Les étudiants ne sont plus amenés à devenir des petits-bourgeois mais des travailleurs

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Présentation de l'argument

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Citations [ modifier ]

« Définir les intellectuels comme étant des petits bourgeois était correct dans le passé mais ne l’est plus aujourd’hui, étant donné la nature sociale modifiée du travail intellectuel. La majorité des étudiants ne sont pas de futurs petits bourgeois, mais de futurs travailleurs intellectuels prolétarisés. »
Ernest Mandel, Les étudiants, les intellectuels et la lutte des classes, La Brèche, Paris, 1979.
« La fonction économique [des étudiants] a fondamentalement changé. Il n’est plus possible de qualifier la majorité écrasante des étudiants actuels dans la société impérialiste occidentale de futurs officiers et sous-officiers du capital. La plupart des étudiants sont aujourd’hui des futurs salariés et employés dont la fonction sociale et la place dans le procès de production les rapprochent davantage de la classe ouvrière que de la moyenne et grande bourgeoisie. »
Ernest Mandel, Les étudiants, les intellectuels et la lutte des classes, La Brèche, Paris, 1979.

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Sous-arguments [ modifier ]

Le travail intellectuel s'est prolétarisé

« L’accélération de l’innovation technologique implique une intégration à grande échelle du travail intellectuel au processus de production. Tandis que, dans les phases précédentes du capitalisme, le travail intellectuel était limité dans une grande mesure à la sphère de la superstructure sociale, il est aujourd’hui de plus en plus orienté vers l’infrastructure de la société. Cette réintégration du travail intellectuel au processus de production ne revêt pas seulement la forme d’un accroissement constant d’ingénieurs chimistes, de physiciens, d’économistes, de sociologues, de médecins, d’administrateurs, tous de formation universitaire, et employés par les grandes entreprises capitalistes. Les activités de tous ces universitaires se trouvent liées, certaines plus que d’autres, au processus de production proprement dit. »
Ernest Mandel, Les étudiants, les intellectuels et la lutte des classes, La Brèche, Paris, 1979.
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« Toutes ces techniques d’intégration [du travail intellectuel à la sphère de la production] ne peuvent être appliquées qu’à condition de transformer, toujours plus, les intellectuels en travailleurs salariés ; c’est-à-dire à condition d’étendre de façon prodigieuse l’éventail du salariat et d’accroître considérablement la masse et la qualification du prolétariat. La tendance à l’élargissement constant du travail intellectuel qualifié, tant dans le domaine de la production que dans celui de la reproduction et de la superstructure — tendance caractéristique du néo-capitalisme — est aussi la tendance à la prolétarisation croissante du travail intellectuel. Le néo-capitalisme est la phase de développement du capitalisme dans laquelle le système salarié commence à se niveler également en dehors de la sphère de production elle-même. Loin d’être une société post-industrielle, le néo-capitalisme signifie l’industrialisation toujours plus achevée de toutes les activités humaines. »
Ernest Mandel, Les étudiants, les intellectuels et la lutte des classes, La Brèche, Paris, 1979.

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Objections

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Références

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