Les leaders et les organisations de la lutte contre l'islamophobie sont réactionnaires

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Sous-arguments

Des organisations faisant du prosélytisme religieux

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Dans la lutte contre l'islamophobie il y a des organisations faisant du prosélytisme religieux
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« Depuis plusieurs années, une galaxie de groupes se donnant pour objectif la « lutte contre l’islamophobie » se développent et prennent diverses initiatives. Certains, comme l’UOIF (Union des organisations islamiques de France) ou PSM (Participation et spiritualité musulmanes), sont ouvertement des associations de prosélytisme religieux. D’autres se défendent d’être des organisations religieuses et se cachent derrière des revendications d’égalité, de lutte contre le racisme et contre l’islamophobie. C’est le cas du CCIF (Collectif contre l’islamophobie en France), de Mamans toutes égales, du Collectif une école pour toutes, Féministes pour l’égalité, et plus récemment d’Alcir (Association de lutte contre l’islamophobie et les racismes). Le Parti des indigènes de la République (PIR) est aussi à ranger dans cette galaxie.

Depuis l’attentat contre Charlie hebdo, en janvier 2015, les initiatives de ces groupes se sont multipliées : rassemblement anti-islamophobie le 18 janvier 2015 à Paris ; meeting contre l’islamophobie et le climat de guerre sécuritaire le 6 mars 2015 à Saint-Denis ; Marche de la dignité et contre le racisme organisée par le PIR le 31 octobre 2015 ; meeting à Saint-Denis contre l’état d’urgence le 11 décembre 2015, ou encore, le 21 septembre dernier, le meeting d’Alcir baptisé « Pour un printemps de la liberté, de l’égalité et de la fraternité », organisé dans le 20e arrondissement de Paris. [...] Ces rassemblements ont tous été en réalité des tribunes pour des organisations islamistes et communautaristes.

Lors du rassemblement du 18 janvier 2015, des jeunes brandissent des drapeaux algériens, turcs, marocains, des panneaux portant des sourates du Coran, et une grande banderole : « Touche pas à mon prophète ». Le meeting du 6 mars 2015 était coorganisé par l’UOIF. Celui du 11 décembre faisait, lui aussi, la part plus que belle aux militants religieux. Certes, des laïcs (journalistes du Monde diplomatique ou représentante du Syndicat de la magistrature) s’y sont exprimés, mais en partageant la tribune avec Tariq Ramadan, Ismahane Chouder, porte-parole de PSM, ou Marwan Muhammad, porte-parole du CCIF. On retrouve les mêmes parmi les signataires de l’appel pour le meeting d’Alcir du 21 septembre 2016. Le nom des porte-parole des associations et groupes religieux musulmans figure sur l’affiche, ornée d’une photo d’une femme voilée drapée… dans un drapeau bleu-blanc-rouge. »
Lutte ouvrière, « Le piège de la « lutte contre l’islamophobie » », Lutte de classe, n°181, février 2017.

Des organisations antiféministes

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Dans la lutte contre l'islamophobie il y a des organisations antiféministes
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« Ce livre [Les Blancs, les Juifs et nous, d'Houria Bouteldja, porte-parole du PIR] défend les idées les plus réactionnaires, à commencer par [...] une prise de position contre le féminisme, dénoncé comme une exportation blanche : « Mon corps ne m’appartient pas. Aucun magistère moral ne me fera endosser un mot d’ordre conçu par et pour des féministes blanches. […] J’appartiens à ma famille, à mon clan, à mon quartier, à ma race, à l’Algérie, à l’islam. » Bouteldja, qui dit préférer appartenir « à [sa] race et à l’islam » plutôt que de dire que son corps lui appartient, va même plus loin : « Un féminisme décolonial doit avoir comme impératif de refuser radicalement les discours et pratiques qui stigmatisent nos frères. » Elle absout ainsi d’avance les lapideurs de femmes et les exciseurs, au nom du féminisme décolonial.

