Les premiers systèmes de retraite ont été des armes pour combattre la montée des idées socialistes et révolutionnaires dans la classe ouvrière

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flèche vers le haut dans un cercle Cet argument est un sous-argument de Les projets de retraite par répartition ont été des armes servant à détourner le mouvement ouvrier de la révolution
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Par le système de retraite par répartition, la bourgeoisie a cherché à faire collaborer et à corrompre les représentants du mouvement ouvrier
Le système de retraite mis en place en 1945 en France a servi à prémunir la bourgeoisie d'éventuelles explosions sociales dans un contexte d'écroulement de l'État et de faillite de l'économie
Les premiers systèmes de retraite ont été des armes pour combattre la montée des idées socialistes et révolutionnaires dans la classe ouvrière
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Citations

« À l’époque du développement impérialiste, devant cette montée du mouvement ouvrier, la bourgeoisie occidentale tenta par tous les moyens de détourner les travailleurs des idées révolutionnaires. Grâce à la surexploitation des masses pauvres des colonies, elle lâcha quelques miettes, en donnant « du grain à moudre » à l’aile conservatrice du mouvement ouvrier, pendant qu’elle réprimait très durement son aile la plus avancée en faisant intervenir l’armée lors des grèves et en jetant ses militants en prison. Le premier système général de retraite ne fut donc pas mis en place à la suite d’une revendication ouvrière et d’un combat sur ce terrain, mais il fut une arme pour tenter de combattre la montée des idées socialistes et révolutionnaires dans la classe ouvrière. »
Lutte ouvrière, « Les révolutionnaires face aux premières lois sur les retraites », Lutte de classe, n°203, novembre 2019.
« Le premier gouvernement à présenter [en France], en 1901, un projet de loi instituant un système de retraite obligatoire pour les travailleurs, financé non seulement par des cotisations ouvrières, mais aussi par des cotisations patronales, fut un gouvernement dirigé par un radical, Waldeck-Rousseau. C'était aussi le premier gouvernement à faire une place à un ministre venu des rangs socialistes, Millerand. Et ce n'était pas par hasard. Il s'agissait pour le gouvernement de s'attirer les bonnes grâces – notamment électorales – de la classe ouvrière, mais aussi de concurrencer, sur leur terrain, socialistes et syndicalistes, pour tenter d'enrayer leur progression. Un peu comme l'avait fait Bismarck en Allemagne, qui avait, le premier, entre 1883 et 1889, instauré un système d'assurances sociales pour prendre à contre-pied la propagande du parti social-démocrate allemand. »
Lutte ouvrière, « Les retraites : faire face à l'attaque qui se prépare contre la classe ouvrière », Cercle Léon Trotsky, n°92, 31/01/2003.
« L’exemple des réformes imposées par le chancelier allemand Bismarck pouvait lui servir. Comprenant la nécessité de composer avec les syndicats ouvriers, dont l’influence croissait avec le développement de l’industrie et des grandes usines manufacturières, et l’essor du Parti social-démocrate qui défendait l’idée de l’expropriation de la classe capitaliste et de la prise du pouvoir par la classe ouvrière, Bismarck avait mis en place, au cours des années 1880, une législation en avance sur celles des autres puissances capitalistes d’Europe. Le système était pourtant loin d’assurer une retraite à la majorité des ouvriers, et encore moins une retraite décente. Bismarck, demandant à son conseiller sous forme de boutade : « À quel âge faut-il fixer la retraite pour qu’on n’ait jamais à la verser ? », se serait vu répondre : « À 65 ans »… Dans la loi, il fut même porté à 70 ans ! »
Lutte ouvrière, « Les révolutionnaires face aux premières lois sur les retraites », Lutte de classe, n°203, novembre 2019.

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