Les révolutionnaires ont revendiqué une retraite entièrement financée par le patronat et les dépenses nuisibles de l’État

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Citations [ modifier ]

« La CGT réclamait à cette date [1895] l’instauration d’une retraite à 50 ans pour vingt-cinq années de service, d’une pension d’invalidité sans aucune retenue sur le salaire ouvrier, et ce sans distinction de sexe, de nationalité ni de profession. Pour compenser l’effet prévisible à la baisse des salaires – la CGT anticipait le fait que le patronat risquait de les raboter pour compenser le paiement des retraites ouvrières – la nécessité d’un salaire minimum fut proclamée. Et pour financer une partie des dépenses, elle réclamait à son tour la diminution, voire la suppression pure et simple de certaines institutions gouvernementales, comme la présidence de la République ou le Sénat, du budget des armées et des aides au patronat. »
Lutte ouvrière, « Les révolutionnaires face aux premières lois sur les retraites », Lutte de classe, n°203, novembre 2019.
« Le programme du PO, dont Jules Guesde [qui appartenait alors à l’aile révolutionnaire du mouvement socialiste] avait été l’un des rédacteurs, soulignait en 1894 dans l’article 7 de sa partie économique : « La société bourgeoise et capitaliste, qui crée et favorise l’exploitation du prolétariat, doit pourvoir au bien-être et à la subsistance des vieux travailleurs. » Il n’était donc pas question d’accepter le principe de cotisations ouvrières, c’est-à-dire d’un nouvel impôt grevant encore un peu plus les revenus du prolétariat. En revanche, les militants expliquaient dans la presse ouvrière et dans les ateliers que la suppression de l’armée permanente, comme des subventions au grand patronat, en premier lieu celui des chemins de fer, pouvait donner à l’État les moyens supplémentaires de verser une retraite digne à chacun. L’argent pour financer les vieux jours des travailleurs, il fallait aller le chercher dans les caisses du patronat et dans les dépenses nuisibles de son État. »
Lutte ouvrière, « Les révolutionnaires face aux premières lois sur les retraites », Lutte de classe, n°203, novembre 2019.

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Références

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