Les positions nationalistes du Parti communiste français ont préparé le terrain sur lequel prospère l'extrême-droite

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Présentation de l'argument

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Citations

« Quant au parti communiste, durant toutes les années où il représentait une force dans la classe ouvrière, où il obtenait les suffrages des travailleurs et dirigeait les principaux syndicats, […] il a obscurci la conscience des travailleurs avec des positions nationalistes. Il s'est opposé au Marché commun puis à l'Union européenne avec des arguments réactionnaires. Comme ceux de Charles Fiterman, alors dirigeant du PCF, futur ministre de François Mitterrand, qui disait en 1978 « Nous nous opposons catégoriquement à l'idéologie bourgeoise et social-démocrate sur le dépassement du cadre étroit de chaque nation », avant d'ajouter : « Notre orientation est donc claire : nous combattons sans ambiguïté la politique d'intégration européenne qui accentue la régression sociale et amputerait le patrimoine national ». Ou d'autres carrément xénophobes, comme cette affiche destinée aux petits viticulteurs du Languedoc : « La Grèce et l'Espagne dans le Marché Commun, c'est pire que le phylloxéra ». Toutes ces positions nationalistes ont préparé le terrain sur lequel prospère l'extrême droite. »
Lutte ouvrière, « L’immigration dans l’Europe en crise », Cercle Léon Trotsky, 24/01/2014.

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Sous-arguments

Le PCF a établi un lien entre le chômage et l'immigration

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Le Parti communiste français a établi un lien entre le chômage et l'immigration
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« Combien d'affiches du PCF qui proclamaient dans les années 1980 « Produisons français ! » ont été taguées avec le petit rajout « avec des Français » ? Le PCF a lui aussi établi un lien entre le chômage et l'immigration. Il écrivait par exemple dans le programme de son congrès de 1991 : « Il est de l'intérêt commun des travailleurs immigrés comme des travailleurs français, alors que le chômage prend des proportions considérables, d'arrêter toute immigration nouvelle ; le droit au regroupement familial, qui doit être garanti, devant être maîtrisé et contrôlé afin qu'il n'entraîne pas une nouvelle immigration illégale » ! »
Lutte ouvrière, « L’immigration dans l’Europe en crise », Cercle Léon Trotsky, 24/01/2014.

Le PCF s'est opposé à l'Union européenne avec des arguments réactionnaires

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Le Parti communiste français s'est opposé à l'Union européenne avec des arguments réactionnaires
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« Le PCF s'est opposé au Marché commun puis à l'Union européenne avec des arguments réactionnaires. Comme ceux de Charles Fiterman, alors dirigeant du PCF, futur ministre de François Mitterrand, qui disait en 1978 « Nous nous opposons catégoriquement à l'idéologie bourgeoise et social-démocrate sur le dépassement du cadre étroit de chaque nation », avant d'ajouter : « Notre orientation est donc claire : nous combattons sans ambiguïté la politique d'intégration européenne qui accentue la régression sociale et amputerait le patrimoine national ». Ou d'autres carrément xénophobes, comme cette affiche destinée aux petits viticulteurs du Languedoc : « La Grèce et l'Espagne dans le Marché commun, c'est pire que le phylloxéra ». »
Lutte ouvrière, « L’immigration dans l’Europe en crise », Cercle Léon Trotsky, 24/01/2014.
« Le PCF n'est pas en reste sur le terrain du nationalisme. En 1979, lors des premières élections de députés pour le Parlement Européen, le PCF mena une véritable campagne nationaliste. Fiterman, l'un de ses dirigeants de l'époque, définissait ainsi la position du PCF : « Nous nous opposons catégoriquement à l'idéologie bourgeoise et social-démocrate sur le dépassement du cadre étroit de chaque nation. [..] Notre orientation est donc claire : nous combattons sans ambiguïté la politique d'intégration européenne de Giscard et des dirigeants actuels de la CEE qui accentue la régression sociale et amputerait le patrimoine national ». La politique de l'Europe n'allait pas plus dans le sens des intérêts sociaux des travailleurs et de l'ensemble de la population à l'époque qu'aujourd'hui. Mais en quoi le « cadre étroit de chaque nation » défendu par le PCF le permettait-il davantage ? Le Parti communiste trompait les travailleurs en leur laissant entendre qu'ils partageaient « un patrimoine national » avec la bourgeoisie française. En défendant le « cadre de chaque nation », le PCF nourrissait l'idée que la « nation » française protégeait les travailleurs, ou du moins leur permettait de se défendre. »
Lutte ouvrière, « L’Europe : ni la cause de la crise du capitalisme, ni un moyen de la surmonter », Cercle Léon Trotsky, 11/04/2014.

