Les relations entre les groupes fascistes et le Front national sont devenues moins visibles mais sont toujours présentes

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pouce d'argument Cet argument est une objection dans le débat Le Front national est-il un parti fasciste ?
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flèche vers le haut dans un cercle Cet argument est une objection à Le Front national est un parti raciste, xénophobe, antisémite et homophobe
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Aucun sous-argument n'a été entré. Le Front national s'est dédiabolisé avec Marine Le Pen
Le Front national est un parti national-populiste
Le Front national ne prône pas de théories racistes
Le Front national n'est pas fasciste juste parce que ses dirigeants tiennent des propos racistes, xénophobes, antisémites ou homophobes
et Le Front national s'est dédiabolisé avec Marine Le Pen
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Aucun sous-argument n'a été entré. Les propos racistes, antisémites et islamophobes sont toujours en vigueur chez les militants du Front national
Les propos racistes qui étaient auparavant considérés comme des dérapages sont aujourd'hui banalisés en raison de la droitisation de la vie politique
Les thèmes fascistes du Front national sont toujours présents en « off »
Le Front national garde une deuxième ligne fasciste
Les relations entre les groupes fascistes et le Front national sont devenues moins visibles mais sont toujours présentes
Le Front national a toujours des élus se revendiquant du fascisme
Il y a une continuité entre la génération de la « dédiabolisation » du Front national et l'ancienne
La dédiabolisation du Front national ne pourra être effective que lorsque le FN renoncera à son héritage fasciste
et Les Le Pen entretiennent des liens avec des personnes considérées fascistes
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Jean-Marie Le Pen entretient des relations avec d'anciens nazis et collaborationnistes
Marine Le Pen entretient des relations avec d'anciens néonazis
Marion-Maréchal Le Pen entretient des relations avec d'anciens néonazis
Marine Le Pen a fait partie en 2007 d'un groupe parlementaire européen avec des néofascistes
Les Le Pen participent à des évènements néonazis
Le Front national s'est dédiabolisé avec Marine Le Pen
La tendance fasciste du Front national est en voie de marginalisation
Le Front national est un parti national-populiste
Le Front national n'est pas fasciste juste parce que ses dirigeants entretiennent des relations avec des fascistes
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Présentation de l'argument

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Citations

« Marine Le Pen a par ailleurs individualisé, voire privatisé, les relations avec des figures issues de la mouvance radicale. Celles-ci n'ont pas la carte du FN et ne disposent plus de structures militantes mais plutôt d'entreprises, ce qui lui permet d'affirmer que le parti ne serait pas lié à des éléments radicaux. Les anciens du GUD [Groupe union défense] semblent particulièrement impliqués. Le microparti de Marine Le Pen fondé en 2010, Jeanne, est ainsi passé de la direction d'Olivier Duguet à celle d'Alex Lousteau lorsque le premier a été condamné pour escroquerie. Le second, également mis en examen au même motif en 2015, est responsable du cercle Cardinal destiné à prospecter les milieux patronaux, et tout particulièrement ceux des PME-PMI, pour le compte du FN. La communication des candidats frontistes, elle, est entre les mains de Frédéric Chatillon, ancien meneur gudard proche d'Alain Soral. C'est de cette mouvance que vient Minh Tran-Long, ancien de la Fédération d'action nationaliste et européenne (FANE), mouvement ouvertement néonazi, dont l'entreprise a travaillé pour la campagne présidentielle de Marine Le Pen en 2012, ainsi que pour la mairie de Fréjus conquise par le FN en 2014.

Les radicaux ne se trouvent pas que parmi les techniciens, comme en témoigne le ralliement de deux ex-mégrétistes : celui d'Emmanuel Leroy, premier conseiller en relations internationales de la jeune présidente, marqué par l'idéologie du GRECE, à la lisière des courants néonazis et NR, ou encore celui de Philippe Olivier, le beau-frère de Marine Le Pen. Enfin, les municipalités FN représentent un réel débouché social pour les radicaux. Les maires FN de Beaucaire et de Cogolin ont fait appel aux identitaires pour gérer leur communication. Le cas le plus intéressant est celui de la mairie de Béziers, conquise par Robert Ménard. Ce dernier a fait campagne en rassemblant toutes les chapelles, du FN au Bloc identitaire en passant par l'Action française. S'installant à la mairie, il a pris des collaborateurs avec des trajectoires très marquées, par exemple André-Yves Beck, ancien de Troisième Voie, Nouvelle Résistance et Unité radicale, puis cadre de la mairie d'Orange, ou Robert Ottaviani, ancien du groupe néonazi Ultime assaut, du FN et de son Département protection et sécurité. Les postes d'assistants parlementaires au Parlement européen ont également permis de placer divers anciens radicaux.

La relation entre les instances frontistes et l'extrême-droite radicale n'a donc pas pris fin, elle s'est atomisée. »
Stéphane Lebourg, « Le Front national et la galaxie des extrêmes droites radicales », Les faux-semblants du Front national, Presse de Sciences Po, Paris, 2015.
« Marine Le Pen a également mis sur pied une structure périphérique susceptible d'accueillir toute personne souhaitant rallier le FN sans en devenir membre, autrement dit sans endosser le stigmate de la marque frontiste. C'est ainsi que le Rassemblement bleu marine (RBM) a vu le jour en mai 2012 dans la perspective des élections législatives, avant d'être transformé en association en septembre et de servir de structure d'accueil à des transfuges (dont Gilbert Collard et Sébastien Chenu), mais aussi de sigle pour des listes dites d'ouverture lors des élections municipales de 2014, listes sur lesquelles ont pu figurer des personnalités appartenant aux courants monarchistes, identitaires et nationalistes-révolutionnaires de l'extrême-droite... Mais il fait aussi office d' « organisation parapluie » abritant « sous son toit plusieurs sensibilités idéologiques dont le FN, tout à sa stratégie de dédiabolisation, ne souhaite plus assumer la présence en son sein même ». »
Sylvain Crépon, Alexandre Dézé, Nonna Mayer, « Redécouvrir le Front national », Les faux-semblants du Front national, Presse de Sciences Po, Paris, 2015.

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Sous-arguments

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Objections

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Références

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