Le vote électronique favorise la participation aux élections

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pouce d'argument Cet argument est un argument POUR dans le débat Faut-il généraliser le vote électronique ?
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Présentation de l'argument

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Citations

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Sous-arguments

Une mesure incitative pour les jeunes

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Le vote électronique incite les jeunes à voter
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« En ce qui a trait à des groupes particuliers d'électeurs, le vote par Internet (à distance surtout) et par téléphone pourrait aussi favoriser la participation des électeurs considérés comme les plus difficiles à atteindre, particulièrement les jeunes de 18 à 30 ans. Ces derniers sont les plus familiers avec la technologie, ils en sont les plus fréquents utilisateurs et sont sans doute ceux qui profiteraient le plus de l'expansion du vote à distance. L'Internet et le téléphone semblent être des moyens particulièrement pratiques d'encourager la participation des jeunes qui, pour leurs études postsecondaires, vivent dans une circonscription autre que la leur. »
Elections Canada, « Une analyse comparative du vote électronique », 13 juin 2014.

Un accès facilité pour les personnes malades ou handicapées

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Le vote électronique facilite le vote pour les personnes malades ou handicapées
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« Avec le vote électronique, les citoyens [suisses] ont la possibilité de voter et d’élire par Internet, où qu’ils se trouvent et au moment de leur choix. Le canal du vote électronique est particulièrement adapté aux besoins des Suisses de l’étranger et à ceux des personnes en situation de handicap physique. »
Autorités suisses, « Qu'est-ce que le vote électronique ? ».
« Elles [les méthodes de vote à distance par Internet ou par téléphone] ont le potentiel d'éliminer les longues files d'attente dans les bureaux de vote et de pallier plus efficacement les problèmes d'accessibilité des personnes handicapées ou malades, des militaires, des personnes vivant à l'étranger, des voyageurs ou des retraités migrateurs, ainsi que d'autres groupes de la population tels que les chefs de famille monoparentale pour qui aller voter de manière traditionnelle peut s'avérer compliqué. »
Elections Canada, « Une analyse comparative du vote électronique », 13 juin 2014.

Un accès facilité pour les personnes à l'étranger

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Le vote électronique facilite le vote pour les personnes à l'étranger
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« L'introduction du « vote par internet » a été justifiée, dès l'origine, par le souhait d'encourager la participation électorale des Français établis hors de France. En effet, la participation de nos compatriotes expatriés est généralement faible et bien inférieure à la moyenne nationale.

Relevant la faible participation des électeurs à l'élection des membres du Conseil supérieur des Français de l'étranger, notre collègue Christian Cointat, alors rapporteur de votre commission en mars 2003, relevait que « la participation des électeurs est fragilisée par la grande difficulté de déplacement pour de nombreux électeurs dans des circonscriptions étendues » et que « nombre de nos compatriotes installés à l'étranger résidant très loin du bureau de vote renoncent en effet à voter car ils n'ont ni les moyens financiers, ni la possibilité matérielle, ni le temps d'effectuer les déplacements nécessaires ». Pour voter à l'urne, des électeurs doivent parcourir plusieurs centaines de kilomètres, impliquant parfois un déplacement par avion ou par bateau. Pour nos compatriotes expatriés, le coût pour l'électeur d'un tel trajet constitue un frein évident à exercer leur droit de vote.

