Les révolutionnaires ont longtemps combattu les projets de retraite par répartition

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flèche vers le haut dans un cercle Cet argument est un sous-argument de Les révolutionnaires ne doivent pas défendre le système de retraite par répartition
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Les différents systèmes de retraite par répartition n'ont jamais été de réels progrès pour les travailleurs
Les révolutionnaires ont longtemps combattu les projets de retraite par répartition
Les projets de retraite par répartition ont été des armes servant à détourner le mouvement ouvrier de la révolution
Les défenseurs des systèmes de retraite par répartition sont réformistes
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Présentation de l'argument

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Citations

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Sous-arguments

La CGT s'y est opposé lors de son congrès fondateur en 1895

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La CGT s'est opposé au principe de la retraite par répartition lors de son congrès fondateur en 1895
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« Au sein de la Fédération nationale des Bourses du travail puis de la Confédération générale du travail, ce sont les positions des guesdistes et des anarchistes qui prévalurent longtemps. […] En 1895, lors du congrès de Limoges qui vit la création de la CGT, cette question des retraites fut d’emblée mise à l’ordre du jour. La résolution finale était sans ambiguïté : « Demandant l’abolition du régime capitaliste..., [la CGT] est absolument opposée à tout ce qui pourrait y avoir trait directement ou indirectement » (« Compte rendu du premier congrès confédéral CGT, Limoges, du 23 au 28 septembre 1895 », Limoges, 1896). Il n’était pas question d’accepter que les travailleurs financent ce salaire différé que représentent les pensions de retraite ou d’invalidité et en abandonnent la gestion à l’État et donc à la bourgeoisie. »
Lutte ouvrière, « Les révolutionnaires face aux premières lois sur les retraites », Lutte de classe, n°203, novembre 2019.

Le projet des retraites de 1910 en France a été sévèrement dénoncé par la CGT et le Parti ouvrier

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Le projet des retraites de 1910 en France a été sévèrement dénoncé par la CGT et le Parti ouvrier
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« En France, en 1906, Clemenceau créa un ministère du Travail, confié au transfuge socialiste Viviani. Son gouvernement lança le projet de loi sur les « retraites ouvrières et paysannes ». Il s'agissait d'instaurer une retraite obligatoire pour les travailleurs de plus de 65 ans, financée par les ouvriers eux-mêmes. C'était l'ancêtre de notre système de retraite par répartition. Ce projet présenté par l'ancien syndicaliste Aristide Briand devenu ministre, fut combattu par la majorité de la CGT. Elle dénonçait « l'escroquerie des retraites ouvrières » et considéraient, au regard de l'espérance de vie de l'époque, que « les Chambres ont voté une retraite pour les morts ». Jules Guesde, seul député socialiste à voter contre la loi, refusait « tout prélèvement sur les salaires ouvriers ». Il réclamait « des impôts spéciaux n'atteignant que les privilégiés du capitalisme industriel et terrien ». Pour la CGT comme pour Guesde, c'était au patronat de financer les retraites, pas aux travailleurs. »
Lutte ouvrière, « Les syndicats hier et aujourd’hui », Cercle Léon Trotsky, n°121, 15/10/2010.
« Lors de l'adoption de la loi, tous les députés du groupe socialiste votèrent le texte à l'appel de Jaurès, sauf un, Jules Guesde, qui proposa un amendement supprimant « tout prélèvement sur les salaires ouvriers » et son remplacement par « des impôts spéciaux n'atteignant que les privilégiés du capitalisme industriel et terrien ». Pour Guesde, faire payer les travailleurs pour une retraite qu'ils avaient déjà largement gagnée, c'était un vol de plus. Les syndicalistes de la CGT, eux non plus, n'avaient pas désarmé : à la fin de 1909 et au début de 1910, juste avant le vote, la CGT avait organisé une grande campagne contre la loi, avec des meetings dans plus de soixante-dix villes, dénonçant « l'escroquerie des retraites ». »
Lutte ouvrière, « Les retraites : faire face à l'attaque qui se prépare contre la classe ouvrière », Cercle Léon Trotsky, n°92, 31/01/2003.
« Les militants de la CGT – ou du moins une grande majorité d'entre eux – refusaient l'idée même que c'est aux ouvriers de cotiser pour leurs retraites. En outre, ils rejetaient le projet de Waldeck-Rousseau en raison de la faiblesse des pensions de retraite promises ou encore de l'âge de la retraite, fixé d'abord à 65 ans. Et puis, ils s'opposaient au principe même d'une caisse de retraite capitalisant l'argent des travailleurs. Car cela faisait que les cotisations des travailleurs, prêtées à l'État ou aux entreprises contre un intérêt, obligeaient les ouvriers à contribuer au développement du capitalisme. »
Lutte ouvrière, « Les retraites : faire face à l'attaque qui se prépare contre la classe ouvrière », Cercle Léon Trotsky, n°92, 31/01/2003.

