On ne peut pas condamner le port du voile islamique dans le monde et le défendre en France

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Présentation de l'argument

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Citations [ modifier ]

« Dans bien des pays, des femmes qui subissent tout le poids de l’intégrisme musulman tentent de résister, et cela au péril de leur vie. C’est le cas, parmi tant d’autres, de Talisma Nasreen, écrivain née au Bangladesh, traquée par une condamnation à mort pour avoir dénoncé dans ses romans la condition criminelle faite aux femmes musulmanes et aujourd’hui contrainte de vivre dans la clandestinité au risque d’être assassinée. On ne peut pas seulement protester hypocritement contre la situation faite aux femmes en Afghanistan, en Iran et ailleurs dans des manifestations bien tranquilles de la Bastille à la Nation, et laisser faire ici. Le premier des courages est d’abord de se battre à notre porte, là où nous y pouvons immédiatement quelque chose. Bien sûr, certaines jeunes filles affirment que cela représente leur choix personnel. Mais même si cela est vrai, ce choix contribue à l’oppression de celles qui voudraient résister et il est tout aussi inacceptable. »
Sophie Gargan, « Port du voile : une pression réactionnaire », Lutte ouvrière, n°1833, 18 septembre 2003.

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Sous-arguments

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Objections [ modifier ]

Les situations ne sont pas comparables

Page détaillée
On ne peut pas comparer la situation des femmes voilées en France et dans les pays musulmans
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Aucun sous-argument n'a été entré. Dans les deux cas, le voile est la marque de l'oppression sexiste
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« Comparer la situation des femmes algériennes ou iraniennes qui subissent une pression coercitive pour porter le voile à celle des femmes musulmanes en France qui, à l'inverse, sont plutôt encouragées à ne pas le porter, semble ainsi un peu réducteur, sauf à souligner l'effet miroir de dispositifs visant à contrôler les pratiques vestimentaires des femmes. »
Sébastien Tank-Storper, « Au voile et cætera… », Contretemps, 23 février 2010.
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« Comment pourrait-on lire le foulard de manière univoque où qu’il soit porté dans le monde ? Peut-on comparer la démarche d’une citoyenne française libre avec celle d’une habitante d’un pays dont la loi opprime explicitement les femmes ? Porter le voile dans une théocratie autoritaire dont l’élite et l’écrasante majorité des personnes sont musulmanes et musulmans ne peut aucunement avoir le même sens que le fait de l’arborer dans un pays démocratique et laïque où ils représentent moins de 10 % de la population et en composent les franges les plus pauvres. Dans un cas, le voile est un outil d’oppression destiné à contrôler et à contraindre l’identité féminine imposé par le pouvoir, tandis que dans l’autre il rend visibles des citoyennes dans un contexte où leur identité religieuse est minoritaire et stigmatisée. On ne peut donc décemment pas juger des pratiques musulmanes en France à l’aune de ce qui se passe à des milliers de kilomètres. Sauf à penser que toutes les musulmanes du monde sont identiques, et à dénier à celles et ceux qui sont des citoyennes et citoyens français leur ancrage dans leur pays. »
Rokhaya Diallo, « Le voile n’est pas incompatible avec le féminisme », Slate.fr, 13 mars 2018.

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Références

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Débat parent