Lors de leur audition, les représentants des associations représentatives des Français de l'étranger remarquaient que la transposition en France de la situation des électeurs français à l'étranger conduirait à n'ouvrir, pour l'ensemble des électeurs, qu'un bureau de vote à Paris, Lyon et Marseille. »
Alain Anziani, Antoine Lefèvre, « Rapport d'information sur le vote électronique », Sénat, 9 avril 2014.
« Isabelle C. est catégorique : « Il faut beaucoup d’énergie pour voter de l’étranger. » Cette Française installée en Allemagne a répondu à l’appel à témoignages lancé par Le Monde, après l’annonce de la suspension du vote électronique aux législatives pour les Français de l’étranger. Pour accomplir son devoir citoyen, « il faut se déplacer, précise Isabelle C., mais les bureaux de vote sont parfois très éloignés de son domicile ». Ou alors, « trouver un ami français disponible le jour de l’élection et inscrit sur la même liste électorale ». Quant au vote par correspondance, « le consulat m’a prévenue que les lettres n’arrivaient pas toujours », dit-elle. En résumé, même dans un pays comme l’Allemagne où tout « marche relativement bien », voter à des élections françaises, « c’est possible mais pas simple ». Pour Isabelle C., le vote électronique, à la condition qu’il soit sûr, reste donc bien « la meilleure solution ». [...] Au-delà de la perte de temps, se déplacer jusqu’à son consulat peut aussi avoir un coût. Jean-Pierre L. habite à Leòn, dans le nord-est de l’Espagne. En 2012, il a voté pour les législatives sur Internet mais a dû aller jusqu’à Madrid pour participer à la présidentielle. Une escapade citoyenne à 150 euros. Cinq ans plus tard, il lui faudrait donc débourser le double. C’est « lamentable de payer pour voter », se plaint-il. »
Comité de rédaction, « « La suspension du vote électronique, quelle régression ! » », Le Monde, 9 mars 2017.

Une plus grande accessibilité pour tous

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Le vote électronique facilite le vote pour tous
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« Au XIXe siècle, par exemple, les gens avaient besoin de parcourir de longues distances pour pouvoir voter, ce qui rendait le vote impossible pour les personnes les moins favorisées – faute de moyens de transport – ou qui ne voyaient pas l'intérêt de voter et d'exercer leurs droits. Le taux de vote à l'époque n'est pas comparable avec celui que nous observons aujourd'hui. Cela montre que rendre le vote plus accessible est encore plus important que de simplifier son fonctionnement. Le vote électronique a le potentiel de permettre aux électeurs de voter en ligne, ce qui augmenterait de manière significative le taux de participation et rendrait plus accessible le vote pour tous. »
Giovanni Verhaeghe, « Le vote électronique à l'heure de l'élection présidentielle... », Les Echos, 2 mai 2017.

Un plus grand confort de vote

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Le vote électronique permet un plus grand confort de vote
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« Le vote à distance par Internet, et dans certains cas par borne Internet, offre aux électeurs la possibilité de voter à toute heure, ce qui facilite encore l'exercice du droit de vote. »
Elections Canada, « Une analyse comparative du vote électronique », 13 juin 2014.

Une réduction de l'abstention

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Le vote électronique permet de réduire l'abstention
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« Un sondage Harris Interactive-Nouveaux Horizon révèle ce matin que 58 % des abstentionnistes voteraient par Internet s’ils en avaient la possibilité, et même 79 % chez les jeunes de 18 à 24 ans. Fini donc les files d’attentes dans les écoles ou les mairies, pour enrayer l’abstention, le vote du futur se ferait de son canapé. »
Simon Barbarit, « Le vote par Internet : le remède contre l’abstention ? », 5 novembre 2015.
« « On ne peut pas se lamenter à chaque soir d’élection du fléau de l’abstention, et ne rien faire pour l’endiguer. Avec le vote Internet, nous avons un outil efficace, j’appelle la droite et la gauche à s’unir pour en demander l’instauration », avait alors lancé le député Frédéric Lefebvre (PR) — qui est lui-même élu en partie via le vote par internet, puisqu’il est député d’une circonscription des Français de l’étranger où le vote électronique à distance était possible. »
Guillaume Champeau, « Axelle Lemaire favorable au vote par internet : pourquoi c’est une erreur », Numerama, 6 novembre 2015.
« L'amélioration de l'accessibilité et la création de possibilités de vote supplémentaires pourraient bien avoir une incidence positive sur le taux de participation. En général, les écrits universitaires traitant du vote électronique et de la baisse du taux de participation présentent des résultats non concluants quant à l'impact du vote en ligne. Dans la plupart des cas où les lieux de scrutin étaient équipés de bornes Internet, le taux de participation n'a pas augmenté. Cependant, là où des services de vote à distance avaient été mis en place, les résultats étaient variables. Bien qu'il n'y ait pas eu de hausses systématiques de participation dans certains endroits, comme au Royaume-Uni, on signale certains cas d'augmentation du taux de participation ailleurs, comme en Estonie, à Genève et dans des municipalités canadiennes. La période d'accessibilité du vote à distance par Internet semble avoir un effet sur la fréquence d'utilisation de cette méthode ainsi que sur le taux de participation. »
Elections Canada, « Une analyse comparative du vote électronique », 13 juin 2014.

