Souveraineté horizontale

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Interopérabilité de Wikidébats et des réseaux numériques pour une prise de décision partagée

Tout d’abord, félicitations à tous les auteurs de cette encyclopédie numérique. En contribuant à son élaboration, ils favorisent la diffusion des savoirs et donnent les moyens aux utilisateurs de discerner les enjeux liés à des problématiques tant locales que globales.

Au préalable et pour introduire le sujet ci-dessus, il convient d’en définir le contexte.

A l’heure, où, les individus, en étant de plus en plus connectés et informés sur des domaines très divers, atteignent un certain degré de conscience politique et cherchent à faire part de leurs préoccupations, ils se doivent d’être entendus de par leurs dirigeants.

Parallèlement, les outils qui permettent cette ouverture d’esprit et cette connaissance multiple deviennent de plus en plus populaires (à l’exemple des réseaux sociaux comme Facebook, Twitter,…).

Par contre, un décalage profond existe entre cet éveil du peuple (des citoyens), sa volonté d’exprimer ses idées et les applications qui en sont faites par les représentants de celui-ci.

Ainsi, on peut se demander si, aujourd’hui, avec les nouvelles technologies, notamment l’intelligence artificielle, la prise de décisions pourrait tendre vers l’horizontalité.

L’organisation du régime politique démocratique actuel semble, en effet, ne plus répondre aux attentes des citoyens (comme le montre les résultats des élections). Les initiatives du peuple pour faire évoluer les prérogatives liées à l’exercice du pouvoir ne sont pas relayées en pratique (par exemple, la dispersion du mouvement Nuit debout par les forces de l’ordre).

Finalement, le problème fondamental demeure l’accès aux décisions dans un pays se référant à l’universalité.

Puisse-t-on imaginer une souveraineté expérimentale constituée par l’ensemble des citoyens désireux et leur permettant, grâce au débats et guidés par des outils programmatiques, de décider collectivement sur chaque question de société.

A l'heure où les citoyens revendiquent de plus en plus de pouvoir participer aux décisions qui les concernent, un concept de souveraineté horizontale est-il envisageable et applicable ?

Arguments "pour" :

- Les avancées en matière de programmation d’algorithmes appliquées à l’informatique et de traitement des données, couplées à des analyses et à des synthèses linguistiques de plus en plus performantes ouvrent des perspectives.

- Les orientations managériales s’axent aujourd’hui, dans la plupart des grands groupes tant publics que privés, sur l’élaboration de décisions collectives intégrant la plupart des collaborateurs au processus décisionnel.

- Les citoyens de la génération internet souhaitent être associés aux décisions politiques qui impactent leur quotidien et leur futur.

- La plupart des Constitutions n’appréhendent pas l’outil numérique comme étant l’un des principes fondamentaux qui permettrait de réaliser la devise : le pouvoir au peuple, par le peuple et pour le peuple.

- En laissant le choix aux citoyens désireux de participer ou non à toutes les fonctions régaliennes d’un Etat donné, les valeurs de liberté et d’égalité reprendraient tout leur sens.

- En rendant accessible les fonctions régaliennes à l’ensemble des citoyens, nul d’entre eux n’ignorera plus la loi.

- Une souveraineté horizontale, redonnerait tout son sens à l’idéal démocratique et d’universalité en atteignant l’objectivité législative.

- Ce processus peut-être tout d’abord expérimental sans entraver le régime politique en vigueur.

Arguments "contre" :

- Caractère utopique, principalement pour les anciennes générations qui privilégient la tradition voir l’immobilisme à l’innovation démocratique.

- Bouleversement de l’ordre établi.

- Problèmes probables dus à des failles de sécurité potentielles.

- Évaluation difficile des retombées socio-économiques

- Risque d’exclusion des illettrés.

- En cas de guerre, que devient ce système et qui décide d’envoyer une roquette sur quel ennemi identifié. Risque de caducité dans le domaine militaire.

- Le monde des Bisounours et la tour de Babel ne peuvent exister.

- Pour fonctionner le monde a besoin de dirigeants « dignes de ce nom » ce qui ne serait pas le cas dans ce type de souveraineté.

- Les dirigeants (gouvernants) actuels n'accepteront jamais ce type de projet dans la mesure où il remet directement en cause leurs prérogatives