Les Le Pen entretiennent des liens avec des personnes considérées fascistes

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pouce d'argument Cet argument est un argument POUR dans le débat Le Front national est-il un parti fasciste ?
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Sommaire

Présentation de l'argument

Au début de années 1960, Jean-Marie Le Pen se rend en Espagne pour saluer d'anciens nazis ou d'anciens collaborationnistes. Marine Le Pen entretient toujours actuellement des amitiés avec d'anciens du GUD, dont Philippe Péninque. Elle a participé au Parlement européen pendant une année, en 2007, à un groupe dont une membre, petite-fille de Mussolini, a déclaré « Mieux être fasciste que pédé ! ». Régulièrement, Marine Le Pen se rend à des bals organisés par des nostalgiques du IIIe Reich. Quant à Marion Maréchal-Le Pen, une photo datant de 2012 la montre en compagnie d'un leader du GUD, Edouard Klein, et d'un membre du mouvement skin, Baptiste Coquelle, que l'on retrouve sur une autre photo un casque de nazi sur la tête.

Citations

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Sous-arguments

Jean-Marie Le Pen entretient des relations avec d'anciens nazis et collaborationnistes

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Jean-Marie Le Pen entretient des relations avec d'anciens nazis et collaborationnistes
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« Au début des années 1960, Jean-Marie Le Pen, n’ayant rien renié de son passé sulfureux, se rend en Espagne pour aller saluer d’anciens compagnons de combat. Il rend visite à :
  • Abel Bonnard : Maurassien, il évolue vers le fascisme dans les années 1930. Partisan d’un rapprochement franco-allemand, il devient, durant la seconde guerre mondiale, une figure de la collaboration avec l’occupant nazi. Nommé ministre de l’Éducation nationale en 1942, il fait partie des « ultra » et des derniers partisans du régime de Vichy. […]
  • Louis Darquier de Pellepoix : Individu politique d’extrême droite, il est principalement connu pour son engagement antisémite et pour son activité de collaborateur durant la Seconde Guerre mondiale. […]
  • Léon Degrelle : Journaliste et homme politique engagé à l’extrême droite, il est surtout connu pour son engagement antisémite et pour son activité de collaborateur durant la Seconde Guerre mondiale. […] Engagé volontaire, il combattit sur le front de l’Est avec le grade de commandant dans la 28e division SS Wallonie.
  • Otto SKORZENY : Il rejoint le parti nazi autrichien en 1931. Comme colonel SS, il participa à de très nombreuses opérations prestigieuses, telle que l’évasion de Mussolini d’une prison italienne, en 1944. »
Léon Landini, « Front national : Les chiens ne font pas des chats ! », janvier 1970.

Marine Le Pen entretient des relations avec d'anciens néonazis

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Marine Le Pen entretient des relations avec d'anciens néonazis
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« Si elle [Marine Le Pen] s'est séparée de plusieurs compagnons de la première heure, elle reste fidèle à certaines amitiés à la trajectoire jugée sulfureuse [...] Emmanuel Leroy, cet ancien d'Ordre nouveau, a un parcours beaucoup plus marqué à l'extrême droite dure. Il a, par le passé, animé une lettre aux relents néonazis (la Lettre noire) et revendique toujours sa filiation nationaliste-révolutionnaire et gréciste. [...] Il est encore consulté de temps à autre sur des dossiers précis, notamment concernant les relations avec la Russie. [...] Un ancien acteur est Philippe Péninque, ancien du GUD. [...] Cette défaite n'entame pourtant en rien le crédit de Philippe Péninque, qui continue de prodiguer ses conseils à Marine Le Pen, celle-ci le chargeant de surcroît de quelques missions délicates, notamment en ce qui concerne les finances de son parti. »
Abel Mestre, « Les réseaux du Front national », Les faux-semblants du Front national, Presse de Sciences Po, Paris, 2015.
« De sa jeunesse d'étudiante en droit à l'université parisienne d'Assas, Marine Le Pen a en effet conservé des amitiés qui nuisent à sa stratégie de dédiabolisation et de normalisation. Frédéric Chatilon, président du GUD au début des années 1990, est de celles-ci. Lui et une poignée d'anciens militants de ce syndicat étudiant aux méthodes violentes ont monté un réseau d'entreprises où les prises de participation se font entre amis et dont les avocats-conseil sont eux-mêmes d'anciens du GUD. À partir de 2012, ils forment l'un des cercles les plus fermés et les plus rapprochés de la présidente du FN. Mêlant affaires et politique, ils vont devenir les prestataires de services quasi exclusifs du parti version Marine Le Pen. Ils sont notamment aux commandes de Jeanne, le microparti dont s'est dotée la présidente du FN pour financer ses campagnes électorales. La conception et la fabrication du matériel de campagne sont exclusivement dévolus à Riwal, l'entreprise de communication de Frédéric Chatillon. La société de sécurité d'Axel Coustau (Vendôme, puis Colisée) se substitue ici et là au Département protection sécurité (DPS), le service d'ordre officiel du FN, souvent composé de bénévoles. Les « gudards » apparaissent ainsi au cœur de la logistique et du financement du « nouveau » FN. Malgré leurs écarts de conduite, notamment des actes d'intimidation répétés envers la presse, une proximité est affichée avec Alain Soral ou l'humoriste Dieudonné. Ils bénéficient de la part de Marine Le Pen d'une impunité totale. »
Abel Mestre, « Les réseaux du Front national », Les faux-semblants du Front national, Presse de Sciences Po, Paris, 2015.

