Les États communistes ont commis les trois types de crimes définis par le tribunal de Nuremberg

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SOUS-ARGUMENTS OBJECTIONS
Le communisme a fait 100 millions de morts
Les États communistes ont commis les trois types de crimes définis par le tribunal de Nuremberg
Tous les régimes communistes ont utilisé l'arme de la faim
Imputer les crimes du communisme à une idée est du délit d'intention
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Présentation de l'argument

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Citations

« La question du crime commis par un État a été abordée pour la première fois sous un angle juridique, en 1945, au tribunal de Nuremberg institué par les Alliés pour juger les crimes nazis. La nature de ces crimes a été définie par l’article 6 des statuts du tribunal, qui désigne trois crimes majeurs : les crimes contre la paix, les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité. Or, un examen de l’ensemble des crimes commis sous le régime léninien/stalinien, puis dans le monde communiste en général, nous conduit à y reconnaître chacune de ces trois catégories. »
Stéphane Courtois, Le livre noir du communisme, Robert Laffont, Paris, 1997.

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Sous-arguments

Les États communistes ont commis des crimes contre la paix

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Les États communistes ont commis des crimes contre la paix
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« Les crimes contre la paix sont définis par l’article 6a et concernent « la direction, la préparation, le déclenchement ou la poursuite d’une guerre d’agression, ou d’une guerre de violation des traités, assurances ou accords internationaux, ou la participation à un plan concerté ou à un complot pour l’accomplissement de l’un quelconque des actes qui précèdent ». Staline a incontestablement commis ce type de crime, ne serait-ce qu’en négociant secrètement avec Hitler, par deux traités du 23 août et du 28 septembre 1939, le partage de la Pologne et l’annexion à l’URSS des États baltes, de la Bukovine du Nord et de la Bessarabie. Le traité du 23 août, en libérant l’Allemagne du danger d’un combat sur deux fronts, provoqua directement le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale. Staline a perpétré un nouveau crime contre la paix en agressant la Finlande le 30 novembre 1939. L’attaque inopinée de la Corée du Nord contre la Corée du Sud le 25 juin 1950 et l’intervention massive de l’armée de la Chine communiste sont du même ordre. Les méthodes de subversion, relayées un temps par les partis communistes commandités depuis Moscou, pourraient également être assimilées à des crimes contre la paix, car leur action a débouché sur des guerres ; ainsi, un coup d’État communiste en Afghanistan amena, le 27 décembre 1979, une intervention militaire massive de l’URSS, inaugurant une guerre qui n’est pas encore éteinte. »
Stéphane Courtois, Le livre noir du communisme, Robert Laffont, Paris, 1997.

Les États communistes ont commis des crimes de guerre

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Les États communistes ont commis des crimes de guerre
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« Les crimes de guerre sont définis à l’article 6b comme « les violations des lois et coutumes de la guerre. Ces violations comprennent, sans y être limitées, l’assassinat, les mauvais traitements ou la déportation pour des travaux forcés, ou pour tout autre but, des populations civiles dans les territoires occupés, l’assassinat ou les mauvais traitements des prisonniers de guerre ou des personnes en mer, l’exécution des otages, le pillage des biens publics ou privés, la destruction sans motif des villes et villages ou la dévastation que ne justifient pas les exigences militaires ». [...] Or, Staline a ordonné ou autorisé de nombreux crimes de guerre ; la liquidation de la quasi-totalité des officiers polonais faits prisonniers en 1939 – dont les 4 500 morts de Katyn ne sont qu’un épisode – en est le plus spectaculaire. Mais d’autres crimes de beaucoup plus grande ampleur sont passés inaperçus, comme l’assassinat ou la mort au Goulag de centaines de milliers de militaires allemands faits prisonniers entre 1943 et 1945 ; à cela s’ajoutent les viols de masse des femmes allemandes par les soldats de l’Armée rouge dans l’Allemagne occupée ; sans parler du pillage systématique de tout l’appareil industriel des pays occupés par l’Armée rouge. Relèvent du même article 6b les résistants organisés combattant le pouvoir communiste à force ouverte, quand ils sont faits prisonniers et fusillés ou déportés : par exemple, les militaires des organisations polonaises de résistance antinazie (POW, AK), les membres des organisations de partisans armés baltes et ukrainiens, les résistants afghans, etc. »
Stéphane Courtois, Le livre noir du communisme, Robert Laffont, Paris, 1997.

Les États communistes ont commis des crimes contre l'humanité

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Les États communistes ont commis des crimes contre l'humanité
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« Toutes les déclarations au tribunal de Nuremberg insistaient sur l’une des caractéristiques majeures du crime contre l’humanité : le fait que la puissance de l’État soit mise au service d’une politique et d’une pratique criminelles. [...] Le nouveau Code pénal français, adopté le 23 juillet 1992, définit ainsi le crime contre l’humanité : « La déportation, la réduction en esclavage ou la pratique massive et systématique d’exécutions sommaires, d’enlèvements de personnes suivis de leur disparition, de la torture ou d’actes inhumains, inspirées par des motifs politiques, philosophiques, raciaux ou religieux, et organisées en exécution d’un plan concerté à l’encontre d’un groupe de population civile ». Or, toutes ces définitions, en particulier la récente définition française, s’appliquent à de nombreux crimes commis sous Lénine, et surtout sous Staline, et ensuite dans tous les pays à régime communiste à l’exception (sous bénéfice d’inventaire) de Cuba et du Nicaragua des sandinistes. La condition principale semble non contestable : les régimes communistes ont œuvré « au nom d’un État pratiquant une politique d’hégémonie idéologique ». C’est bien au nom d’une doctrine, fondement logique et nécessaire du système, que furent massacrés des dizaines de millions d’innocents sans qu’aucun acte particulier puisse leur être reproché, à moins que l’on ne reconnaisse qu’il était criminel d’être noble, bourgeois, koulak, ukrainien, et même ouvrier ou…membre du Parti communiste. L’intolérance active faisait partie du programme mis en œuvre. N’est-ce pas le grand chef des syndicats soviétiques, Tomski, qui le 13 novembre 1927 dans Troud, déclarait : « Chez nous aussi d’autres partis peuvent exister. Mais voici le principe fondamental qui nous distingue de l’Occident ; la situation imaginable est la suivante : un parti règne, tous les autres sont en prison. » »
Stéphane Courtois, Le livre noir du communisme, Robert Laffont, Paris, 1997.
« Il n’est pas question de revenir aux conceptions historiques du XIXe siècle, où l’historien cherchait plus à « juger » qu’à « comprendre ». Néanmoins, face à d’immenses tragédies humaines directement provoquées par certaines conceptions idéologiques et politiques, l’historien peut-il abandonner tout principe de référence à une conception humaniste – liée à notre civilisation judéo-chrétienne et à notre culture démocratique –, par exemple le respect de la personne humaine ? Nombre d’historiens renommés n’hésitent pas à utiliser l’expression « crime contre l’humanité » pour qualifier les crimes nazis, tels Jean-Pierre Azema dans un article sur « Auschwitz » ou Pierre Vidal-Naquet à propos du procès Touvier. Il nous semble donc qu’il n’est pas illégitime d’utiliser ces notions pour caractériser certains des crimes commis dans les régimes communistes. »
Stéphane Courtois, Le livre noir du communisme, Robert Laffont, Paris, 1997.

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Objections

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Références

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