Le voile islamique prône la honte et la culpabilité des femmes

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Citations [ modifier ]

« Porter un voile, c'est dénier leur identité aux femmes, se cacher comme si nous devions avoir honte, comme s'il était de notre responsabilité que les hommes ne sachent pas se tenir. »
Loubna Méliane, « Voile islamique. Quelles solutions face au voile : cinq femmes répondent », L'Humanité, 25 octobre 2003.
« Chez les musulmans, une fille, dès sa naissance est une honte à dissimuler puisqu’elle n’est pas un enfant mâle. Elle est en soi l’insuffisance, l’impuissance, l’infériorité... Elle est l’objet potentiel du délit. Toute tentative d’acte sexuel par l’homme avant le mariage relève de sa faute. Elle est l’objet potentiel du viol, du péché, de l’inceste et même du vol puisque les hommes peuvent lui voler sa pudeur d’un simple regard. Bref, elle est la culpabilité en personne, puisqu’elle crée le désir lui-même coupable, chez l’homme. Une fille est une menace permanente pour les dogmes et la morale islamiques. Elle est l’objet potentiel du crime, égorgée par le père ou les frères pour laver l’honneur taché. »
Chahdortt Djavann, Bas les voiles !, Folio, 2003.
« Ne cache-t-on pas ce dont on a honte ? Nos défauts, nos faiblesses, nos insuffisances, nos carences, nos frustrations, nos anomalies, nos impuissances, nos bassesses, nos défaillances, nos erreurs, nos infériorités, nos médiocrités, nos veuleries, nos vulnérabilités, nos fautes, nos fraudes, nos délits, nos culpabilités, nos vols, nos viols, nos péchés, nos crimes ? »
Chahdortt Djavann, Bas les voiles !, Folio, 2003.
« La honte d’habiter un corps honteux, un corps voilé, l’angoisse d’habiter un corps coupable, coupable d’exister, cette culpabilité, cette honte congénitales, qui a le droit d’en parler ? Celles, peut-être, qui ont vécu dès avant leur adolescence les effets traumatisants des dogmes islamiques. […] Elles ont vécu l’humiliation de ne pas être des hommes, de porter le voile, cette prison ambulante, comme un stigmate, comme l’étoile jaune de la condition féminine. Les corps féminins, humiliés, coupables, source d’inquiétudes, angoissants, menaçants, sales, impurs, source de malaise et de péché, ces objets malsains, convoités, désirés et interdits, dissimulés et exposés, enfermés, violentés, circulent autour des hommes, comme des ombres. Le corps féminin est un objet sexuel qu’on cache, qu’on dénigre, un peu comme un accessoire sexuel qu’on aurait honte d’utiliser. »
Chahdortt Djavann, Bas les voiles !, Folio, 2003.
« Dès l’enfance, comme les victimes d’un viol, ces filles voilées se sentent coupables, et la violence qu’elles ont subie ressemble, en effet, à un viol, elle est un viol. »
Chahdortt Djavann, Bas les voiles !, Folio, 2003.
« Le voile islamique n’a de sens que par ce qu’il cache, dissimule ou protège. Que cache le voile ? Que dissimule le voile ? Que protège le voile ? La construction de l’identité féminine et de l’identité masculine dans l’islam repose sur Hojb et Hayâ de la femme et Nâmous et Qeyrat de l’homme. Ces mots chargés de sens véhiculent des poids traditionnels lourds, des qualificatifs qui sont propres à chaque sexe et qui ont été transmis de génération en génération à travers les siècles. Ils n’ont pas d’équivalent exact dans la langue française, mais leur traduction approximative serait la pudeur et la honte de la femme et l’honneur et le zèle de l’homme. »
Chahdortt Djavann, Bas les voiles !, Folio, 2003.
« Pourquoi les femmes devraient-elles dissimuler leur chevelure ? Parce qu’elle ferait naître chez des hommes des pulsions incontrôlables ? Alors, si tel est le cas, qu’ils consultent et se soignent ! Mais le problème n’est bien évidemment pas là. Qu’on l’appelle voile ou foulard, cet attribut n’est pas qu’un carré de tissu, c’est la marque de la soumission que des mâles imbéciles et réactionnaires veulent imposer aux femmes. »
Sophie Gargan, « Une femme voilée sur une liste du NPA », Lutte ouvrière, n°2167, 12 février 2010.
« Qui n’a pas entendu des femmes hurler leur désespoir dans la salle d’accouchement où elles viennent de mettre une fille au monde au lieu du fils désiré, qui n’a pas entendu certaines d’entre elles supplier, appeler la mort sur leurs semblable, celle qui va lui jeter à la figure ses propres souffrances, qui n a pas entendu des mères dire « Jetez-la dans la poubelle, étouffez-la si c’est une fille ! », par peur d’être tabassées ou répudiées, ne peut pas comprendre l’humiliation d’être femme dans les pays musulmans. »
Chahdortt Djavann, Bas les voiles !, Folio, 2003.

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