Les expérimentations et sondages autour du revenu de base tendent à montrer que le nombre d'heures travaillées baisserait peu

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balance des débats Cet argument est une objection dans le débat Faut-il instaurer un revenu de base ? (nouveau).

Résumé

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Différentes expérimentations de revenu de base ont eu lieu, et à chaque fois la baisse du nombre d'heures travaillées a été relativement faible. De même, des sondages demandant aux personnes interrogées si elles continueraient à travailler si elles touchaient un revenu de base ont révélé que la majorité des personnes continueraient de travailler, tout en considérant que les autres ne travailleraient plus.

Citations

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Sous-arguments

Les expérimentations menées dans les années 1960 aux États-Unis et au Canada

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Diverses expérimentations de revenu de base ont été mises en place aux États-Unis et au Canada à partir des années 1960, sous l'impulsion des travaux de l'économiste Milton Friedman. Versé sous la forme d'un impôt négatif, son montant équivalait à entre 50 et 150 % du seuil de pauvreté. Or, sur l'ensemble des expérimentations, le temps de travail a seulement diminué de 1 à 9 % chez les hommes, et de 3 à 27 % chez les femmes
Karl Widerquist, « A failure to communicate: what (if anything) can we learn from the negative income tax experiments ? », dans The Journal of Socio-Economics n°34, 2005, pp. 49-81.
. En moyenne et tous sexes confondus, cette baisse d'heures travaillées est estimée à seulement 7,9 %
Michael C. Keeley, Labor Supply and Public Policy: A Critical Review, Academic Press, 1981.
.

Le cas des gagnants du jeu « Win for Life »

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Une étude centrée sur les gagnants du jeu « Win for Life », un jeu de loterie où les gagnants touchent un revenu versé chaque mois et garanti à vie, montre que sur les 66 gagnants étudiés qui avaient un emploi avant leur gain, seuls 5 ont arrêté de travailler, et sur ces 5 seul un a estimé le changement lié au revenu gagné. De plus, sur ces 66 personnes, seules 5 ont réduit leur temps de travail, et sur ces 5 seule une attribue ce changement au gain du jeu.

Le sondage mené par les réalisateurs du documentaire « Le revenu de base, une impulsion culturelle »

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À la question « Si vous aviez un revenu de base, iriez-vous encore travailler ? », 60 % des personnes interrogées par les réalisateurs répondent « Oui, comme avant » ; 30 % répondent « Oui, mais plus à plein temps (ou alors je ferais autre chose) » ; et 10 % seulement répondent « Non »
Le revenu de base, une impulsion culturelle, de Daniel Häni et Enno Schmidt, 23e minute.
. Afin d'expliquer cet écart à la conception commune, les réalisateurs posent ensuite la question : « Si on instaurait un revenu de base, pensez-vous que les autres continueraient à travailler ? ». Environ 80 % des personnes interrogées répondent « Non », ce qui tend à montrer que l'idée que les gens arrêteraient de travailler avec un revenu de base provient d'un manque de confiance envers autrui.
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Objections

Des expérimentations et des études biaisées

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Les expérimentations et les sondages faits autour du revenu de base comportent tous un certain nombre de biais, qui empêchent de généraliser de façon sérieuse ces cas particuliers.
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Pour aller plus loin

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