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Objections

Des difficultés supplémentaires pour les personnes peu à l'aise avec la technologie

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Le vote électronique pose des difficultés pour les personnes âgées ou peu à l'aise avec la technologie
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« Certaines personnes sont très peu à l’aise avec les ordinateurs. La complexité d’un vote ne dépasse pas celle d’un retrait dans un distributeur de billets, mais tout le monde accepte-t-il d’utiliser ces distributeurs ? De plus, on s’habitue au fonctionnement d’un distributeur parce qu’on l’utilise régulièrement. La faible fréquence des élections demandera à certains de réapprendre à chaque fois comment voter. Ce n’est pas vraiment le droit à voter qui est en cause mais plutôt de pouvoir l’exercer sans assistance d’un tiers. »
Association Ordinateurs de vote, « Arguments invoqués en faveur des machines à voter », 30 juillet 2005.
« C’est l’expression du désarroi de personnes malhabiles devant la machine qui m’a le plus interpellé. La difficulté à reconnaître le bulletin de son choix, l’anxiété à enchaîner les gestes du vote automatique sont donnés à voir publiquement. Tout cela n’est pas juste même si cela ne concerne que quelques petits pour cents de la population. Aujourd’hui il ne s’agit que de machines à voter mais dans d’autres pays c’est le vote par internet qui se profile. Voter est un droit qui ne soit pas être freiné par l’usage de technologies. Peut-être que c’est irréaliste mais pourquoi ne pas permettre aux personnes qui le souhaitent de voter à coté dans un scrutin classique ? »
Michel Briand, « Machines à voter, automatiser ou renforcer la participation ? », Internetactu.net, 29 avril 2004.
« Cela va décourager ceux qui sont rétifs à l’innovation. La frange de la population dite "ringarde" qui refuse les nouvelles technologies (et qui n’a pas encore de téléphone portable ni de carte bancaire, par exemple). En particulier, les personnes âgées qui peuvent paniquer à l’idée de changer les habitudes. C’est un élément plus psychologique que matériel, mais qui compte. »
Sylvain Rakotoarison, « Le vote électronique, pour ou contre ? », Agoravox, 29 mars 2014.

Un temps d'attente plus long aux bureaux de vote

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Le vote électronique allonge le temps d'attente aux bureaux de vote
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Avec les machines à voter, le temps d'attente pour voter est plus long, car les bureaux de vote ne comptent souvent qu'une seule machine et car, les premiers temps, les électeurs doivent apprendre à utiliser le nouvel outil.

Un faible taux de participation électronique dans les expériences menées

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Le vote électronique a suscité un faible taux de participation dans les expériences menées
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« Une expérimentation de vote par Internet a eu lieu en Espagne du 1er au 18 février 2005, sans valeur légale, à l’occasion de la ratification du traité portant Constitution pour l’Europe. Près de 2 millions de votants, dans 52 villes espagnoles, étaient conviés à doubler leur vote classique d’un vote par internet, en utilisant une carte à puce et un numéro d’identification personnel. Outre la très faible participation (0,54 %, soit 10 543 votants sur les 2 millions), le test a fait l’objet de vives critiques de l’observatoire du vote électronique du fait des nombreuses failles de sécurité. [...] Depuis lors, aucune nouvelle expérimentation d’envergure n’a eu lieu. »
Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), « Le vote par internet aux élections politiques, les éléments du débat », 28 mai 2006.
« Seul 1 % du corps électoral estonien s’est exprimé à distance (9317 votants exactement) pour ces élections [municipales d'octobre 2005] où la participation est souvent faible (moins de 50 % de participation). Le vote via internet n’a donc pas renversé la tendance, ni masqué les contestations de certains partis minoritaires, réclamant un égal accès de tous les citoyens au vote et constatant l’absence de garantie du secret, comme dans l’isoloir. »
Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), « Le vote par internet aux élections politiques, les éléments du débat », 28 mai 2006.

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Références

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