Dans les années 1920, la CGTU continue à s’opposer à un système de retraites basé sur les cotisations des travailleurs

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Dans les années 1920, la CGTU continue à s’opposer à un système de retraites basé sur les cotisations des travailleurs
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« La CGT-U, liée au Parti Communiste, dénonçait, elle, la loi sur les Assurances sociales comme « une véritable machine de conservation sociale... Un moyen habile pour obliger, sans bourse délier, les travailleurs de ce pays à mettre leurs misères en commun pour diminuer les affres des plus malheureux. » Elle s'opposait au principe de la cotisation ouvrière, réclamait la gratuité des soins médicaux et le versement d'indemnités de maladie égales au salaire ; elle réclamait que ces indemnités soient financées par des versements patronaux complétés par des versements de l'État « prélevés sur les budgets de la guerre et de la police », et elle réclamait l'extension de l'assurance à tous les salariés et la gestion des caisses d'assurances par les salariés. »
Lutte ouvrière, « L'État, la Sécurité sociale et le système de santé », Cercle Léon Trotsky, n°94, 07/11/2003.
« Des discussions sur l’instauration effective d’un système de retraite accompagnèrent toute cette période [d’après 1918]. La partie révolutionnaire, représentée par la CGTU animée par les militants du Parti communiste, après l’exclusion en 1921 de l’aile révolutionnaire de la CGT par Jouhaux et les réformistes, continua de défendre l’idée simple déjà exprimée avant la guerre : « C’est à la bourgeoisie et à elle seule de financer le paiement des salariés mis à la retraite. » La CGTU refusa jusqu’en 1934 la participation des travailleurs, par le biais d’une cotisation, à la mise sur pied de retraites ouvrières. »
Lutte ouvrière, « Les révolutionnaires face aux premières lois sur les retraites », Lutte de classe, n°203, novembre 2019.

Les révolutionnaires ne défendaient pas que les caisses de retraite soient gérées par l’État mais par les travailleurs

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Les révolutionnaires ne défendaient pas que les caisses de retraite soient gérées par l’État mais par les travailleurs
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« Guesde et Lafargue refusaient en outre que les caisses de retraite soient gérées par l’État bourgeois, arguant que leur gestion autonome par les travailleurs permettrait de dégager « des munitions toutes trouvées pour les grèves, qui n’échouent le plus souvent que parce qu’il a fallu aller à la bataille avec des fusils vides. Le prolétariat, dans tous les cas, a, là, les premiers éléments d’un budget de classe qu’il ne tiendra qu’à lui de transformer en budget de guerre sociale et libératrice. » (Jules Guesde, Paul Lafargue, Le programme du Parti ouvrier, Lille, Imprimerie du Parti ouvrier, 1894, p. 74). C’était là un langage clair, direct qui exprimait le rejet complet de tout l’ordre social. »
Lutte ouvrière, « Les révolutionnaires face aux premières lois sur les retraites », Lutte de classe, n°203, novembre 2019.

Les révolutionnaires ont revendiqué une retraite entièrement financée par le patronat et les dépenses nuisibles de l’État

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Les révolutionnaires ont revendiqué une retraite entièrement financée par le patronat et les dépenses nuisibles de l’État
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« La CGT réclamait à cette date [1895] l’instauration d’une retraite à 50 ans pour vingt-cinq années de service, d’une pension d’invalidité sans aucune retenue sur le salaire ouvrier, et ce sans distinction de sexe, de nationalité ni de profession. Pour compenser l’effet prévisible à la baisse des salaires – la CGT anticipait le fait que le patronat risquait de les raboter pour compenser le paiement des retraites ouvrières – la nécessité d’un salaire minimum fut proclamée. Et pour financer une partie des dépenses, elle réclamait à son tour la diminution, voire la suppression pure et simple de certaines institutions gouvernementales, comme la présidence de la République ou le Sénat, du budget des armées et des aides au patronat. »
Lutte ouvrière, « Les révolutionnaires face aux premières lois sur les retraites », Lutte de classe, n°203, novembre 2019.
« Le programme du PO, dont Jules Guesde [qui appartenait alors à l’aile révolutionnaire du mouvement socialiste] avait été l’un des rédacteurs, soulignait en 1894 dans l’article 7 de sa partie économique : « La société bourgeoise et capitaliste, qui crée et favorise l’exploitation du prolétariat, doit pourvoir au bien-être et à la subsistance des vieux travailleurs. » Il n’était donc pas question d’accepter le principe de cotisations ouvrières, c’est-à-dire d’un nouvel impôt grevant encore un peu plus les revenus du prolétariat. En revanche, les militants expliquaient dans la presse ouvrière et dans les ateliers que la suppression de l’armée permanente, comme des subventions au grand patronat, en premier lieu celui des chemins de fer, pouvait donner à l’État les moyens supplémentaires de verser une retraite digne à chacun. L’argent pour financer les vieux jours des travailleurs, il fallait aller le chercher dans les caisses du patronat et dans les dépenses nuisibles de son État. »
Lutte ouvrière, « Les révolutionnaires face aux premières lois sur les retraites », Lutte de classe, n°203, novembre 2019.

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Objections

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Références

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