
    Aucun sous-argument n'a été entré. Dieu a voulu l'homme
    Les Révélations montrent que le Créateur s'intéresse aux humains
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    Aucun résumé ni citation n'a été entré.

    La notion d'ordre est une projection de l'esprit humain

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    La notion d'ordre est une projection de l'esprit humain
    SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
    Aucun sous-argument n'a été entré. L'ordre perçu est réel
    Si l'ordre était une projection de l'esprit humain, la prédiction scientifique serait impossible
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    « C’est donc nous-mêmes qui introduisons l’ordre et la régularité dans les phénomènes, que nous nommons nature, et nous ne pourrions les y trouver, s’ils n’y avaient été mis originairement par nous ou par la nature de notre esprit. En effet, cette unité de la nature doit être une unité nécessaire, c’est-à-dire certaine a priori de la liaison des phénomènes. Mais comment pourrions-nous mettre en place a priori une unité synthétique, si, dans les sources originaires de la connaissance de notre esprit, il n’y avait des principes subjectifs d’une telle unité, et si ces conditions subjectives n’étaient pas en même temps objectivement valables, puisqu’elles sont les principes de la possibilité de connaître en général un objet d’expérience ? »
    Emmanuel Kant, Critique de la raison pure, Ak IV, 1781.

    Le monde n'est pas ordonné mais chaotique

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    Références

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    Débat parent