Les projets de retraite par répartition ont été des armes servant à détourner le mouvement ouvrier de la révolution

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flèche vers le haut dans un cercle Cet argument est un sous-argument de Les révolutionnaires ne doivent pas défendre le système de retraite par répartition
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Les différents systèmes de retraite par répartition n'ont jamais été de réels progrès pour les travailleurs
Les révolutionnaires ont longtemps combattu les projets de retraite par répartition
Les projets de retraite par répartition ont été des armes servant à détourner le mouvement ouvrier de la révolution
Les défenseurs des systèmes de retraite par répartition sont réformistes
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Sous-arguments

Les premiers systèmes de retraite ont été des armes pour combattre la montée des idées socialistes et révolutionnaires dans la classe ouvrière

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Les premiers systèmes de retraite ont été des armes pour combattre la montée des idées socialistes et révolutionnaires dans la classe ouvrière
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« À l’époque du développement impérialiste, devant cette montée du mouvement ouvrier, la bourgeoisie occidentale tenta par tous les moyens de détourner les travailleurs des idées révolutionnaires. Grâce à la surexploitation des masses pauvres des colonies, elle lâcha quelques miettes, en donnant « du grain à moudre » à l’aile conservatrice du mouvement ouvrier, pendant qu’elle réprimait très durement son aile la plus avancée en faisant intervenir l’armée lors des grèves et en jetant ses militants en prison. Le premier système général de retraite ne fut donc pas mis en place à la suite d’une revendication ouvrière et d’un combat sur ce terrain, mais il fut une arme pour tenter de combattre la montée des idées socialistes et révolutionnaires dans la classe ouvrière. »
Lutte ouvrière, « Les révolutionnaires face aux premières lois sur les retraites », Lutte de classe, n°203, novembre 2019.
« Le premier gouvernement à présenter [en France], en 1901, un projet de loi instituant un système de retraite obligatoire pour les travailleurs, financé non seulement par des cotisations ouvrières, mais aussi par des cotisations patronales, fut un gouvernement dirigé par un radical, Waldeck-Rousseau. C'était aussi le premier gouvernement à faire une place à un ministre venu des rangs socialistes, Millerand. Et ce n'était pas par hasard. Il s'agissait pour le gouvernement de s'attirer les bonnes grâces – notamment électorales – de la classe ouvrière, mais aussi de concurrencer, sur leur terrain, socialistes et syndicalistes, pour tenter d'enrayer leur progression. Un peu comme l'avait fait Bismarck en Allemagne, qui avait, le premier, entre 1883 et 1889, instauré un système d'assurances sociales pour prendre à contre-pied la propagande du parti social-démocrate allemand. »
Lutte ouvrière, « Les retraites : faire face à l'attaque qui se prépare contre la classe ouvrière », Cercle Léon Trotsky, n°92, 31/01/2003.
« L’exemple des réformes imposées par le chancelier allemand Bismarck pouvait lui servir. Comprenant la nécessité de composer avec les syndicats ouvriers, dont l’influence croissait avec le développement de l’industrie et des grandes usines manufacturières, et l’essor du Parti social-démocrate qui défendait l’idée de l’expropriation de la classe capitaliste et de la prise du pouvoir par la classe ouvrière, Bismarck avait mis en place, au cours des années 1880, une législation en avance sur celles des autres puissances capitalistes d’Europe. Le système était pourtant loin d’assurer une retraite à la majorité des ouvriers, et encore moins une retraite décente. Bismarck, demandant à son conseiller sous forme de boutade : « À quel âge faut-il fixer la retraite pour qu’on n’ait jamais à la verser ? », se serait vu répondre : « À 65 ans »… Dans la loi, il fut même porté à 70 ans ! »
Lutte ouvrière, « Les révolutionnaires face aux premières lois sur les retraites », Lutte de classe, n°203, novembre 2019.

Par le système de retraite par répartition, la bourgeoisie a cherché à faire collaborer et à corrompre les représentants du mouvement ouvrier

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Par le système de retraite par répartition, la bourgeoisie a cherché à faire collaborer et à corrompre les représentants du mouvement ouvrier
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« Bismarck avait instauré pour la première fois des caisses d’assurance contre la maladie (1883), les accidents du travail (1884), puis contre la vieillesse et l’invalidité (1889), caisses financées par un système d’assurance obligatoire alimenté par le patronat et les travailleurs. Elles étaient gérées paritairement par les syndicats et les patrons. La bourgeoisie espérait ainsi attacher plus encore les représentants des travailleurs au système du salariat et les corrompre efficacement. Avec l’aide de l’État et de ses fonctionnaires, la collaboration des classes était à l’ordre du jour. C’est dans ce cadre qu’en France toute une série de réformes furent proposées par la bourgeoisie. Cela allait de la mise sur pied en 1906 d’un ministère du Travail « pour régler pacifiquement les conflits entre travailleurs et patrons », au système de retraite en 1910. »
Lutte ouvrière, « Les révolutionnaires face aux premières lois sur les retraites », Lutte de classe, n°203, novembre 2019.

Le système de retraite mis en place en 1945 en France a servi à prémunir la bourgeoisie d'éventuelles explosions sociales dans un contexte d'écroulement de l'État et de faillite de l'économie

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Le système de retraite mis en place en 1945 en France a servi à prémunir la bourgeoisie d'éventuelles explosions sociales dans un contexte d'écroulement de l'État et de faillite de l'économie
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« Le PCF, devenu le défenseur acharné du système capitaliste, se présenta à la bourgeoisie comme son meilleur protecteur face à la crise économique et sociale qui menaçait d’éclater au sortir de la guerre. Avant même la fin de celle-ci, il entra dans le gouvernement provisoire de De Gaulle. Il mit alors en tête de son programme « la renaissance de la France », bourgeoise bien entendu. Il entreprit d’encadrer la classe ouvrière pour l’empêcher de revendiquer. Il fit tout pour qu’elle se crève à produire toujours plus, pour des salaires de misère, afin de remettre sur pied l’économie capitaliste défaillante. C’est dans cette perspective que fut mis sur pied le programme du Conseil national de la résistance, le CNR, et le programme « social » qui l’accompagnait. Il s’agissait de contenir la colère qui pouvait éclater dans les classes populaires avec la disette qui régnait dans tout le pays, alors que l’écroulement de l’État français de Pétain risquait de produire un vide étatique. »
Lutte ouvrière, « L’offensive de Macron et du grand patronat contre les retraites ouvrières », Lutte de classe, n°203, novembre 2019.
« Comme au lendemain de la Première Guerre mondiale et pour mystifier les travailleurs, pour qu’ils produisent sans revendiquer, on mit sur pied des réformes qui ne coûtaient rien aux bourgeois. La Sécurité sociale fut instituée, avec sa branche retraite censée garantir la retraite à 65 ans. Comment la financer, sans faire payer les capitalistes ? C’est pour cela que la retraite par répartition, déjà mise en place par le régime de Vichy, fut généralisée pour les salariés du privé. C’est d’ailleurs un ancien dirigeant de la CGT, René Belin, nommé ministre du Travail par Pétain, qui en avait instauré le principe en 1941, en même temps qu’il créait un minimum vieillesse et supprimait le régime par capitalisation qui avait été mis en place en 1930. »
Lutte ouvrière, « L’offensive de Macron et du grand patronat contre les retraites ouvrières », Lutte de classe, n°203, novembre 2019.

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