On peut également mentionner le récent livre de Nargesse Bibimoune, Confidence à mon voile. On y lit par exemple : « Mon cher voile, dis-leur que tu es la preuve de ma soumission à Dieu et uniquement Lui ! Dis-leur qu’à mes yeux tu es un instrument d’émancipation face à une société qui souhaiterait me dicter ma manière d’être une femme libérée. »

[...] Marwan Muhammad signe régulièrement des communiqués communs avec Idriss Sihamedi, responsable de l’association BarakaCity, lequel, sur un plateau télé en janvier 2016, expliquait qu’il était « un musulman normal », et qu’en conséquence il « ne serre pas la main des femmes ». Récemment Marwan Muhammad, lors d’un débat, a affirmé que la polygamie ne le regardait pas, puisqu’elle était, « comme l’homosexualité, un choix de vie personnel ». »
Lutte ouvrière, « Le piège de la « lutte contre l’islamophobie » », Lutte de classe, n°181, février 2017.

Des organisations antisémites

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Dans la lutte contre l'islamophobie il y a des organisations antisémites
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« Ce livre abject [Les Blancs, les Juifs et nous, d'Houria Bouteldja, porte-parole du PIR] défend les idées les plus réactionnaires, à commencer par un antisémitisme nauséeux (« Vous les Juifs […] je vous reconnaîtrais entre mille, votre zèle est trahison. ») »
Lutte ouvrière, « Le piège de la « lutte contre l’islamophobie » », Lutte de classe, n°181, février 2017.

Des organisations homophobes

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Dans la lutte contre l'islamophobie il y a des organisations homophobes
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« L’UOIF ? Elle a participé, en toute logique, aux défilés contre le mariage homosexuel. Elle a notamment accueilli dans ses congrès Christine Boutin, Dieudonné, Alain Soral, et les deux égéries de la Manif pour tous, Frigide Barjot et Ludovine de La Rochère. Réactionnaires de toutes religions, unissez-vous ! »
Lutte ouvrière, « Le piège de la « lutte contre l’islamophobie » », Lutte de classe, n°181, février 2017.

Des organisations ennemies de la classe ouvrière

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Dans la lutte contre l'islamophobie il y a des organisations ennemies de la classe ouvrière
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« Le PIR se veut le porte-parole de cette évolution. Il étudie toute la société sous le prisme de la couleur de la peau, jamais sous celui des classes sociales ni des rapports économiques. Il assume totalement cette vision racialiste, fondée sur l’idée que les Blancs sont tous coupables de l’oppression des peuples coloniaux hier, et des immigrés aujourd’hui. Dans son dernier livre, Les Blancs, les Juifs et nous, la porte-parole du parti, Houria Bouteldja, écrit : « Au-dessus de moi, il y a les profiteurs blancs. Le peuple blanc, propriétaire de la France : prolétaires, fonctionnaires, classes moyennes. Mes oppresseurs. Petits actionnaires de la vaste entreprise de spoliation du monde. » Puis : « Le Français, dans son bureau, ça roule pour lui. L’Arabe, lui, est balayeur. » »
Lutte ouvrière, « Le piège de la « lutte contre l’islamophobie » », Lutte de classe, n°181, février 2017.
« Hassan Aglagal, un militant marocain du NPA, plus lucide que nombre de ses camarades, écrit dans une tribune intitulée Assez de PSM dans nos luttes : « Participation et spiritualité musulmanes (PSM) est l’association qui représente en France le mouvement Al Adl Wal Ihsane (Justice et bienfaisance), mouvement de l’islam politique fondé en 1973 au Maroc par le mystique soufiste Abdelassame Yassine. » Ce groupe est notamment responsable, au Maroc, « de l’assassinat de deux étudiants d’extrême gauche », en 1991 et 1993. »
Lutte ouvrière, « Le piège de la « lutte contre l’islamophobie » », Lutte de classe, n°181, février 2017.