Le PCF a abandonné très tôt les symboles de l'internationalisme prolétarien

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Le Parti communiste français a abandonné très tôt les symboles de l'internationalisme prolétarien
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« Cette trahison des intérêts de classe des travailleurs, elle ne date pas de la naissance de l'Europe, mais de la stalinisation du parti communiste. En faisant se côtoyer la Marseillaise et l'Internationale, le drapeau tricolore et le drapeau rouge, le PC démontrait au niveau symbolique l'abandon de l'internationalisme prolétarien en même temps qu'il sombrait dans le réformisme le plus plat. »
Lutte ouvrière, « L’Europe : ni la cause de la crise du capitalisme, ni un moyen de la surmonter », Cercle Léon Trotsky, 11/04/2014.

Le PCF a très tôt fait le choix du patriotisme économique

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Le Parti communiste français a très tôt fait le choix du patriotisme économique
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« Il remplaça l'idée fondamentale que l'émancipation du prolétariat ne pouvait être que le résultat du renversement de l'ordre économique et social capitaliste à l'échelle mondiale par une vague notion de solidarité morale entre les opprimés du monde entier, que l'on pouvait ressortir dans les proclamations des jours de fête, sans hésiter à mettre en avant le reste du temps la « grandeur de la nation française » et autres slogans du genre : « produisons français ». En agitant des revendications telle la récente exigence d'un « plan de développement de l'industrie française », le PCF laisse croire qu'il serait possible d'inciter ou de contraindre la bourgeoisie à faire de bons choix, des choix « patriotiques », qui favoriseraient l'emploi et donc la situation matérielle des travailleurs. »
Lutte ouvrière, « L’Europe : ni la cause de la crise du capitalisme, ni un moyen de la surmonter », Cercle Léon Trotsky, 11/04/2014.

Le PCF a utilisé en août 1944 le slogan xénophobe "À chacun son boche"

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Le Parti communiste français a utilisé en août 1944 le slogan xénophobe "À chacun son boche"
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« Combien de militants communistes ou antifascistes venus de toute l'Europe, échappés des camps d'internement français, allèrent jusqu'à s'engager dans la « Résistance » pour y mener la politique chauvine que l'Humanité résumait en août 1944 par le slogan « À chacun son boche ! » ? »
Lutte ouvrière, « L’immigration dans l’Europe en crise », Cercle Léon Trotsky, 24/01/2014.

Les positions nationalistes du PCF ont dédouané la bourgeoisie française

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Les positions nationalistes du Parti communiste français ont dédouané la bourgeoisie française
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« Le PCF, même en parlant d'une « autre Europe à construire », n'en continua pas moins à entretenir la confusion dans la tête des travailleurs et à présenter les directives et les institutions européennes comme chargées de tous les maux et responsables des attaques subies par les travailleurs, dédouanant ainsi la bourgeoisie française et son principal serviteur, le gouvernement français. Ainsi, au moment du référendum sur le traité de Maastricht, en 1992, on pouvait lire dans L'Humanité des protestations indignées quant au pouvoir que la création de l'euro donnerait à la Bundesbank, qui priverait la Banque de France de son pouvoir. Le PCF allait même jusqu'à présenter cette dernière comme un service public ! Certes, les travailleurs français n'ont aucun moyen de contrôle sur les décisions prises par les autorités financières européennes – pas plus que les travailleurs allemands d'ailleurs – mais en formulant les choses de cette façon, le Parti communiste laissait entendre qu'ils en avaient plus sur la Banque de France et les francs qu'elle émettait. »
Lutte ouvrière, « L’Europe : ni la cause de la crise du capitalisme, ni un moyen de la surmonter », Cercle Léon Trotsky, 11/04/2014.

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