Staline n'a pas fait assassiner Kirov

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Présentation de l'argument [ modifier ]

Une autre affaire qui fragilise la comparaison par la négative entre Lénine et Staline est la mise en cause en 1995 de la responsabilité Staline dans l'assassinat de Kirov dans un ouvrage russe traduit en français dans une collection dirigée par Nicolas Werth et Stephane Courtois, deux historiens qui s'acharnent à démontrer que Staline était déjà dans Lénine.

Citations [ modifier ]

« Staline avait-il ordonné l’assassinat de Kirov le 1er décembre 1934 ? La question hantait les historiens depuis des décennies. La plupart d’entre eux étaient parvenus à la conclusion que Staline avait bel et bien fomenté l’assassinat de l’un de ses plus proches compagnons. Archiviste et responsable du Musée Kirov, l’auteur a pu consulter l’ensemble des archives disponibles sur « l’affaire Kirov ». Après un long et minutieux travail de vérifications et de recoupements, elle conclut à la non-participation de Staline. Le meurtre de Kirov fut un acte individuel, accompli par un jeune communiste déséquilibré, Leonid Nikolaiev (...) Alla Kirlina démonte, de manière convaincante, la légende d’un Kirov, rival et contradicteur du dictateur. Au contraire, Kirov qui, comme de nombreux proches du dirigeant, fit ses armes dans le Caucase dans les années 20, fut un stalinien sans états d’âme. »
Laurent Rucker, « L'assassinat de Kirov, destin d'un stalinien 1888-1934. (Critique d'un ouvrage d'Alla Kirilina) », Le Monde diplomatique, juin 1995.
« Les temps sont désormais révolus où à propos du cas de Sergei M. Kirov, dirigeant de tout premier plan du PCUS, tombé le 1er décembre 1934 à Léningrad sous les coups de pistolet d'un déséquilibré (Léonid Nicolaiev), on pouvait écrire qu'il n'y a plus de doute sur le fait que l'assassinat a été organisé par Staline et réalisé par ses agents de police (...) nous disposons à présent de la recherche d'une historienne russe, publiée en français dans le cadre d'une collection dirigée par Stephane Courtois et Nicolas Werth, c'est-à-dire par les auteurs du livre noir du communisme. Nous sommes donc en présence d'un travail qui se présente avec les rtéférences antistaliniennes les plus solides qui soient (...) ce travail met en pièces la version contenue ou suggérée dans le rapport secret au XXème congrès du PCUS (...) Les rapports de collaboration et d'amitié réels qui ont cours entre le leader et son collaborateur apparaissent en fait clairement dans le portrait que l'historienne russe fait de Kirov (...) Cette thèse est d'autant plus ridicule que Kirov ne participe qu'épisodiquement " à l'activité du plus haut organe du pouvoir du parti, pour se concentrer au contraire sur l'administration de Léningrad. »
Domenico Losurdo, Staline, histoire et critique d'une légende noire, p.99-100, chapitre 2, Paris, 2011.

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