Marion-Maréchal Le Pen entretient des relations avec d'anciens néonazis

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Marion-Maréchal Le Pen entretient des relations avec d'anciens néonazis
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« C'est une photo dont Marion Maréchal-Le Pen se serait bien passée. Sur cette image, [...] la benjamine de l'Assemblée nationale pose en compagnie d'Edouard Klein, leader du GUD (Groupe union défense, une organisation étudiante d'extrême droite), et de Baptiste Coquelle, présenté comme un membre du « mouvement skin ». La photo date du 11 décembre 2012. Ce soir-là, le FN célébrait en grande pompe ses 40 années d'existence à la salle de la Mutualité, à Paris. Au centre, Baptiste Coquelle. Sur un autre cliché non daté publié par l'hebdomadaire, on retrouve Baptiste Coquelle, casque de SS sur la tête, réalisant un salut nazi devant un drapeau frappé de la croix celtique, symbole des néonazis. »
Jim Jarrassé, « La photo qui embarrasse Marion Maréchal-Le Pen et le FN », Le Figaro, 11/04/2013.

Marine Le Pen a fait partie en 2007 d'un groupe parlementaire européen avec des néofascistes

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Marine Le Pen a fait partie en 2007 d'un groupe parlementaire européen avec des néofascistes
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« Pendant une année, en 2007, au Parlement européen, Marine Le Pen a fait partie d’un groupe parlementaire composé de 20 parlementaires qui se nommait Identité Tradition Souveraineté (ITS). Parmi les deux députés italiens qui composaient ce groupe, qui se réunissaient avec Mme Le Pen sans que cela ne lui pose le moindre problème, il y avait une certaine… Alessandra Mussolini ! Cette dernière est la petite-fille du « Duce » Benito Mussolini. Sur les plateaux de télé elle refuse publiquement que l’on rejette « l’héritage mussolinien ». Le 9 mars 2006 (soit un an avant que Mme Le Pen ne voit aucune difficulté à faire un groupe parlementaire avec elle) Mme Alessandra Mussolini avait déclaré à la télé « Meglio fascista che frocio ! » ce qui signifie en bon français : « Mieux vaut être fasciste que pédé ! ». Classe, non ? Ces propos n’ont bien sûr jamais été condamnés par la présidente du FN. »

Les Le Pen participent à des évènements néonazis

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Les Le Pen participent à des évènements néonazis
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« Depuis 2005, par un vote de l’assemblée générale de l’ONU, le 27 janvier est devenue la « Journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de l'Holocauste ». […] Le même jour, [...] Marine Le Pen dansait la valse, à Vienne, avec la crème européenne des néonazis, des nostalgiques du IIIe Reich, et des négationistes. La candidate du Front National a répondu à l'invitation du FPÖ, le parti de feu Jorg Haider, et de sa figure de proue, l’antisémite et néonazi Martin Graf, au bal annuel d’Olympia, cette société secrète interdite aux Juifs et aux femmes, et dont les membres sont chargés de véhiculer dans la société des idées néonazies, pangermanistes, antisémites et négationnistes. Jean Marie Le Pen, qui assistait au bal avec Bruno Gollnisch, et qui en a été l'invité d'honneur en 2008, a ainsi montré à sa fille Marine Le Pen l’exemple à suivre. »

