Les nouvelles recrues bolchéviks avaient un désir de revanche et de promotion sociale

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flèche vers le haut dans un cercle Cet argument est un sous-argument de Le parti bolchévik n'avait pas d’enracinement dans la société civile
SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Le parti bolchévik n'avait pas un caractère de classe
Le parti bolchévik était composé d'individus déclassés ou déracinés
Les bolchéviks se sont appuyés sur des couches peu formées souhaitant passer à l'action
Les nouvelles recrues bolchéviks avaient un désir de revanche et de promotion sociale
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Présentation de l'argument

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Citations

« Tous avaient en commun un désir de revanche ou de promotion sociale, d’intégration au nouveau régime. Nombre d’entre eux étaient « entrés en politique » avant octobre 1917 dans l’une des innombrables institutions nées dans le cours des événements révolutionnaires et étaient prêts à tout pour ne pas retomber « dans la vieille ornière de l’usine, de la caserne ou du travail de la terre ». Un certain nombre de monographies sur les comités de paysans pauvres, les activistes du parti dans les campagnes et les villes, les détachements de réquisition, nous permettent d’aborder aujourd’hui cette dimension sociale du politique, longtemps négligée, de mieux cerner le phénomène de « plébéianisation du nouveau pouvoir », de comprendre la manière dont le nouveau pouvoir parvint à instrumentaliser le potentiel de violence d’une société profondément disjointe et très polarisée. »
Nicolas Werth, « Les Bolcheviks et la restauration du « principe de l’État » », Quand tombe la nuit, L'Âge d'Homme, Lausanne, 2001.
« Ces appels au meurtre attisaient le vieux fonds de violence et le désir de revanche sociale présents chez nombre de tchékistes, recrutés souvent, comme le reconnaissaient eux-mêmes nombre de dirigeants bolcheviques, parmi les « éléments criminels et socialement dégénérés de la société ». Dans une lettre adressée le 22 mars 1919 à Lénine, le dirigeant bolchevique Gopner décrivait ainsi les activités de la tcheka d’Ekaterinoslavl : « Dans cette organisation gangrenée de criminalité, de violence et d’arbitraire, dominée par des canailles et des criminels de droit commun, des hommes armés jusqu’aux dents exécutaient toute personne qui ne leur plaisait pas, perquisitionnaient, pillaient, violaient, emprisonnaient, écoulaient des faux billets, exigeaient des pots-de-vin, faisaient ensuite chanter ceux auxquels ils avaient extorqué ces pots-de-vin, puis les libéraient en échange de sommes dix ou vingt fois supérieures. » »
Nicolas Werth, Le livre noir du communisme, Robert Laffont, Paris, 1997.

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Objections

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Références

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