Nous avons en nous des concepts que seul Dieu a pu créer

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Sous-arguments [ modifier ]

Seul Dieu a pu placer en nous le concept d'unité

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Seul Dieu a pu placer en nous le concept d'unité
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La sensation d'unité intérieure est fondatrice, elle organise notre univers mais ne peut résulter d'aucune expérience ni d'aucun raisonnement. Je me perçois comme Un. D'où vient cette connaissance immédiate d'être un ?
« J’ai au-dedans de moi une idée claire d’une unité parfaite, qui est bien au-dessus de celle que je puis trouver dans mon âme : [mon âme] se trouve souvent comme partagée entre deux opinions, deux inclinations, deux habitudes contraires. Ce partage que je trouve au fond de moi-même ne marque-t-il pas quelque multiplicité, ou composition de parties ? L’âme a d’ailleurs une composition successive de pensées dont l’une est très différente de l’autre. Je conçois une unité infiniment plus une […] : je conçois un être qui ne change jamais de pensée, qui pense toujours toutes choses à la fois, et en qui on ne peut trouver aucune composition […]. Cette idée, toujours présente au fond de moi, est le modèle parfait sur lequel je cherche partout quelque copie imparfaite de l’unité. Je connais donc Dieu avec une telle clarté que c’est en le connaissant que je cherche dans toutes les créatures, et en moi-même, quelque ouvrage et quelque ressemblance de son unité. »
Fénelon, Traité de l’existence de Dieu, p.63-64, Éditions Universitaires, Grenoble, 1990.

Seul Dieu a pu placer en nous le concept d'infini

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Seul Dieu a pu placer en nous le concept d'infini
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
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Je suis un être imparfait, or j'ai en moi l'idée d'un être plus parfait que moi. Cette idée n'a pas pu être inventée par moi, donc elle a été mise en moi par un être plus parfait que moi.
« En suite de quoi, faisant réflexion sur ce que je doutais, et que, par conséquent, mon être n'était pas tout parfait, car je voyais clairement que c'était une plus grande perfection de connaître que de douter, je m'avisai de chercher d'où j'avais appris à penser à quelque chose de plus parfait que je n'étais ; et je connus évidemment que ce devait être de quelque nature qui fût en effet plus parfaite. Pour ce qui est des pensées que j'avais de plusieurs autres choses hors de moi, comme du ciel, de la terre, de la lumière, de la chaleur, et de mille autres, je n'étais point tant en peine de savoir d'où elles venaient, à cause que, ne remarquant rien en elles qui me semblât les rendre supérieures à moi, je pouvais croire que, si elles étaient vraies, c'étaient des dépendances de ma nature,en tant qu'elle avait quelque perfection ; et si elles ne l'étaient pas, que je les tenais du néant, c'est-à-dire qu'elles étaient en moi, parce que j'avais du défaut. Mais ce ne pouvait être le même de l'idée d'un être plus parfait que le mien : car, de la tenir du néant, c'était chose manifestement impossible ; et parce qu'il n'y a pas moins de répugnance que le plus parfait soit une suite et une dépendance du moins parfait, qu'il y en a que de rien procède quelque chose, je ne la pouvais tenir non plus de moi-même. De façon qu'il restait qu'elle eût été mise en moi par une nature qui fût véritablement plus parfaite que je n'étais, et même qui eût en soi toutes les perfections dont je pouvais avoir quelque idée, c'est-à-dire, pour m'expliquer en un mot, qui fût Dieu. »
René Descartes, Discours de la méthode, Partie IV, 1637.

Seul Dieu a pu placer en nous le concept de perfection

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Seul Dieu a pu placer en nous le concept de perfection
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
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« Par le nom de Dieu j’entends une substance infinie, éternelle, immuable, indépendante, toute connaissante, toute-puissante, et par laquelle moi-même, et toutes les autres choses qui sont (s’il est vrai qu’il y en ait qui existent) ont été créées et produites. Or ces avantages sont si grands et si éminents, que plus attentivement je les considère, et moins je me persuade que l’idée que j’en ai puisse tirer son origine de moi seul. Et par conséquent il faut nécessairement conclure de tout ce que j’ai dit auparavant, que Dieu existe. Car, encore que l’idée de la substance soit en moi, de cela même que je suis une substance, je n’aurais pas néanmoins l’idée d’une substance infinie, moi qui suis un être fini, si elle n’avait été mise en moi par quelque substance qui fût véritablement infinie. »
René Descartes, Méditations métaphysiques, Méditation troisième, §22, 1641.
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« Et je ne me dois pas imaginer que je ne conçois pas l’infini par une véritable idée, mais seulement par la négation de ce qui est fini, de même que je comprends le repos et les ténèbres par la négation du mouvement et de la lumière : puisque au contraire je vois manifestement qu’il se rencontre plus de réalité dans la substance infinie que dans la substance finie, et partant que j’ai en quelque façon premièrement en moi la notion de l’infini, que du fini, c’est-à-dire de Dieu, que de moi-même. Car comment serait-il possible que je pusse connaître que je doute et que je désire, c’est-à-dire qu’il me manque quelque chose et que je ne suis pas tout parfait, si je n’avais en moi aucune idée d’un être plus parfait que le mien, par la comparaison duquel je connaîtrais les défauts de ma nature ? »
René Descartes, Méditations métaphysiques, Méditation troisième, §23, 1641.

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Objections [ modifier ]