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Objections

Ces organisations ne se réduisent pas à cela

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Les organisations de lutte contre l'islamophobie ne sont pas toutes réactionnaires
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« On apprend ainsi que le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) pourrait être résumé au fait que l’un de ses porte-parole, Marwan Muhammad, est un « ancien trader » qui a par le passé fait tribune commune avec un imam intégriste, signé des textes avec un dirigeant associatif conservateur et « [qu’il] a affirmé que la polygamie ne le regardait pas ». C’est tout ? C’est tout. On ne saura pas « quelles idées » le CCIF défend dans les initiatives incriminées (contre l’islamophobie ou l’état d’urgence), et l’on ne saura pas non plus [...] que cette « organisation communautariste » s’est prononcée, au printemps dernier, contre la loi Travail, et a appelé à se mobiliser contre elle. Aucune évocation, en outre, de la tribune signée en avril 2016 par celui qui était alors porte-parole du CCIF, Yasser Louati, qui fustigeait la politique antisociale de Valls et l’accusait de tenter de « voiler son bilan » par un discours stigmatisant les musulman-e-s. Aucune mention, enfin, de cet article publié sur le site du CCIF en novembre dernier, dont le titre, explicite, n’aurait pourtant pas dû échapper à Lutte ouvrière : « Le fiasco burkini : Une distraction de l’attaque contre les travailleurs de la loi Travail "El Khomri" ». »
Julien Salingue, Christine Poupin, Ugo Palheta, Selma Oumari, « Combat contre l’islamophobie : quand Lutte ouvrière inverse la hiérarchie des normes », 2 février 2017.

On peut faire des alliances critiques

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Les révolutionnaires peuvent faire des alliances critiques avec les organisations de lutte contre l'islamophobie
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« [Ce serait oublier] l’un des acquis fondamentaux de Trotsky, dont Lutte ouvrière aime pourtant se revendiquer, qui expliquait en 1928, à propos de l’hypothèse d’alliances avec le Kuomintang chinois : « Depuis longtemps, on a dit que des ententes strictement pratiques, qui ne nous lient en aucune façon et ne nous créent aucune obligation politique, peuvent, si cela est avantageux au moment considéré, être conclues avec le diable même. Mais il serait absurde d’exiger en même temps qu’à cette occasion le diable se convertisse totalement au christianisme ». Que l’on ne se méprenne pas ici sur la référence à cette métaphore de Trotsky : nous ne souhaitons convertir personne au christianisme ! Mais il s’agit de souligner que dans d’autres contextes, les marxistes ont eu l’occasion, lorsqu’ils estimaient que la situation le nécessitait, de s’entendre avec des courants divers, voire fort éloignés, sans que cela ait signifié qu’ils renonçaient à leur indépendance. Les fronts auxquels le NPA participe ne sont aucunement des cadres dans lequel nous nous lions les mains, ni des systèmes d’alliance qui nous obligeraient à renoncer à formuler nos critiques des intégrismes religieux, quels qu’ils soient. »
Julien Salingue, Christine Poupin, Ugo Palheta, Selma Oumari, « Combat contre l’islamophobie : quand Lutte ouvrière inverse la hiérarchie des normes », 2 février 2017.

Un prétexte pour ne pas lutter contre les discriminations envers les musulmans

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Lutte ouvrière se sert de prétextes pour ne pas lutter contre les discriminations envers les musulmans
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« Derrière ces prétextes, difficile de ne pas percevoir l’absence totale de volonté, de la part de LO, de mobiliser concrètement contre l’islamophobie, et de participer à des fronts aux côtés d’organisations dont les anticapitalistes et révolutionnaires peuvent par ailleurs être très éloignés. »
Julien Salingue, Christine Poupin, Ugo Palheta, Selma Oumari, « Combat contre l’islamophobie : quand Lutte ouvrière inverse la hiérarchie des normes », 2 février 2017.

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Références

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Débat parent