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Objections

Le Front national s'est dédiabolisé avec Marine Le Pen

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Le Front national s'est dédiabolisé avec Marine Le Pen
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« Lorsqu'elle décide d'entreprendre sa stratégie de normalisation, au début des années 2000, Marine Le Pen s'applique à marquer une rupture avec les fondamentaux nationalistes des origines. Celle-ci passe par une prise de distance avec les conceptions racialistes et antisémites et par un virage sociétal en rupture avec les conceptions des nationaux-catholiques qui continuent de peser dans l'appareil. [...] Marine Le Pen a tapageusement exclu en 2011 les cadres du FN membres de l'Oeuvre Française (OF), Yvan Benedetti et Alexandre Gabriac, faisant ainsi coup double, puisqu'ils étaient également des soutiens de Bruno Gollnisch. Les groupuscules périphériques apparaissent ainsi instrumentalisés dans le jeu de concurrence interne au parti, même si Pierre Sidos affirme que l'OF n'a nullement cessé son entrisme. Marine Le Pen a pu de cette manière se donner à voir comme celle qui rompait avec l'antisémitisme et le référentiel fascisant. D'ailleurs, sitôt élue présidente du FN, elle a fait une déclaration qui se voulait exemplaire en indiquant que « ce qui s'est passé » dans les rangs nazis constitue le « summum de la barbarie ». »
Stéphane Lebourg, « Le Front national et la galaxie des extrêmes droites radicales », Les faux-semblants du Front national, Presse de Sciences Po, Paris, 2015.
« Pour le parti, la solution passe à l'évidence par la formation des militants. En confiant celle-ci à son aile modérée en 2012, alors qu'elle avait été jusqu'ici marquée de la patte des radicaux, le FN entrave tout projet éventuel de l'extrême-droite radicale d'influencer la ligne du parti. S'il parvenait à mener cet encadrement à terme, ce serait la défaite définitive de Dominique Venner, lui qui espérait un contrôle du parti unitaire par un groupuscule radical, avec une cristallisation peut-être plus nette des deux sous-ensembles majeurs de l'extrême-droite, l'un constitué de ses groupuscules, l'autre que l'autre que l'on pourrait qualifier, dorénavant, d'institutionnel. »
Stéphane Lebourg, « Le Front national et la galaxie des extrêmes droites radicales », Les faux-semblants du Front national, Presse de Sciences Po, Paris, 2015.

La tendance fasciste est en voie de marginalisation

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La tendance fasciste du Front national est en voie de marginalisation
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« Les néo-nazis ne sont plus qu'une infime minorité au sein du FN depuis 1981-82 et leur engagement est purement individuel... À partir de 1985, les sympathisants frontistes aux convictions néo-nazies rejoignent, à sa création, le Parti Nationaliste Français Européen (PNFE)... En règle générale, la durée de l'engagement frontiste des néo-nazis est courte : elle se termine soit par exclusion, soit par départ volontaire en direction des groupuscules. »
Jean-Yves Camus, Le Front national, 1997.

Un parti fasciste ne se contente pas de relations avec des fascistes

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Le Front national n'est pas fasciste juste parce que ses dirigeants entretiennent des relations avec des fascistes
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Que les responsables du Front national entretiennent des relations avec des personnes considérées fascistes ne suffit pas à faire de ce parti un parti fasciste. Bien d'autres conditions d'un parti fasciste ne sont pas réunies :

En cela on ne peut sérieusement considérer le Front national comme un parti fasciste.

Le FN est juste un parti national-populiste

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Le Front national est un parti national-populiste
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« La dynastie Le Pen incarne un courant bien spécifique de l'extrême droite : le national-populisme, qui s'est cristallisé lors de la vague boulangiste (1887-1889) et constitue depuis la tendance la plus classique de l'extrême droite en France. Le national-populisme conçoit l'évolution politique comme une décadence dont seul le peuple, sain, peut préserver la nation. Privilégiant le rapport direct entre le sauveur et le peuple, par-delà les clivages et les institutions parasites censées menacer de mort la nation, le national-populisme se réclame de la défense du petit peuple, du « Français moyen » de « bon sens », face à la trahison d'élites, fatalement corrompues. Il fait l'apologie d'un nationalisme fermé, se met en quête d'une unité nationale mythique et est « altérophobe ». Il réunit des valeurs sociales de gauche et des valeurs politiques de droite (ordre, autorité, etc.). Bien qu'il recoure à une esthétique verbale socialisante, il prône l'union de tous après l'exclusion de l'infime couche de profiteurs traîtres à la patrie, ce qui implique de rompre avec l'idéologie de la lutte des classes. Pour faire coïncider la nation et le peuple, il effectue des permutations entre les sens du mot « peuple ». Le peuple, c'est le demos, l'unité politique ; c'est également l'ethnos, l'unité biologique ; c'est encore un corps social, les « classes populaires » ; et c'est enfin la « plèbe », les masses. L'extrême droite national-populiste joue sur la confusion entre toutes ces significations. »
Nicolas Lebourg, Joël Gombin, Stéphane François, Alexandre Dézé, Jean-Yves Camus, Gaël Brustier, « Le FN, un national populisme », Le Monde, 5 octobre 2013.
« Le FN s'ancre dans la veine nationale-populiste installée dans la vie politique française par le général Boulanger (1887-1889) et visant à établir une république autoritaire. Il a toujours attiré des membres issus de l'extrême-droite radicale dont l'action s'inscrivait dans une perspective révolutionnaire. »
Stéphane Lebourg, « Le Front national et la galaxie des extrêmes droites radicales », Les faux-semblants du Front national, Presse de Sciences Po, Paris, 2015.

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Références

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