Les États communistes ont commis des crimes contre l'humanité

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« Toutes les déclarations au tribunal de Nuremberg insistaient sur l’une des caractéristiques majeures du crime contre l’humanité : le fait que la puissance de l’État soit mise au service d’une politique et d’une pratique criminelles. [...] Le nouveau Code pénal français, adopté le 23 juillet 1992, définit ainsi le crime contre l’humanité : « La déportation, la réduction en esclavage ou la pratique massive et systématique d’exécutions sommaires, d’enlèvements de personnes suivis de leur disparition, de la torture ou d’actes inhumains, inspirées par des motifs politiques, philosophiques, raciaux ou religieux, et organisées en exécution d’un plan concerté à l’encontre d’un groupe de population civile ». Or, toutes ces définitions, en particulier la récente définition française, s’appliquent à de nombreux crimes commis sous Lénine, et surtout sous Staline, et ensuite dans tous les pays à régime communiste à l’exception (sous bénéfice d’inventaire) de Cuba et du Nicaragua des sandinistes. La condition principale semble non contestable : les régimes communistes ont œuvré « au nom d’un État pratiquant une politique d’hégémonie idéologique ». C’est bien au nom d’une doctrine, fondement logique et nécessaire du système, que furent massacrés des dizaines de millions d’innocents sans qu’aucun acte particulier puisse leur être reproché, à moins que l’on ne reconnaisse qu’il était criminel d’être noble, bourgeois, koulak, ukrainien, et même ouvrier ou…membre du Parti communiste. L’intolérance active faisait partie du programme mis en œuvre. N’est-ce pas le grand chef des syndicats soviétiques, Tomski, qui le 13 novembre 1927 dans Troud, déclarait : « Chez nous aussi d’autres partis peuvent exister. Mais voici le principe fondamental qui nous distingue de l’Occident ; la situation imaginable est la suivante : un parti règne, tous les autres sont en prison. » »
Stéphane Courtois, Le livre noir du communisme, Robert Laffont, Paris, 1997.
« Il n’est pas question de revenir aux conceptions historiques du XIXe siècle, où l’historien cherchait plus à « juger » qu’à « comprendre ». Néanmoins, face à d’immenses tragédies humaines directement provoquées par certaines conceptions idéologiques et politiques, l’historien peut-il abandonner tout principe de référence à une conception humaniste – liée à notre civilisation judéo-chrétienne et à notre culture démocratique –, par exemple le respect de la personne humaine ? Nombre d’historiens renommés n’hésitent pas à utiliser l’expression « crime contre l’humanité » pour qualifier les crimes nazis, tels Jean-Pierre Azema dans un article sur « Auschwitz » ou Pierre Vidal-Naquet à propos du procès Touvier. Il nous semble donc qu’il n’est pas illégitime d’utiliser ces notions pour caractériser certains des crimes commis dans les régimes communistes. »
Stéphane Courtois, Le livre noir du communisme, Robert Laffont, Paris, 1997.

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